samedi 9 avril 2016

no more coton dans la maison

Depuis plusieurs mois, j’ai réussi à éradiquer (carrément !!) les cotons démaquillants de mon quotidien.

Du coup, je partage avec vous mes petites astuces qui permettent de réduire nos déchets, de faire un geste pour l’environnement et de faire des économies.

Tout d’abord, quelques explications sur la production du coton s'imposent ! Il faut savoir que la production de coton nécessite une saison végétative longue, beaucoup de soleil et quatre mois arrosés pour assurer une bonne croissance avec un temps sec en fin de cycle. 

Pour être cultivé de façon optimum, le cotonnier a besoin d’une pluviométrie supérieure à 700mm/an. C’est beaucoup d’eau. Beaucoup trop. Du coup, 40% des surfaces cultivées en coton sont irriguées.

Ensuite, pour lutter contre les parasites du cotonnier, les cultivateurs utilisent une grande quantité de pesticides ce qui contribue à une pollution des sols dans les régions de grande culture du cotonnier.

Enfin, la transformation de la fleur de coton en coton vendu en grande surface nécessite de multiples étapes dans lesquelles on retrouve l’utilisation, entre autre, du chlore. 

C’est quand même flippant de voir que simplement pour se nettoyer la frimousse ou autre..., on contribue autant à la pollution de notre planète : gâchis d’eau pour la pousse du coton, utilisation de pesticides pour favoriser son rendement et produits chimiques pour son blanchiment.

Pour en revenir à mes moutons, auparavant, je n’utilisais du coton que pour me démaquiller ou pour nettoyer mon visage avec une lotion par exemple. Bien évidemment, je me nettoie toujours le visage et je continue de me maquiller donc, j’ai remplacé celui-ci par deux choses : les disques en bambou lavables et les lingettes microfibres.

Lingettes microfibres achetées dans le commerce au rayon ménage
Cotons en bambou achetés chez Naturéo - Les Tendance d'Emma

Quoi, des lingettes microfibres pour se démaquiller le visage ?

Et oui, et en plus, ça marche trop bien. Je vous parlerai une prochaine fois de ma routine soins bio. Mais, pour faire simple, le soir, quand j’ai le temps, je me démaquille à l’huile de noix de coco. J’en prends une noisette, je la chauffe, je l’étale sur mon visage et surtout sur mes yeux. Je frotte et hop, tout se décolle en mode "yeux de panda". Ensuite, je mouille une lingette microfibre, je m’essuie le visage et hop plus rien.

Les soirs de flemme, je n’utilise que ma lingette, je frotte un peu plus (ce n’est pas magique non plus :-) ) et franchement, j’enlève tout.

C’est écologique et économique. Je n’utilise plus de démaquillant depuis plusieurs mois non plus.


Le matin, pour me nettoyer le visage, je prends un hydrolat, j’en asperge mon visage et j’essuie avec un disque lavable. C'est tout.

Et voilà, plus de cotons démaquillants chez nous. Je suis ravie de ce changement et notre poubelle aussi.


Emmanuelle


vendredi 8 avril 2016

se débarrasser du superflu

Avant quand je me sentais mal, j'achetais quelque chose pour me sentir mieux... 

Un petit coup de blues, et je faisais un tour à Monoprix pour acheter un petit accessoire pas cher. Quand on se retrouvait entre filles, c'était pour faire du shopping, peu importe si on n'avait pas vraiment besoin de vêtements. Quand je partais en vacances, il fallait absolument ramener un souvenir.

Toutes ses petites bricoles se sont accumulées chez moi, prenaient de la place, alors j'achetais de nouveaux rangements... encore de l'argent dépensé.
Et puis un jour, j'ai changé de situation professionnelle et l'argent a commencé à manquer.
J'ai commencé à faire attention à mes dépenses et j'ai pris conscience de tous les achats impulsifs que j'avais fait.

Avec mon compagnon, on habitait dans un 3 pièces de 42m2 en région parisienne, on travaillait tous les deux à la maison. Quand notre fils est né, on a fait le choix de rester dans notre appartement, de lui laisser notre chambre et de transformer notre bureau en bureau/chambre. Et c'est là que le processus de désencombrement à commencer. Et petit à petit, j'ai réalisé que l'espace vide avait plus de valeur que toutes les choses que j'avais accumulées. 
 

Emmaüs de Narbonne


  • pour gagner de la place. On court toujours après les mètres carrés, et si la solution n'était pas un appartement plus grand mais moins d'affaires ?


  • pour la tranquillité d'esprit. Dans nos vies surchargées, il est important d'avoir un intérieur calme et reposant, débarrassé du superflu.


  • pour retrouver plus facilement les choses qu'on utilise au quotidien. Quand on cherche un simple stylo noir au milieu de dizaines de stylos qui ne marchent pas ou de feutres à paillettes, c'est très énervant. 


  • pour plus de liberté. Une table a plus de potentiel lorsqu'elle est vide, on peut y manger, faire un jeu, dessiner, peindre, coudre... pareil dans la cuisine, quand je vois de la vaisselle sale accumulée sur le plan de travail, ça me coupe toute envie de faire à manger.


  • pour passer moins de temps à faire le ménage. Chaque objet que l'on possède nécessite un entretien (poussière, réparation à faire, piles à changer). Si on se débarrasse de l'objet, on a plus à s'en occuper. Du temps gagné. 


  • pour gagner de l'argent. L'appareil à raclette qui traîne dans le placard depuis des années pourrait faire le bonheur de quelqu'un, et un peu d'argent pour vous.


  • pour ne plus faire d'achat impulsif. Quand on a passé des journées à trier des babioles, on a pas envie de tout gâcher en achetant d'autres babioles. Des économies. 

  • pour ne plus culpabiliser. Cette chaise qu'on a prévu de réparer il y a 5 ans. Cette robe à finir de coudre. Sérieusement, on ne s'en occupera jamais, alors autant s'en débarrasser, ce sera un souci en moins.


  • pour moins stresser avec les bébés. Moins d'objets à leur portée c'est moins d'occasions de stresser. On a autre chose à dire à nos enfants que "non, pas toucher !". 


Avant quand je me sentais mal, j'achetais quelque chose pour me sentir mieux... maintenant je me débarrasse de quelque chose !


Coralie :)

mardi 16 février 2016

mes courses (quasi) zéro-déchet !



Voilà mes courses pour la semaine !

Des fruits, des légumes, de la farine, du sucre, du riz, du muesli, des noix, deux litres de lait (pour faire les yaourts), du miel et des œufs.

Chaque vendredi matin, je me rends dans mon magasin de vrac et bio préféré. J'habite à Barcelone, dans le quartier de Poblenou et je fais mes courses rue Maria Aguilo, dans une boutique qui s'appelle Vida Meva .
Il y a des fruits et des légumes naturellement, mais aussi, de la farine, des pâtes, du riz, etc... en vrac ! La boutique n'est pas très grande, mais il y a beaucoup de choix et que des produits de saison, donc on ne s'ennuie jamais.

Alors je prends mes bocaux en verre, mes petits sacs fait maison, le tout dans mon caddie et c'est parti !

Quand j'arrive, je dépose mes bocaux à l'entrée, ils les pèsent et notent le poids directement sur le pot à l'aide d'un feutre effaçable. Ensuite je remplis mes pots avec farine, riz ou autre... j'en profite pour prendre le lait, le miel et les œufs (qui ne sont pas disponibles en vrac).
Puis je prends tous les fruits et légumes en vrac dans un panier. En général, à Barcelone, tout est pesé à la caisse, donc pas besoin de sac séparés pour chaque type. Que le magasin soit bio ou pas, dans toutes les fruterias, on peut se passer des sacs pour la pesée. Je trouve ça plus pratique qu'en France, où il faut emballer et peser soi-même avant le passage en caisse. Ici, pas de sac, pas d'étiquette.
Mes sacs en tissu me servent à ranger mes fruits et légumes, pour éviter que ça s'écrase. Avant, je mettais tout en tas dans un tote-bag, mais un jour j'ai fait de la purée de kiwi...

Au début, j'osais pas trop venir avec mes bocaux, surtout que j'avais du mal à m'exprimer en espagnol. Mais depuis quelques mois, on a une remise de 5% si on ramène son contenant, ça m'a encouragé à continuer. Et puis après réflexion, on se lance pas dans la vente en vrac si on n'est pas prêt à peser des pots, non ?  


Les avantages du vrac :
  • pas d'emballage plastique qui contamine les denrées
  • pas de déchets plastiques ou carton
  • des quantités adaptées, donc moins de gâchis
  • pas de produits transformés, donc pas d'additifs alimentaires
  • cela protège des mites alimentaires, les pots sont bien hermétiques, rien ne passe
  • une bonne vision du stock, les pots sont transparents, on voit ce qu'il reste
  • c'est plus joli dans le placard !


Quelques petits conseils :

  • éviter le samedi matin quand tout le monde fait ses courses. Je l'ai fait une fois, et on a vraiment l'impression de passer pour la casse-pied de service avec ses pots.
  • préparer le caddie la veille avec une liste de courses précise, je met exactement le nombre de pots dont j'ai besoin. Ainsi que les petits sacs en tissu.
  • garder les pots en verre de sauces, de miel, c'est pratique pour les petites quantités.
  • pour trouver un magasin de vrac sur Barcelone, il faut chercher "graneria" ou "a granel"

Bon il est vrai qu'on ne se fournit pas exclusivement dans ce magasin, on complète au marché et au supermarché du coin pour acheter la charcuterie, les fromages, les flanbys, les bières, les sauces... Bref, il y a encore pas mal d'efforts à fournir pour atteindre le zéro-déchet pour les courses alimentaires, mais on y arrivera poco a poco.

Mais combien ça coûte ?

Ce que vous voyez sur la photo m'a coûté 49€, pour nourrir deux adultes et un enfant une semaine. D'habitude cela tourne autour de 35-40€, le pot de miel et la recharge de sucre ont alourdi la note.
J'aurais du mal à faire un comparatif supermarché / vrac, ou même France / Espagne. On a changé notre manière de consommer au moment du déménagement. Nouveau lieu, nouvelles habitudes.
Mais ce qui est sûr c'est que ça nous coûte bien moins cher que lorsqu'on habitait en face du Franprix.

Et pour aller plus loin :

Quand j'achète un goûter pour mon fils à la boulangerie, je leur donne une petite serviette, cela évite de mettre la viennoiserie dans un sac papier jeté 1 minute plus tard ! Je l'ai testé il y a pas longtemps, ils ne m'ont pas jeté de pierres...

Le midi, quand j'ai oublié de préparer mon Tupperware avec mon repas et que je vais acheter un plat à emporter, je récupère un Tupperware vide (y a en toujours un qui traîne dans la cuisine du boulot) et cela évite l'emballage carton qui serait jeté tout de suite après !


Dans un prochain article, je vous parlerai d'une chaîne de magasins qui proposent du savon, de la lessive, des détergents en vrac à Barcelone !

A bientôt !

Coralie :)



lundi 1 février 2016

10 raisons d'acheter ses meubles d'occasion

Quand il s'agit de se meubler, le première réflexe de tout le monde c'est IKEA : c'est design, c'est pas cher, c'est fonctionnel... et c'est pénible d'y aller quand on a pas de voiture.

Alors, mon premier réflexe c'est le marché de l'occasion ! Et je finis toujours par trouver mon bonheur.

Mais pourquoi c'est mieux ???



  • c'est moins cher !  Pas besoin d'expliquer, c'est toujours moins cher.
  • pas d'emballage. Pas de carton, ni de plastique... même que souvent c'est déjà monté. Gain de temps, pas de déchet !
  • moins de pollution. Un meuble neuf, c'est du bois, des peintures qui sont utilisées pour le fabriquer et du pétrole pour le faire venir de l'usine. Acheter un meuble d'occasion évite tout ça, car c'est un objet qui existe déjà. 
  • c'est plus près. Bon, ça marche surtout quand on habite dans une grande ville. Mais pour moi acheter dans ma ville via un site de petites annonces, c'était toujours moins galère que d'aller à IKEA. L'application Wallapop trie les résultats du plus près au plus loin et ça c'est vraiment pratique.
  • c'est unique. Alors oui, on peut aussi trouver beaucoup de meubles IKEA sur le marché de l'occasion, mais pas que. Et quand on trouve une pièce différente, on est toujours un peu fier.
  • c'est plus sain. Un meuble neuf contient de la colle et des peintures qui dégagent des substances nocives. Au bout d'un certain temps, le meuble a dégagé tout ce qu'il a à dégager et il n'est plus nocif.
  • il dure plus longtemps. Si le meuble a déjà traversé quelques années sans trop de dégâts c'est qu'il est fait pour durer. J'ai acheté mon canapé d'occasion, il est râpé par-ci par-là. Pas de mauvaise surprise à venir. Par contre, on ne sait jamais combien de temps durera un meuble neuf. 
  • l'argent que l'on dépense dans un meuble d'occas' va directement dans la poche de quelqu'un qui en a vraiment besoin. La dame qui vend son lit bébé, ne va pas spéculer avec, elle va sûrement le dépenser dans quelque chose d'utile.
  • on ne devient pas esclave de son objet. Récemment, j'ai acheté un tapis. Je cherchais le tapis parfait et j'ai regardé tous les sites de vente en ligne. J'en ai vu des magnifiques à 300€, 500€... mais mettre une si grosse somme dans un objet me dérangeait. Je n'ai pas envie de m'empêcher de vivre par peur de le tâcher ! J'ai fini par en trouver un d'occas' pour 50€ et j'en suis très contente. Même que je mange des chips dessus !
  • un délai de réflexion plus grand. L'occas' c'est plus long qu'aller en boutique ou commander sur internet. Et parfois, après plusieurs semaines de recherches infructueuses, on se dit que finalement on en avait pas forcément besoin.


Alors vous avez toujours envie de passer votre prochain samedi à Ikea ? 

:)

Coralie


mardi 26 janvier 2016

au secours, ma salle de bain déborde !

Moi qui suis une fille (eh oui !!), je reçois souvent, quand vient le moment des fêtes (Noël, anniversaires…), des produits cosmétiques : soins, maquillage… Et c’est cool.

J’ai aussi parfois une folle envie de m’acheter le nouveau gommage soi-disant trop top (merci les pubs, les copines et les youtubeuses beauté). Vous savez, celui qui rend la peau plus lisse que lisse en un temps record avec une odeur de rêve… Bref, dans ma quête de déconsommation, parfois, je m’égare. Je sais, c’est mal mais je me soigne.

Enfin, j’ai un mari super mais qui adore les promotions. Du coup, quand le gel douche que nous utilisons est en tête de gondole avec un -50% ou pire le deuxième gratuit; ben là, c’est le drame. Il me fait une réserve pour six mois. Tout le monde ne peut pas être parfait.

Toutes ces habitudes de consommation font que ma salle de bain ressemble un peu à ça :

Source ici

Oui, c’est ça, un rayonnage beauté de supermarché. Plus sérieusement, quand j’ouvre mes placards pour faire le grand ménage de printemps (ou pas), je suis souvent surprise de la masse de produits que j’ai entassé et dont je ne me suis jamais servis (ou très peu). 

Il y a aussi tous ceux que j’ai entamés puis délaissés pour le voisin qui me faisait de l’œil.

Alors, c’est décidé, pour 2016, je me lance un défi de taille : terminer un certain nombre de produits de soin entamés, apprendre à modérer mes envies et choisir une routine soin simple, efficace et de qualité (bio). Sur ce dernier point, j’y travaille depuis quelques mois et cela fera l’objet d’un prochain article.

Voici donc, en chair et en os, les grands gagnants du concours : « Je ne passerai pas l’année 2016 » !


Je me laisse, disons… trois mois pour en venir à bout. Je vous tiendrai bien sûr au courant lorsque j'aurai accompli ma mission.


Emmanuelle pour Rocket Juice

jeudi 21 janvier 2016

béatitude

Mathilde du 54 nous propose cet article drôle et inspiré qui ne pouvait que nous emballer (enfin, façon de parler bien sûr) ! Car nous sommes toutes des adeptes, de près ou de loin, de Béa Johnson, la femme qui a déclaré la guerre aux emballages ! Merci Mathilde !

La sacro-sainte bible (et le vernis Stiletto de Scotch Naturals!)
Ah Béa Johnson !...  Zéro Déchet ou le livre qui a changé ma vie !   

Alors ok, le livre a déjà été cité dans un précédent post mais comment ne pas insister sur ce petit bijou, que dis-je cette prouesse littéraire dont la lecture, à mon sens, devrait être imposée dans nos écoles.

Je l’avoue cette américaine d’adoption (oui oui Béa Johnson est française de naissance) peut aller parfois vers l’excès : aller ramasser de la mousse dans les forêts pour ne plus consommer de papier toilette... c’est comme qui dirait un poil trop ! A côté de ça, elle nous ouvre les yeux sur des détails de la vie de tous les jours et nous livre quelques astuces pour améliorer le quotidien.
C’est comme ça que l’on change nos habitudes de vie et si tout le monde faisait de même, on réduirait bigrement notre consommation, nos déchets et donc - point sensible - nos dépenses !

Attention je vous vois venir ! Pas d’amalgame hein ! L’écologie ce n’est pas prendre une douche mensuelle et qui plus est en se frottant avec de l’herbe verte ! Faut pas pousser mémé dans les orties... Nan nan nan on peut être écolo en rationalisant tout bêtement sa consommation. Par exemple, on dit stop au papier d’emballage du pain, même si la boulangère vous l’offre gracieusement. Arrivé à la maison il finit à la poubelle : verdict, zéro utilité. Et pour les plus sceptiques, fabriquez vous un petit sac en tissu (parce qu’on a le droit de rester chic en toute circonstance) pour recueillir vos miches vos baguettes.

Deuxième exemple, et nan nan nan les filles ne nions pas, on fait toutes ça... Sortons nos vêtements de nos placards et posons nous la question « qu’est ce que je porte régulièrement ? ». Au final personne ne me contredira si je dis qu’on ne porte en vérité pas plus d’un tiers du contenu de notre dressing. Pourquoi alors ne pas en faire don à des centres d’hébergement, des associations caritatives ? Luttons contre le sempiternel : « Celui là je le garde pour faire des travaux / pour faire un pyjama d’extrême secours / pour un voyage dans l’espace » NON ! La seule question qu’il faut se poser c’est « est-ce que je l’ai porté ces 12 derniers mois ? » (vous l’avez vu, le laps de temps est assez long hein ;) pas folle quand même !)
Et si on faisait pareil avec nos salles de bain ?* Combien de crèmes / shampooings /soins du corps avons nous acheté sans jamais les utiliser plus de deux fois ? Nos villes regorgent de centres d’hébergement de secours pour les hommes ou femmes en situation de précarité. Eux aussi ont le droit à un peu de coquetterie ! Et ces associations accueillent vos dons à bras ouverts (voui voui expérience validée).

Allez, encore une petite astuce pour réduire nos déchets cracra : le compost bien sur ! Et oui parce que le compost n’est pas dédié qu’à ceux qui ont la villa avec jardin à perte de vue ! Ce charmant réceptacle s’adapte à nos foyers jusqu’à s’imposer dans nos appartements avec ou sans balcon. Et arrêtons tout de suite les idées reçues : les odeurs restent dans le composteur ! On ne parle pas là de stocker un tas de fumier ! Et pour pousser le vice jusqu’au bout (parce qu’on est tous un peu radin quand il s’agit de ses dépenses là) de nombreuses mairies peuvent vous mettre à disposition des composteurs communs à partager avec vos plus charmants voisins ou proposer des composteurs à des tarifs préférentiels. Ce petit accessoire des plus saillants nous permettrait mine de rien de réduire de 30% nos déchets ménagers.
Je pourrais encore vous citer mille exemples mais je vous laisse découvrir et vous délecter de cette lecture ! 

7,60€ en format poche autant dire que c’est de l’argent bien placé ! Livre qui est, bien évidemment, à prêter entre copains / frères et sœurs, à se transmettre de générations en générations ou à relire régulièrement et surtout sans modération :)

Mathilde


* bientôt un autre petit article à ce propos !

vendredi 15 janvier 2016

adieu Sopalin !





Il y a deux ans, j'ai lu le livre de Béa Johnson Zéro déchet, et c'était le début d'un gros changement dans ma façon de consommer.
Béa Johnson, son mari et ses deux fils, ont pour objectif de ne rien jeter. Leurs déchets non recyclables d'une année tiennent dans un bocal. Dans son livre, Béa explique comment réduire voire supprimer ses déchets pour chaque situation de la vie quotidienne, en suivant ces principes dans l'ordre : Refuser, Réduire, Réutiliser, Recycler, Composter.

A la première lecture, ça paraît très extrême, et on devient pas Béa Johnson en un mois.
Mais ce livre est une mine d'idées ! Je le relis d'ailleurs régulièrement.

La première chose que j'ai mise en place après avoir lu Zéro déchet, c'est de ne plus acheter d'essuie-tout. On s'en servait tous les jours, une tâche par terre, se moucher, comme serviettes de table... je pensais que le changement serait difficile mais finalement, c'est très facile à gérer.
J'ai dédié un tiroir de ma cuisine facile d'accès pour y mettre mes chiffons et dès qu'on en a besoin, il suffit de se servir.
Au début, ça va vite, et on se rend compte qu'il faut plus de chiffons. Un vieux t-shirt taché, un pyjama troué, une serviette de toilette délavée... et nous voilà avec plein de nouveaux chiffons ! Alors oui, c'est pas toujours très joli joli, ça s'effiloche, il reste des tâches, mais c'est juste pour faire le ménage.

Pour nettoyer la table et le plan de travail de la cuisine, je n'utilise plus que des chiffons propres et un pulvérisateur de vinaigre blanc. Plus d'éponge ! Je n'ai jamais trouvé ça très hygiénique et fini le « non mais celle-là c'est pour la vaisselle ! ».

Pareil, dans la salle de bain, un petit panier avec un stock de chiffons et son pulvérisateur de vinaigre blanc remplacent notre éponge.

Après utilisation du chiffon, je le met directement dans la machine à laver pour la prochaine lessive. Et non, je ne fais pas plus de lessive qu'avant (par ailleurs, j'ai aussi réduit la quantité de vêtements à laver en ne mettant plus systématiquement un vêtement porté un jour dans la panière à linge).

On a aussi ressorti les serviettes de table, qu'on lave une fois par semaine. J'ai cousu une quinzaine de petites serviettes dans un tissu africain très bariolé pour les invités (au revoir serviettes en papier). J'utilise ces serviettes très souvent pour le goûter de mon fils, ça fait double emploi : emballage et serviette. Idéalement, il faudrait toujours en avoir une dans son sac.

Maintenant, il me reste à supprimer la boîte de mouchoirs en papier. Quand j'ai tenté le changement, on a tous eu le rhume dans la famille et les quelques mouchoirs en tissu à disposition, n'ont pas suffit. Ce sera la prochaine étape !


Coralie :)