vendredi 13 janvier 2017

bienvenue dans la matrice



Cette semaine je me baladais en chantant lalala sur internet et je suis allée faire un tour sur Flickr. Comment ce bon vieil album photos se porte-il ? D'ailleurs qui utilise encore Flickr ? Et Myspace ? J'adorais Myspace, c'était ma petite maison virtuelle avant que je ne déménage sur Facebook il y 8 ans. 8 ans ! Un paquet de photos et de messages échangés, en public comme en privé. Des statuts souvent obsolètes commentés et recommentés (grâce aux souvenirs Facebook, merci Facebook). 

Imaginez maintenant le nombre de vos publications multiplié par le nombre d'utilisateurs d'internet, qui doit avoisiner trois milliards (4 d'ici la fin de la décennie). Prenez en compte que ces mêmes individus possèdent tous au moins une boîte mail. Pensez également qu'aujourd'hui, nombres d'entre ont aussi Twitter, Blogspot, Instagram, Snapchat ou n'importe que site d'hébergement, le tout accessible partout dans le monde n'importe où et n'importe quand. On croirait le discours d'adieu de Bilbo à la Comté tellement ça devient alambiqué, personnellement à ce stade j'ai arrêté d'essayer de concevoir des multiplications.

Comme ces lignes que vous êtes en train de lire, chaque information délivrée sur le net est aussitôt traitée, compulsée, enregistrée et archivée dans un centre de données. Ce gigantesque "nuage" de mémoire informatique, le fameux cloud, a un énorme impact sur l’environnement car il grandit un peu plus chaque jour. À chaque photo que vous postez, à chaque mot que vous écrivez, à chaque smiley que vous envoyez, il grignote un peu plus de place et d'électricité. 


"Selon certaines estimations, la pollution générée par l’industrie du net et son impact sur le climat sont équivalents à ceux du secteur de l’aviation." Greenpeace


Actuellement, des mouvements comme Greenpeace tentent de sensibiliser les géants du net à cette nouvelle source de pollution énergivore et les poussent à se tourner vers les énergies renouvelables (on peut d'ailleurs consulter le classement énergétique de nos sites favoris ICI). 

Et de nous sensibiliser nous, derrière nos écrans. Car nous pouvons tous réduire cet impact l'espace de quelques clics. Il nous suffit de :

  1. vider nos boîtes mails (pensons aussi aux spams et aux messages envoyés)
  2. limiter l'envoi des courriers avec de trop grosses pièces jointes
  3. éviter de manière générale tout stockage inutile ou en double
  4. penser à vider régulièrement nos corbeilles
  5. supprimer les messages publics et privés et les statuts qui ne sont plus d'actualité (comme notre annonce sur Twitter pour trouver un covoiturage Lille-Marseille le 18 août 2015 ou celle sur Facebook pour vendre notre vieux sèche-cheveux, non vraiment, le monde a t-il besoin de conserver ces infos ?)
  6. trier nos photos sur internet (a t-on vraiment besoin de garder la photo de Gilles le cul à l'air au nouvel an 2012 ? mmm, oui celle-ci peut-être, en revanche la photo de la bouteille Coca portant notre prénom, bof) 
  7. se désabonner des newsletters qui encombrent nos boîtes mails et qu'on ne prend jamais le temps d'ouvrir

Voyez ça comme le désencombrement de votre maison version web. On y voit plus clair et on évite même qu'un mauvais souvenir vienne nous hanter depuis les tréfonds de l'internet !





Mélisande 


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