mercredi 11 mai 2016

un ménage simple et funky

Vous voyez Monica Geller dans friends ? Et ben c’est moi...

Je suis très organisée. Et plus je suis organisée, plus je fais de choses, comme si le temps était infini ! Et si je note quelque chose dans ma "to-do list", c’est que ce sera fait. Ma dernière lubie était d’avoir un intérieur digne d’un tableau Pinterest : toujours rangé et propre, il me fallait donc un planning de ménage !

Il y a plein d’exemples de planning de ménage sur le net avec plein de petites tâches à faire quotidiennement, hebdomadairement, mensuellement et annuellement... et je me disais « rhoo, j’ai pas dégivré mon frigo depuis longtemps... et le nettoyage du four ? le matelas ?  sous les lits et entre les coussins du canapé ? …" il fallait que je programme ça et vite !
Alors je me suis fait un petit planning pour le ménage avec des tâches à faire chaque jour et chaque weekend... au final, je passais ma vie à ranger et nettoyer… Voilà voilà voilà… youpi.



Un jour j’ai lu cette affiche chez une amie : 
"Une maison propre est le signe d'une vie gâchée"

RÉVÉLATION !
Le ménage c’est bien la seule activité ingrate qui revient sans cesse !
J’ai donc décidé de lâcher du lest et de m’organiser autrement pour que ça ait l’air propre et que je profite de mes weekends.


  • Aller à l'essentiel. Non, on est pas obligé de changer ses draps chaque semaine, de laver son frigo chaque mois et vider les miettes de son grille pain tous les jours ! On s’en fiche ! Tant qu’on à pas atteint le stade C’est du propre , ça va ! Ce sera fait un jour ou l’autre, quand une mouche nous piquera et qu’on voudra tout nettoyer à fond.
     
  • Désencombrer et le ménage sera plus rapide ! C’est plus facile de nettoyer, lorsqu’il y a moins de bibelots ou de meubles. Débarrassez vous de l’inutile, ce sera toujours ça de moins à laver…
  • Déléguer. À vouloir faire trop bien, on fait tout tout seul... mais ça ne tient pas ! Un jour, j’avais décidé qu’on mangerait des bons légumes tous les soirs, préparer les Tupperwares pour le lendemain, et un menu de la semaine prévu à l’avance… alors je prenais en charge tous les repas à la place de mon compagnon. Et je n'ai pas tenu ! Alors je le laisse de nouveau décider de ce qu’on mange. Ma seule décision c’est ce qu’il y a dans le frigo puisque c’est moi qui le remplit. On mange encore des légumes, avec beaucoup de fromage et chorizo mais c’est quand même des légumes !
  • Je passe beaucoup moins souvent la serpillière. Je trouve parfois plus rapide de passer un coup de chiffon et du vinaigre sur les quelques tâches sur le sol (voire de faire tout le sol si la pièce est petite), plutôt que sortir le seau et la serpillière, remplir d’eau chaude et vinaigre, passer partout, attendre que ça sèche, vider le seau et essorer la serpillière, les ranger !
  • Pour profiter de mes weekends, j’ai fait un planning des tâches ménagères sur les 5 jours de la semaine. Les indispensables sont les lessives, les courses et le nettoyage de la salle de bain. À part le nettoyage de la baignoire qui est bizarrement toujours repoussé jusqu’au moment où c’est vraiment crade, je gère bien… et plus aucune contrainte le weekend !
  • Mettre en place un ménage d’urgence en cas de visite impromptue : ramasser les objets qui traînent, un coup de chiffon sur les tables, un coup de balai et ça paraît propre !
  • Je ne repasse jamais. JAMAIS. Ni les vêtements, ni les draps, ni les serviettes, rien du tout. Mes vêtements ne se froissent pas et j'ai la "chance" d'avoir un mari qui ne porte pas de chemises. D'ailleurs même s'il portait des chemises et devait les repasser, il a la "chance" d'avoir deux bras pour le faire tout seul...

Pas besoin d’un produit nettoyant pour chaque élément de la maison. Les produits ménagers vendus dans le commerce sont chers et polluent nos intérieurs. On ne peut pas contrôler l’air qu’on respire dans nos villes, mais on peut éviter de s’autopolluer avec nos produits ménagers. Alors la javel, le cif, le cilit bang et les lingettes à la déchetterie ! Voilà ce que j'utilise à la place :

  • Pour les sols, je passe le balai. C'est plus simple que l'aspirateur. Ça ne consomme pas d'électricité, pas de cordon qui s'emmêle. Je n'utilise mon aspirateur qu'une fois par semaine sur le tapis du salon.
  • Pour nettoyer presque toutes les surfaces, j'ai un spray rempli d'un mélange de vinaigre blanc et d'eau. Et quelques gouttes optionnelles d'huile essentielle d'arbre à thé. J'en ai deux, un dans la cuisine, un dans la salle de bain. Le vinaigre désinfecte et détartre. 
  • Pas de lingettes ou d'éponges, j'utilise des chiffons. Toutes sortes de chiffons. Essentiellement faits avec des vieux vêtements et des serviettes que l'on utilisait plus. Après les avoir utilisés, je les met directement dans la machine à laver.
  • Pour laver ma baignoire, j'utilise du bicarbonate de soude (que je trouve en vrac).  Mélangé avec le vinaigre blanc c'est très efficace.
  • Je lave mon linge avec de la lessive faite maison ou achetée en vrac. Du vinaigre blanc en guise d'adoucissant. Je frotte les tâches avec du savon de Marseille avant de passer le linge en machine.
  • Pour laver la vaisselle à la main, j'utilise un tawashi. C'est une petite éponge que j'ai crochetée avec des restes de laine. Ça marche tout aussi bien qu'une éponge. J'en ai deux pour les faire tourner et les laver. Je trouve mon produit vaisselle en vrac.
  • Pour le lave-vaisselle, j'utilise encore des tablettes, du sel et du liquide de rinçage du commerce. Je n'ai pas encore mis en place de solution écologique et zéro déchet pour l'instant. Il est bien sûr inconcevable que je me passe du lave-vaisselle, le jour où je l'ai reçu, c'était une véritable libération.
Tous les produits ménagers que j'achète en vrac je les trouvent à Goccia Verde dans le quartier de Gracia à Barcelone. Ils vendent aussi des produits d'hygiène comme le gel douche, le savon, le shampooing... Ça me coûte d'y aller car je dois prendre le métro pour aller remplir mes pots. J'ai hâte qu'un magasin similaire ouvre dans mon quartier.


Et vous, comment gérez-vous le ménage ? Vous êtes plutôt maniaque ou bordélique ? Un planning en mode Monica Geller ou freestyle ?


 Coralie :)

mercredi 4 mai 2016

je vous passe un savon


Il y a quelques temps, on a appris avec stupeur que nos chers cosmétiques étaient tout toxiques ! Pire, que ceux utilisés pour nos bambins ne l'étaient pas moins ! 

Malheureusement, qui pour s'étonner encore de la triste réalité ? Les produits vendus en grandes surfaces ne sont ni bons pour nous ni bons pour l'environnement. À de rares exceptions près. Même dans les cosmétiques bio on rencontre des composants à éviter, c'est dire !

Le plus sûr c'est de choisir des produits simples et naturels comme des pains de savons, du beurre de karité, des huiles végétales, du maquillage minéral... Des produits peu transformés et sans surprises qui sont aussi sains qu'efficaces. Et si on peut les choisir avec des emballages à faible impact sur l'environnement, c'est encore mieux !

mes nouveaux amis de la salle de bain (ici le savon Apidae de la Savonnerie de Beaulieu - voir ci-dessous)

1 Désormais je n'utilise plus que du savon en pain (le must aussi pour les bébés - attention néanmoins de choisir ceux destinés à toute la famille), idéalement labellisé S.A.F. (pour saponification à froid, la méthode la plus saine et traditionnelle de fabrication). J'ai découvert deux marques géniales qui proposent de jolies gammes, selon son type de peau. Carnets de Savon, fabriquée à Lyon et Savonnerie de Beaulieu fabriquée en Auvergne. Rien à voir avec la savonnette Dove, là on parle de vrais produits, ça sent les fleurs, le miel, ça sent la nature et on aime ça ! Et pas de panique si vous n'habitez ni la capitale de la quenelle ni le pays des volcans, il y a des points de vente listés sur chaque site et la possibilité de commander en ligne. Il y a sûrement d'autres savonnerie à proximité de chez vous, n'hésitez pas à vous renseigner !
Le savon d'Alep et le savon de Marseille (homologué S.A.F.) sont en général aussi des valeurs sûres.

2 J'ai changé ma brosse à dents ! Fini le plastoc avec ces modèles en bambou et nylon trouvés sur le site Sans-bpa.com ! Au début le goût du bambou m'a un peu gênée et puis je l'ai très vite oublié ! La brosse sans être agressive est très efficace et le manche est ergonomique juste ce qu'il faut. Et c'est toujours ça de moins de plastique dans la nature !

3 J'ai changé mes habitudes en terme de crème pour le corps. J'essaie de m'orienter vers des packaging en verre et des produits plus artisanaux. J'ai découvert cette huile de calendula Beauty Garden fabriquée en Corrèze qui ne graisse pas et qui fleure bon chez M&OZ.

4 Je ne parle même pas des cotons démaquillants lavables (en fait si du coup), dont Emmanuelle faisait l'éloge il n'y a pas longtemps. C'est la première chose que j'ai changé dans ma routine beauté. Super simple et super pratique, dès que je fais une lessive de blanc j'en profite pour laver mes cotons dans leur filet. Quant on sait comment est traité le coton qu'on utilise d'ordinaire (pauvre coton), et le nombre de disques qui partent ainsi tous les jours à la poubelle, c'est un premier pas assez efficace, non ? Je suis même passée aux cotons lavables pour le change de ma fille. Là par contre, il ne faut pas négliger d'être à jour dans ses lessives...
J'ai opté pour la marque Les Tendances d'Emma. Les cotons sont en bambous et leur contact est plutôt agréable. La surface est un peu "fibreuse" alors il faut pas non plus y aller comme un sauvage mais moi qui ai la peau ultra sensible je n'ai aucune réaction à signaler. En plus, ils sortent du lavage comme neufs.

5 J'ai changé de maquillage ! Pour l'instant je vis une idylle merveilleuse avec la marque Une, (fond de teint minéral, mascara 100% naturel et rouges à lèvres à 98 %) malheureusement celle-ci va devoir s'arrêter bientôt car Bourgeois ne poursuit pas l'aventure. Il va falloir que j'essaie une autre gamme, je vous tiens au courant, d'autant qu'il faut encore que je teste un shampooing solide ! À bientôt !


Mélisande

mardi 19 avril 2016

le no-poo, c'est bien mais pas top

Il y a plus de 2 ans maintenant alors que je traînais sur le site Elle.fr, je découvrais un article sur le no-poo : la promesse d'avoir une chevelure de rêve en arrêtant de se laver les cheveux avec du shampooing. 
L'article renvoyait vers le site d'AntigoneXXI pour qui la méthode no-poo a réussi.  Elle n’a plus besoin de se laver les cheveux, ils sont beaux, ils sont brillants, ils sont propres.
Comme je rêvais d'avoir la chevelure de Zooey Deschanel, j'ai tenté l'expérience !

c'est elle, Zooey <3

Alors, je vais vous raconter mon expérience,  je ne suis pas une spécialiste des cheveux, il y a plein d'autres sites et blogs pour ça.

Pour résumer le principe du no-poo, on va d'abord expliquer pourquoi le shampooing ce n'est "pas bien":

  • les shampooings classiques sont plein de substances néfastes pour la santé et l'environnement. En plus,  ils sont vendus dans une bouteille en plastique.
  • si les cheveux ont l'air beau après un shampooing,  c'est à cause du silicone qu'il contient et qui se dépose dessus. Ce qui étouffe les cheveux et empêche les soins de pénétrer.
  • plus on se lave les cheveux, plus le cuir chevelu regraisse vite. Ce qui donne l'effet racines grasses pointes sèches ! Mon préféré ! 



Oui, mais alors on arrête le shampooing ?
Ben oui, c'est ça l'idée...

  • il faut déjà espacer les shampooings le plus possible pour calmer le cuir chevelu.
  • le cuir chevelu s'auto-régule naturellement : le sébum de la racine nourrit tout le cheveu jusqu'à la pointe. Donc il faut se brosser les cheveux deux fois par jour pendant 5 minutes pour étaler le sébum sur toute la longueur.
  • on nourrit les pointes avec de l'aloé véra et de l'huile de coco.
  • on remplace le shampooing classique par autre chose. Alors j'ai tenté le bicarbonate de soude, l'œuf, la farine de pois chiche et le ghassoul (pas en même temps). Et on rince avec du vinaigre de cidre ou du jus de citron.
  • pour aider à espacer les shampooings,  on saupoudre les racines avec de la maïzena.
  • on peut faire un water-only, on se rince juste avec de l'eau chaude puis froide pour nettoyer les cheveux sans agresser le cuir chevelu.



Et il faut de la persévérance,  énormément de persévérance... et à un moment je me suis dit que c'était beaucoup de temps et d'énergie dépensés juste pour des cheveux. 

Le jour où j'ai trouvé du shampooing en vrac, j'ai arrêté les frais. 
Je me lave de nouveau les cheveux.
Mais je vais vous dire ce que je n'ai pas aimé dans le no-poo et tous les bons trucs que j'ai gardé.

Ce que je n'aimais pas :
  • me brosser les cheveux,  me brosser les cheveux,  me brosser les cheveux... j'ai fini par casser ma brosse en plastique. Toujours aussi têtue,  j'en ai acheté une autre, qui est vraiment très bien, mais que je n'utilise plus autant (juste pour me démêler)
  • il faut LAVER la brosse après chaque brossage ! J'ai essayé le savon de Marseille,  le bicarbonate de soude, mais je trouve que le liquide vaisselle c'est ce qui marche le mieux. Je continue de laver ma brosse mais pas à chaque fois..
  • quelque soit la méthode de no-poo, ça ne mousse pas. Il faut bien passer partout car sinon il reste du gras et ça craint.
  • le bicarbonate de soude agresse le cuir chevelu. Pour les détails c'est par ICI.
  • l'œuf, ça marche bien (étonnamment), je battais un œuf avec un peu de miel avant le shampooing,  le transvasais dans une bouteille de shampooing vide et passais partout sur les cheveux mouillés et ma partie préférée : rincer à l'eau froide ! Sinon vous faites une omelette. Ça demande de la préparation et un peu de vaisselle à chaque fois.
  • la farine de pois chiche, ça se trouve en vrac, ça marche bien mais extrêmement difficile à rincer. C'est pas avec cette méthode qu'on fait des économies d'eau. 
  • le ghassoul,  c'est ce qui a le mieux marché pour moi. C'est une poudre qu'on mélange avec de l'eau, on peut y ajouter du miel ou de l'huile. Il faut bien l'appliquer partout, laisser un peu poser et ça se rince facilement,  ça laisse les cheveux tout doux. Mais il faut le préparer à l'avance,  ça tâche les murs de la douche, et je n'en trouve pas en vrac (mais c'est pas comme si j'avais beaucoup cherché non plus).
  • le water-only. Il y a des personnes pour qui ça marche, tant mieux pour eux. Mais pour moi, c’était pire après.
  • mes cheveux n’étaient jamais vraiment propres, je passais plus de temps avec les cheveux attachés que détachés.
  • je perdais beaucoup de temps sur le net pour savoir pourquoi ça ne marchait pas. En fait, il y a trop de facteurs qui entrent en compte : la nature de l’eau, la température, les cycles hormonaux, le stress, l’âge du capitaine… trop compliqué pour moi !

un petit bob l'éponge pour digérer le gros pavé

Mais les bons trucs du no-poo que j’ai gardé :
  • Le vinaigre de cidre, c’est top ! Je continue de l’utiliser en après-shampoing dilué dans de l'eau, je ne le rince pas et ça fait vraiment briller les cheveux. C’est aussi excellent pour la peau quand on a des petits boutons. On en trouve très facilement.
  • La maïzena en guise de shampooing sec. Pour faciliter l’application, j’en ai mis dans un pot à épices vide et je saupoudre sur les racines. Sur des cheveux légèrement gras c’est très efficace, je ne trouve pas que ça laisse de traces blanches et ça donne vraiment du volume. Très bien pour repousser le prochain shampooing d’un jour. Ça se trouve en vrac.
  • L’huile de coco. Un peu sur les pointes après le brossage ou en masque à laisser poser une heure ou plus avant le shampooing. Des cheveux super doux. Facile à trouver, idéal aussi pour la peau irritée et les lèvres. S’utilise aussi comme démaquillant.
  • L’aloé véra. Il hydrate les pointes (il faut terminer par l’huile de coco). On peut aussi s’en servir pour remplacer le gel. Facile à trouver, génial pour la peau, pour soigner l’eczéma. C’est un produit indispensable de ma salle de bain.



Maintenant,  je passe beaucoup moins de temps à m’occuper de mes cheveux et c’est très bien comme ça. Même si je n’ai pas "réussi" l’expérience, j’ai changé mes habitudes en utilisant un shampooing naturel et des produits biologiques, et mes cheveux sont plus beaux qu’avant. Je ne pourrais jamais revenir en arrière et me laver avec du L’Oréal. 



Mais la meilleure chose que cette expérience m’a apportée, c’est de découvrir le blog d’AntigoneXXI, et son mode de vie écologique. J’ai découvert les cosmétiques naturels, le minimalisme, Béa Johnson, la simplicité volontaire, le zéro déchet. .. et rien que pour cette raison, je pense que mon expérience no-poo est une véritable réussite !







Coralie :)

samedi 9 avril 2016

no more coton dans la maison

Depuis plusieurs mois, j’ai réussi à éradiquer (carrément !!) les cotons démaquillants de mon quotidien.

Du coup, je partage avec vous mes petites astuces qui permettent de réduire nos déchets, de faire un geste pour l’environnement et de faire des économies.

Tout d’abord, quelques explications sur la production du coton s'imposent ! Il faut savoir que la production de coton nécessite une saison végétative longue, beaucoup de soleil et quatre mois arrosés pour assurer une bonne croissance avec un temps sec en fin de cycle. 

Pour être cultivé de façon optimum, le cotonnier a besoin d’une pluviométrie supérieure à 700mm/an. C’est beaucoup d’eau. Beaucoup trop. Du coup, 40% des surfaces cultivées en coton sont irriguées.

Ensuite, pour lutter contre les parasites du cotonnier, les cultivateurs utilisent une grande quantité de pesticides ce qui contribue à une pollution des sols dans les régions de grande culture du cotonnier.

Enfin, la transformation de la fleur de coton en coton vendu en grande surface nécessite de multiples étapes dans lesquelles on retrouve l’utilisation, entre autre, du chlore. 

C’est quand même flippant de voir que simplement pour se nettoyer la frimousse ou autre..., on contribue autant à la pollution de notre planète : gâchis d’eau pour la pousse du coton, utilisation de pesticides pour favoriser son rendement et produits chimiques pour son blanchiment.

Pour en revenir à mes moutons, auparavant, je n’utilisais du coton que pour me démaquiller ou pour nettoyer mon visage avec une lotion par exemple. Bien évidemment, je me nettoie toujours le visage et je continue de me maquiller donc, j’ai remplacé celui-ci par deux choses : les disques en bambou lavables et les lingettes microfibres.

Lingettes microfibres achetées dans le commerce au rayon ménage
Cotons en bambou achetés chez Naturéo - Les Tendance d'Emma

Quoi, des lingettes microfibres pour se démaquiller le visage ?

Et oui, et en plus, ça marche trop bien. Je vous parlerai une prochaine fois de ma routine soins bio. Mais, pour faire simple, le soir, quand j’ai le temps, je me démaquille à l’huile de noix de coco. J’en prends une noisette, je la chauffe, je l’étale sur mon visage et surtout sur mes yeux. Je frotte et hop, tout se décolle en mode "yeux de panda". Ensuite, je mouille une lingette microfibre, je m’essuie le visage et hop plus rien.

Les soirs de flemme, je n’utilise que ma lingette, je frotte un peu plus (ce n’est pas magique non plus :-) ) et franchement, j’enlève tout.

C’est écologique et économique. Je n’utilise plus de démaquillant depuis plusieurs mois non plus.


Le matin, pour me nettoyer le visage, je prends un hydrolat, j’en asperge mon visage et j’essuie avec un disque lavable. C'est tout.

Et voilà, plus de cotons démaquillants chez nous. Je suis ravie de ce changement et notre poubelle aussi.


Emmanuelle


vendredi 8 avril 2016

se débarrasser du superflu

Avant quand je me sentais mal, j'achetais quelque chose pour me sentir mieux... 

Un petit coup de blues, et je faisais un tour à Monoprix pour acheter un petit accessoire pas cher. Quand on se retrouvait entre filles, c'était pour faire du shopping, peu importe si on n'avait pas vraiment besoin de vêtements. Quand je partais en vacances, il fallait absolument ramener un souvenir.

Toutes ses petites bricoles se sont accumulées chez moi, prenaient de la place, alors j'achetais de nouveaux rangements... encore de l'argent dépensé.
Et puis un jour, j'ai changé de situation professionnelle et l'argent a commencé à manquer.
J'ai commencé à faire attention à mes dépenses et j'ai pris conscience de tous les achats impulsifs que j'avais fait.

Avec mon compagnon, on habitait dans un 3 pièces de 42m2 en région parisienne, on travaillait tous les deux à la maison. Quand notre fils est né, on a fait le choix de rester dans notre appartement, de lui laisser notre chambre et de transformer notre bureau en bureau/chambre. Et c'est là que le processus de désencombrement à commencer. Et petit à petit, j'ai réalisé que l'espace vide avait plus de valeur que toutes les choses que j'avais accumulées. 
 

Emmaüs de Narbonne


  • pour gagner de la place. On court toujours après les mètres carrés, et si la solution n'était pas un appartement plus grand mais moins d'affaires ?


  • pour la tranquillité d'esprit. Dans nos vies surchargées, il est important d'avoir un intérieur calme et reposant, débarrassé du superflu.


  • pour retrouver plus facilement les choses qu'on utilise au quotidien. Quand on cherche un simple stylo noir au milieu de dizaines de stylos qui ne marchent pas ou de feutres à paillettes, c'est très énervant. 


  • pour plus de liberté. Une table a plus de potentiel lorsqu'elle est vide, on peut y manger, faire un jeu, dessiner, peindre, coudre... pareil dans la cuisine, quand je vois de la vaisselle sale accumulée sur le plan de travail, ça me coupe toute envie de faire à manger.


  • pour passer moins de temps à faire le ménage. Chaque objet que l'on possède nécessite un entretien (poussière, réparation à faire, piles à changer). Si on se débarrasse de l'objet, on a plus à s'en occuper. Du temps gagné. 


  • pour gagner de l'argent. L'appareil à raclette qui traîne dans le placard depuis des années pourrait faire le bonheur de quelqu'un, et un peu d'argent pour vous.


  • pour ne plus faire d'achat impulsif. Quand on a passé des journées à trier des babioles, on a pas envie de tout gâcher en achetant d'autres babioles. Des économies. 

  • pour ne plus culpabiliser. Cette chaise qu'on a prévu de réparer il y a 5 ans. Cette robe à finir de coudre. Sérieusement, on ne s'en occupera jamais, alors autant s'en débarrasser, ce sera un souci en moins.


  • pour moins stresser avec les bébés. Moins d'objets à leur portée c'est moins d'occasions de stresser. On a autre chose à dire à nos enfants que "non, pas toucher !". 


Avant quand je me sentais mal, j'achetais quelque chose pour me sentir mieux... maintenant je me débarrasse de quelque chose !


Coralie :)

mardi 16 février 2016

mes courses (quasi) zéro-déchet !



Voilà mes courses pour la semaine !

Des fruits, des légumes, de la farine, du sucre, du riz, du muesli, des noix, deux litres de lait (pour faire les yaourts), du miel et des œufs.

Chaque vendredi matin, je me rends dans mon magasin de vrac et bio préféré. J'habite à Barcelone, dans le quartier de Poblenou et je fais mes courses rue Maria Aguilo, dans une boutique qui s'appelle Vida Meva .
Il y a des fruits et des légumes naturellement, mais aussi, de la farine, des pâtes, du riz, etc... en vrac ! La boutique n'est pas très grande, mais il y a beaucoup de choix et que des produits de saison, donc on ne s'ennuie jamais.

Alors je prends mes bocaux en verre, mes petits sacs fait maison, le tout dans mon caddie et c'est parti !

Quand j'arrive, je dépose mes bocaux à l'entrée, ils les pèsent et notent le poids directement sur le pot à l'aide d'un feutre effaçable. Ensuite je remplis mes pots avec farine, riz ou autre... j'en profite pour prendre le lait, le miel et les œufs (qui ne sont pas disponibles en vrac).
Puis je prends tous les fruits et légumes en vrac dans un panier. En général, à Barcelone, tout est pesé à la caisse, donc pas besoin de sac séparés pour chaque type. Que le magasin soit bio ou pas, dans toutes les fruterias, on peut se passer des sacs pour la pesée. Je trouve ça plus pratique qu'en France, où il faut emballer et peser soi-même avant le passage en caisse. Ici, pas de sac, pas d'étiquette.
Mes sacs en tissu me servent à ranger mes fruits et légumes, pour éviter que ça s'écrase. Avant, je mettais tout en tas dans un tote-bag, mais un jour j'ai fait de la purée de kiwi...

Au début, j'osais pas trop venir avec mes bocaux, surtout que j'avais du mal à m'exprimer en espagnol. Mais depuis quelques mois, on a une remise de 5% si on ramène son contenant, ça m'a encouragé à continuer. Et puis après réflexion, on se lance pas dans la vente en vrac si on n'est pas prêt à peser des pots, non ?  


Les avantages du vrac :
  • pas d'emballage plastique qui contamine les denrées
  • pas de déchets plastiques ou carton
  • des quantités adaptées, donc moins de gâchis
  • pas de produits transformés, donc pas d'additifs alimentaires
  • cela protège des mites alimentaires, les pots sont bien hermétiques, rien ne passe
  • une bonne vision du stock, les pots sont transparents, on voit ce qu'il reste
  • c'est plus joli dans le placard !


Quelques petits conseils :

  • éviter le samedi matin quand tout le monde fait ses courses. Je l'ai fait une fois, et on a vraiment l'impression de passer pour la casse-pied de service avec ses pots.
  • préparer le caddie la veille avec une liste de courses précise, je met exactement le nombre de pots dont j'ai besoin. Ainsi que les petits sacs en tissu.
  • garder les pots en verre de sauces, de miel, c'est pratique pour les petites quantités.
  • pour trouver un magasin de vrac sur Barcelone, il faut chercher "graneria" ou "a granel"

Bon il est vrai qu'on ne se fournit pas exclusivement dans ce magasin, on complète au marché et au supermarché du coin pour acheter la charcuterie, les fromages, les flanbys, les bières, les sauces... Bref, il y a encore pas mal d'efforts à fournir pour atteindre le zéro-déchet pour les courses alimentaires, mais on y arrivera poco a poco.

Mais combien ça coûte ?

Ce que vous voyez sur la photo m'a coûté 49€, pour nourrir deux adultes et un enfant une semaine. D'habitude cela tourne autour de 35-40€, le pot de miel et la recharge de sucre ont alourdi la note.
J'aurais du mal à faire un comparatif supermarché / vrac, ou même France / Espagne. On a changé notre manière de consommer au moment du déménagement. Nouveau lieu, nouvelles habitudes.
Mais ce qui est sûr c'est que ça nous coûte bien moins cher que lorsqu'on habitait en face du Franprix.

Et pour aller plus loin :

Quand j'achète un goûter pour mon fils à la boulangerie, je leur donne une petite serviette, cela évite de mettre la viennoiserie dans un sac papier jeté 1 minute plus tard ! Je l'ai testé il y a pas longtemps, ils ne m'ont pas jeté de pierres...

Le midi, quand j'ai oublié de préparer mon Tupperware avec mon repas et que je vais acheter un plat à emporter, je récupère un Tupperware vide (y a en toujours un qui traîne dans la cuisine du boulot) et cela évite l'emballage carton qui serait jeté tout de suite après !


Dans un prochain article, je vous parlerai d'une chaîne de magasins qui proposent du savon, de la lessive, des détergents en vrac à Barcelone !

A bientôt !

Coralie :)



lundi 1 février 2016

10 raisons d'acheter ses meubles d'occasion

Quand il s'agit de se meubler, le première réflexe de tout le monde c'est IKEA : c'est design, c'est pas cher, c'est fonctionnel... et c'est pénible d'y aller quand on a pas de voiture.

Alors, mon premier réflexe c'est le marché de l'occasion ! Et je finis toujours par trouver mon bonheur.

Mais pourquoi c'est mieux ???



  • c'est moins cher !  Pas besoin d'expliquer, c'est toujours moins cher.
  • pas d'emballage. Pas de carton, ni de plastique... même que souvent c'est déjà monté. Gain de temps, pas de déchet !
  • moins de pollution. Un meuble neuf, c'est du bois, des peintures qui sont utilisées pour le fabriquer et du pétrole pour le faire venir de l'usine. Acheter un meuble d'occasion évite tout ça, car c'est un objet qui existe déjà. 
  • c'est plus près. Bon, ça marche surtout quand on habite dans une grande ville. Mais pour moi acheter dans ma ville via un site de petites annonces, c'était toujours moins galère que d'aller à IKEA. L'application Wallapop trie les résultats du plus près au plus loin et ça c'est vraiment pratique.
  • c'est unique. Alors oui, on peut aussi trouver beaucoup de meubles IKEA sur le marché de l'occasion, mais pas que. Et quand on trouve une pièce différente, on est toujours un peu fier.
  • c'est plus sain. Un meuble neuf contient de la colle et des peintures qui dégagent des substances nocives. Au bout d'un certain temps, le meuble a dégagé tout ce qu'il a à dégager et il n'est plus nocif.
  • il dure plus longtemps. Si le meuble a déjà traversé quelques années sans trop de dégâts c'est qu'il est fait pour durer. J'ai acheté mon canapé d'occasion, il est râpé par-ci par-là. Pas de mauvaise surprise à venir. Par contre, on ne sait jamais combien de temps durera un meuble neuf. 
  • l'argent que l'on dépense dans un meuble d'occas' va directement dans la poche de quelqu'un qui en a vraiment besoin. La dame qui vend son lit bébé, ne va pas spéculer avec, elle va sûrement le dépenser dans quelque chose d'utile.
  • on ne devient pas esclave de son objet. Récemment, j'ai acheté un tapis. Je cherchais le tapis parfait et j'ai regardé tous les sites de vente en ligne. J'en ai vu des magnifiques à 300€, 500€... mais mettre une si grosse somme dans un objet me dérangeait. Je n'ai pas envie de m'empêcher de vivre par peur de le tâcher ! J'ai fini par en trouver un d'occas' pour 50€ et j'en suis très contente. Même que je mange des chips dessus !
  • un délai de réflexion plus grand. L'occas' c'est plus long qu'aller en boutique ou commander sur internet. Et parfois, après plusieurs semaines de recherches infructueuses, on se dit que finalement on en avait pas forcément besoin.


Alors vous avez toujours envie de passer votre prochain samedi à Ikea ? 

:)

Coralie