jeudi 15 novembre 2018

recette lait d'avoine méga rapide et facile




Une de mes dernières découvertes dans la réduction des déchets a été le lait d'avoine maison.

Ça fait un moment qu'on a remplacé le lait de vache dans les préparations (crêpes, quiches...) et dans les céréales du petit déjeuner par du lait végétal. Nous ne sommes pas devenus végétaliens, on mange encore des yaourts et du fromage, mais on essaye de réduire notre consommation de produits animaux. Et remplacer le lait de vache par son équivalent végétal est super facile.

En magasin bio, il y a toutes sortes de laits végétaux : riz, noisettes, avoine, soja et notre préféré c'était le lait d'amande. Il était bien (trop) sucré, miam, miam !

Mais le litre de lait d'amande me revenait assez cher et je jetais deux briques en carton à la poubelle par semaine... donc j'ai tenté de faire le lait moi-même !
Premièrement, au prix du kilo d'amandes bio, après un rapide calcul, je me suis rendue compte que ça reviendrait plus cher que de l'acheter tout prêt... donc je me suis tournée vers l'avoine. Je peux l'acheter bio et en vrac !

ingrédients pour 1L de lait d'avoine :
  • 100g de flocons d'avoine
  • 1L d'eau
  • en option : 2 cuillères à soupe de sirop d'agave

matériel : 
  • une carafe
  • une bouteille d'un litre (j'ai gardé une bouteille en verre de Vermut, chacun ses priorités)
  • un mixeur plongeant
  • un entonnoir
  • un filtre à thé en métal

1/ Dans la carafe, mettre tous les ingrédients. 

2/ Mixer le tout avec le mixeur plongeant. Ça prend moins de 30 secondes et c'est facile !

3/ Mettre l'entonnoir et le filtre sur la bouteille en verre et filtrer le lait, faut pas hésiter à touiller la pulpe avec une petite cuillère. Et voilà c'est prêt !

4/ Bien secouer avant de verser.

Je l'utilise dans mon muesli du petit déjeuner. Ce n'est pas sucré, j'ai mis du temps à m'y habituer, maintenant, cela me convient très bien, mais mon fils ne le trouve "pas bon", il préfère le lait de vache dans ses céréales. En revanche, gros succès pour les chocolats chauds, car passé à la casserole il s'épaissit et devient plus crémeux !
Je le garde à peu près une semaine au frigo, ça dépend de la consommation. Rien ne vous empêche de diviser les proportions par deux.

Dans le filtre, vous allez trouver les restes de l'avoine, on appelle ça l'okara. Vous pouvez le garder pour rajouter dans vos préparations à gâteaux. Perso, c'est ce que je faisais au début #pourpasgâcher mais au final, ça trainait dans mon frigo, ça me cassait les pieds d'être forcée de faire un gâteau pour utiliser l'okara... ça me compliquait tellement la vie que j'avais tout laissé tomber.  Maintenant, je refais mon lait d'avoine et je ne m'enquiquine plus, je jette l'okara dans mon compost, c'est toujours mieux que de jeter une bouteille en carton.


Coralie



jeudi 11 octobre 2018

la charge mentale d'une meuf bio


Aujourd'hui, un article qui sort un peu de l'ordinaire, où il sera question de féminisme et de recherche de perfection... écrit il y a plus d'un an et oublié dans les brouillons du blog, je n'osais pas le publier pour éviter de blesser mon compagnon, mais bon le temps a passé, les choses se sont améliorées depuis et les copines du blog m'ont dit que cet article pourrait parler à d'autres femmes, alors le voici ! Imaginez qu'on est encore en 2017, que #metoo n'était pas encore passé...






J'imagine que si vous tombez sur ce blog c'est que vous êtes une femme et que vous voulez bien faire, le genre de meuf bio comme moi qui refuse les sacs plastiques, qui a lu "la magie du rangement", qui achète ses légumes au magasin bio. Et souvent, celle qui est à l'initiative du changement dans sa famille, qui assume seule presque toutes ses nouvelles habitudes et qui est fatiguée.

Il y a quelques temps sur les réseaux sociaux, une bd sur la charge mentale des femmes a fait beaucoup réagir. Et pour cause, l'auteure Emma parlait d'un poids invisible qui pèse sur les épaules de beaucoup de femmes en couple avec un homme : être celle qui pense à tout, celle qui anticipe tout, celle qui a une vision globale et à long terme de la famille, telle une chef d'entreprise. Et mine de rien c'est fatiguant...

Fallait demander - Emma


Je suis en couple avec mon conjoint depuis 14 ans et au début, les tâches étaient plutôt bien équilibrées, lui gérait les repas (donc les courses) et moi je faisais le ménage. Au début de notre relation, on étaient de jeunes étudiants et les plats surgelés, les pizzas et les pâtes c'était notre quotidien et donc super simple à gérer. 
Puis petit à petit, j'ai eu envie de plats plus équilibrés, alors j'ai commencé à mettre le nez dans la cuisine, à préparer des soupes. Donc si je voulais manger sain, il fallait que je cuisine.

Et après, pour améliorer encore, j'ai décidé qu'on mangerait du bio. D'abord, les fruits, puis les légumes, puis les pâtes... comme c'était ma lubie, il fallait que j'assume, donc c'était moi qui allait faire les courses au magasin bio. Mon conjoint continuait d'acheter le reste au supermarché.

Puis est venu le vrac ! Bien sûr, c'est ch*ant, alors j'assumais tout et je gérais la plus grande partie des courses... sans parler des sacs en tissu et des bocaux en verre qu'il faut avoir propres et d'avance.

Après j'ai commencé à faire mes propres yaourts, mon propre pain, ma propre lessive, mon propre lait d'avoine... 

Par ailleurs, je suis maman, donc j'ai changé 99% des couches de mon fils, j'étais en charge du nettoyage de nez, aujourd'hui encore, je gère les histoires du soir, les rdv chez le médecin, les inscriptions à la cantine, au centre de loisirs, les livres à rendre à la bibliothèque et ne pas oublier le sac de piscine à mettre dans le cartable le lundi. 

Et l'influence des réseaux sociaux : Instagram, Pinterest, les méthodes Fly Lady, Konmari et les blogs qui montrent sous leur meilleur jour la vie de femmes qui manient à la perfection l'éducation positive tout en passant un coup de serpillière avant de se coucher... qui me donnent toujours l'impression que je n'en fais pas assez. 

Bien sûr, tout n'est pas noir, avec mon conjoint on partage les aller-retours à l'école, il s'occupe de quasiment tous les repas, il fait le ménage de temps en temps (surtout quand il y a des invités)... mais par rapport au début de notre relation, on est plus du tout dans le 50/50. Pas parce qu'il en fait moins, mais parce que j'ai voulu en faire plus : plus rangé, plus propre, repas plus équilibré, plus bio, moins de déchet, sans oublier l'arrivée d'un enfant. Petit à petit, j'ai fini par prendre en charge la majorité des tâches et des soucis. 

A la longue, même si je suis (très très très) bien organisée, que je suis armée de mon bullet journal, de mon filofax, de ma to-do list, et des alarmes de mon téléphone, ça me pèse quand même d'être toujours en alerte. Et souvent vers 18H, je tombe de fatigue. 

Donc quand la BD d'Emma est sortie, ça m'a fait tilt et j'ai réussi à mettre des mots sur quelque chose que je n'arrivais pas à définir depuis longtemps : la charge mentale.

J'ai réalisé que, non, je n'étais pas en charge de la famille. Que je n'avais pas à "déléguer". Qu'on vit ensemble et qu'il est tout autant responsable de la maison, puisque c'est aussi sa maison. Que même s'il ne sait pas faire quelque chose, il peut très bien apprendre. 

Après une discussion avec lui, ça va mieux. Par exemple, on va faire les courses ensemble, on se motive à deux et comme ça il connaît mon magasin de vrac, il voit comment je fais, ça ne lui paraît plus comme un "truc bizarre". Il peut aussi choisir lui-même les aliments, comme c'est lui qui cuisine, c'est plus logique. Côté ménage, je continue d'assumer la plupart des tâches, mais il range plus qu'avant, petit coup de balai, nettoyage des tables. 
Par contre, dès que j'ai commencé à lâcher du lest sur l'organisation de la maison, il a eu quelques ratés comme oublier le sac de piscine et retourner en catastrophe à l'école...


En bref, quelques étapes pour alléger la charge mentale

  1. Réaliser qu'on est libre de refuser cette charge. Et aussi se dire qu'on est pas meilleure que lui pour assumer cette charge.
  2. Avoir une vraie discussion. Ça fait peur, c'est pas simple mais on se sent mieux après. 
  3. Partager son mode de fonctionnement. Faire un planning et l'afficher, on peut en discuter ensemble, car ce ne sera plus votre planning, mais celui de toute la famille.
  4. Définir des domaines où il sera complètement responsable. Mon conjoint est désormais responsable de la cuisine. Je ne vide plus le lave-vaisselle, je ne lave plus les poêles en fonte, par contre, ça me démange encore de passer le balai. 
  5. Lâcher prise. Quand on a l'habitude de tout faire toute seule, on a du mal avec la manière des autres. Mais faut laisser couler ! Mieux vaut fait que parfait.
  6. Simplifier. On se limite à l'essentiel, pas besoin de passer la serpillière chaque soir, ni chaque semaine... 
  7. Partir une semaine, et voir que le monde ne s'est pas écroulé. C'est là qu'on se rend compte qu'on est pas indispensable et qu'il sait très bien utiliser un lave-linge. 
  8. Rester vigilante. Le désir de vouloir trop bien faire revient très vite. 
  9. Continuer de communiquer. 


J'ai encore l'impression d'être la chef de la famille, d'être celle qui anticipe tout. Mais petit à petit, il me soulage en prenant en charge des tâches... et je sais que ça va aller en s'améliorant.



Coralie :)



mercredi 26 septembre 2018

bulko


 

 
Ça fait un bail qu'Isacile et moi-même voulions partager ici les bonnes adresses éco-responsables lyonnaises qui nous font craquer. Aux vues de notre assiduité sur le blog ces derniers temps, je ne garantie pas tout de suite une rubrique très fournie, mais il faut bien démarrer, et pour bien démarrer je vous propose de découvrir Bulko, l'épicerie du vrac

Dans cette jolie boutique, aucun emballage pour préserver les ressources et éviter les déchets. Tout est bio et bon et les fruits et légumes sont bien sûr locaux et de saison !

On y trouve :

• des fruits et légumes
• des céréales, du riz et des pâtes
• des légumes secs
• des produits frais : beurre, œufs, crème fraîche, fromages
• du pain
• des produits sucrés : miels, confitures, confiseries, chocolat, cafés, thés, biscuits
• des épices et condiments
• du vin, du vinaigre, de l’huile, du sirop, des jus
• des produits cosmétiques
• des produits d’entretien : bicarbonate de soude, vinaigre blanc, lessive, liquide vaisselle




Et si vous n'avez pas prévu de contenant, vous pouvez trouver tout le nécessaire en boutique puisque Bulko vend également des sacs à vrac, des totes bags et des pots en verre.

Pour ma part, j'y vais souvent pour leur rayon hygiène où je sais trouver les fameux savons de marque La Folie Verte (certifiés Saponification À Froid) et les brosses à dents en bambou de la marque Boo. Ils ont aussi la gamme Lamazuna, d'ailleurs j'ai décidé cette semaine de tester leur déodorant zéro emballage. Zéro de chez zéro car chez Bulko, même les produits du rayon hygiène - excepté les brosses à dents - sont sans carton ni papier. Et ça, ça vaut le coup d'être souligné : hourra pour notre panier de recyclage qui est mis à la diète ! On peut même leur laisser nos tickets de caisse et de cartes bleue.

Je suis également ravie d'y avoir trouver mes pailles Gaspajoe ! En Inox et de toutes les tailles, elles accompagnent parfaitement le goûter des petits et des plus grands.

Bref, Bulko, c'est la caverne d'Ali Baba du zéro déchet ! En plus ils sont adorables, vite foncez !

crédits photos © Isacile


Bulko
3 Quai Jean Moulin
69001 Lyon, France
Du mardi au samedi de 10h à 20h

jeudi 14 juin 2018

rockestionnaire #8



Une photo du ciel vue du jardin de Laetitia

Chaque mois (ou presque, ahum), Rocket Juice vous invite à partager vos déclics, vos envies ou vos coups de gueule écolos.
Après plus d'un an d'inactivité, la rubrique reprend du service avec le témoignage de Laetitia, l'une de mes amies de lycée qui, comme moi, a eu une véritable révélation quand elle est devenue maman. Je trouve ça motivant et réjouissant de voir que nous sommes nombreux-ses à prendre conscience du besoin nécessaire d'évoluer dans nos habitudes. Laetitia, c'est à toi (et un grand merci) !


1/ Peux-tu te présenter en quelques mots ?
J'ai 37 ans, et j'enseigne l'histoire-géographie et le français. Je suis maman, compagne et j'habite la région lyonnaise.

2/ Te sens-tu l'âme écolo ? 
Oui, de plus en plus.

3/ Dans l'éducation que tu as reçue, y avait-il une conscience écolo ?
Pas véritablement écolo mais une vraie conscience que tout ce qui est vivant est important, que ce soit un être humain, un animal ou un végétal. 

4/ Si tu en as eu un, quel a été ton déclic ? Une rencontre, un reportage, un livre ?
La naissance de mon fils aîné a été le déclic, accentué par la naissance de mon deuxième, ces naissances m’ont permis de franchir le cap.

5/ Quelles sont tes bonnes habitudes ?
Je fabrique moi-même mes crèmes, mon déodorant à base de produits biologiques et mes produits ménagers au vinaigre blanc et huiles essentielles (citron le plus souvent, mais aussi lavande ou eucalyptus). Je favorise autant que possible les achats bio et écolo (comme les couches dont nous faisons encore une grosse consommation pour mon puîné) et nous avons réduit notre consommation de viande.

6/ Quelle serait ta prochaine étape ?
Arriver à nous passer complètement de certains produits.
Les fameuses lingettes dont il est question plus bas (je me rassure en me disant que je les prends bio, que je fais attention à la composition mais il n'empêche que ce n'est pas du tout l'idéal pour la planète), la viande (je refuse déjà de consommer les "bébés animaux"; veau, agneau, poussins (le documentaire sur les nuggets m'a horrifié il y a quelques années!) et les animaux élevés en batterie et/ou nourris avec du non-bio). 
J'aimerais aussi pouvoir me passer des produits laitiers, mais là ce sera plus difficile.

7/ Ce qui t'énerve le plus au quotidien ?
La bêtise humaine, icompris concernant le traitement des animaux (l'absence de reconnaissance de la souffrance animale particulièrement) et la pollution qui nous tue tous un peu plus chaque jour.

8/ Quelle est ta plus grosse honte ? 
D’acheter encore des lingettes nettoyantes pour mes garçons (leur usage reste ponctuel mais quand même...).

9/ Une habitude vraiment pas bien à nous avouer ?
Les utiliser parfois pour moi aussi...  

10/ Une astuce à partager avec nos lecteurs ?
Le mélange vinaigre blanc + huile essentielle de citron, rien de tel pour faire le ménage partout (sol, vitres..) en éloignant les insectes (contre les mouches et les moustiques, l’été c’est parfait) et laisser la maison parfumée. Si c’est vraiment sale, un tout petit peu de liquide vaisselle pour renforcer le tout ! 



 Retrouvez les autres rockestionnaires en cliquant sur le libellé en bas de l'article ;)



mardi 12 juin 2018

petits tips tout bêtes pour réutiliser le non-recyclable






Le plastique, l'usage unique, l'emballage inutile, nous sommes cernés

Il y a des petits déchets qu'on a peine à éviter : de l'emballage sur un sous-vêtement neuf, en passant par celui génèré par l'ordonnance pharmacie

Outre le fait d'acheter mieux, de seconde main, d'emprunter ou de faire soi-même, on peut aussi redoubler de créativité pour ne plus mettre au rebut ce qui n'est pas recyclable.

Ainsi j'ai trouvé quelques astuces :

• La seringue plastique doseuse du sirop est devenue un super pistolet à eau! On n'achètera plus ce vilain jouet qui ne dure qu'un été. 

• Je récupère tous les élastiques des radis et autres bottes de carottes, ainsi je n'en manque jamais et n'en achète pas.

• Lorsqu'il m'arrive d'acheter encore du pain de mie, j'utilise le petit fermoir du sachet en guise de serre-câbles pour les fils sauvages de l'ordi au bureau et à la maison ; le sachet devient quant à lui une poubelle






• … tout comme les autres plastiques incontournables (emballages de papier toilette, par exemple). Cela m'évite d'acheter les traditionnels sacs gris, ceux-là mêmes qui étouffent nos baleines (l'atroce vidéo virale).

• Tous les cartons alimentaires sont découpés pour faire des pense-bêtes, ainsi exit les post-it !

• Le filet qui se trouvait sur mes cerises a terminé en hamac pour les poupées de ma fille.

• S'il m'arrive d'acheter un aliment emballé (fromage Philadelphia pour ne citer que cela), la boîte une fois lavée finit dans la dînette des enfants. La barquette de mes steaks de soja (est-ce vraiment la meilleure alternative à la viande?) elle se transforme en abreuvoir à oiseaux ou mangeoire à animaux domestiques. Elle est dite recyclable il faut savoir que parmi ce que l'on jette au tri, tout ne sera malheureusement pas revalorisé (j'ai lu 21% et je suis horrifiée).


Ce n'est peut-être pas grand chose, mais ça me permet de ne plus avoir le cœur serré quand je jette dans ma poubelle grise en pensant "mais où va finir ce truc ?". Et comme ça reste à la maison, j'ai toujours un œil sur MON déchet, je reste consciente de ce qu'il est, de la place qu'il prend.

Alors, penser un second usage au déchet que l'on n'a pas évité et qui risque à coup sûr de polluer, c'est ma petite part du colibri, c'est ma petite victoire quotidienne quand je n'ai pas su faire mieux, et en attendant de faire plus 💗.




Aurélie 



lundi 7 mai 2018

apprenons les gestes qui sauvent !




et vos sousous aussi.


Il existe plein de petites astuces étonnamment faciles à mettre en place pour préserver notre santé, l'environnement et notre portefeuille mais que pourtant peu de gens utilisent. En voici quelques unes. La numéro 5 va vous étonner !

  • redécouvrir le balai : pour ma part, quand il y a eu une explosion de miettes dans la cuisine alors que j'ai la maxi flemme de ressortir l'aspirateur, je dégaine le balai (et son amie la pelle). Facile, rapide, efficace, il économise l'électricité !  

  • vénérer le vinaigre blanc : sacro-saint Vinaigre ! Mélangé avec l'équivalent d'eau et quelques gouttes d'huile essentielle d'arbre à thé ou de citron dans un vaporisateur, il peut servir à faire les vitres et nettoyer toutes les surfaces, testé et approuvé depuis 2 ans. Vous pouvez aussi entretenir vos canalisations avec en le mélangeant à de l'eau bouillante et vous en servir comme adoucissant (3 cuillères à soupe par lessive). Très simple, 0 produit chimique, super efficace et un coût défiant toute concurrence !

  • renoncer au film plastique : on peut éviter les films plastiques en mettant tout bêtement une assiette sur nos restes avant de les mettre au frigo ou en enveloppant nos sandwichs dans une serviette en tissu maintenue par des élastiques (testé et approuvé il y a une semaine, merci Coco !). Et encore un truc à rayer de nos listes de courses !

  • réutiliser les enveloppes en bon état : OK, vos courriers n'auront plus la même classe quand vous les enverrez avec une enveloppe rafistolée au scotch et dont vous aurez pris soin de masquer les adresses initiales à grand renfort d'étiquettes autocollantes ou de feuille blanche. Mais avec un peu de créativité (masking tape joli mon amour), vous pourrez jeter de la poudre aux yeux de vos destinataires et par-là même faire quelques économies (les enveloppes à fenêtre - qui ne se recyclent pas forcément - et les enveloppes A4, c'est quand même pas donné).

  • se laver un jour sur deux  : (ce qui n'empêche pas d'effectuer une petite toilette au lavabo) votre peau vous dira merci et votre compte en banque aussi ! Sans parler des nappes phréatiques bien sûr. Non, non rassurez-vous, sauf peut-être en pleine canicule, vous ne sentirez pas mauvais, "Ce n'est pas sale." 

  • économiser l'ascenseur : avons-nous toujours besoin d'emprunter l'ascenseur quand on peut monter (et descendre) quelques étages à pied ? Avant, je prenais systématiquement l'ascenseur pour aller chez la nounou qui habite au 2ème étage de son immeuble. Et puis un jour, j'ai compris que c'était quand même un peu abusé, maintenant que je ne prenais plus la poussette. Au lieu d'attendre l'ascenseur qui met parfois beaucoup de temps à arriver, on prend directement la cage d'escalier ! Ça économise un max d'électricité et vos fesseps en béton vous diront merci ! Hop, aux oubliettes le pass mensuel Gymtonic !

  • faire sa vaisselle au savon de Marseille : est-ce vraiment efficace ? Ça fait un an que je lave mes casseroles avec et je peux vous affirmer que OUI ! 0 produit chelou, 0 emballage plastique et encore une fois un coût défiant toute concurrence car un seul savon (en moyenne 2€) peut vous durer plusieurs mois. Mieux vaut cependant privilégier les savons verts mentionnés "72% d'huiler d'olive" car certains ne se privent pas pour utiliser de l'huile de Palme. On en trouve notamment à la Biocoop et chez Day by Day.  

 

Mélisande




lundi 26 février 2018

la couture écolo





J’ai toujours aimé coudre. Depuis l’adolescence, je couds des petits trucs, du simple coussin jusqu’à la robe plutôt élaborée. Mais ces dernières années, ça me posait problème, car cela ne correspondait plus à mes valeurs écologiques.
Même si en cousant mes propres vêtements, je ne participe pas à l’exploitation d’ouvriers textiles sous-payés à l’autre bout du monde, il y quelques trucs qui me chiffonnent :

  • Quand j’achète du tissu, je consomme des ressources de la planète, que ce soit des tissus en matières synthétiques, donc du plastique de plus, ou des matières naturelles comme le coton dont la culture demande beaucoup d’eau, de pesticides, pas très écolo tout ça…
  • Je jette beaucoup de chutes de tissu, dont je ne sais si je dois mettre dans la poubelle normale ou la benne à vêtements (est-ce recyclé ? comment font-ils le tri entre les matières naturelles et synthétiques ? )
  • Je suis assez nulle pour choisir le bon tissu pour le bon modèle (la plus belle robe du monde dans le mauvais tissu sera moche, on la portera pas), j’ai aussi du mal à me projeter, un joli tissu sur lequel je craque n’ira pas forcément avec mon teint ou avec le reste de ma garde-robe.
  • Je ne sais pas si le vêtement m’ira tant que je ne l’ai pas fini, et souvent quand ça ne va pas, après y avoir passé des soirées entières à suer, j’ai plus envie de le rouler en boule au fond d’un tiroir que de le reprendre pour qu’il m’aille.
  • Il y a eu beaucoup de projets commencés mais jamais finis par manque de temps, de compétence, bref du temps et du tissu gâché…
Dans ma démarche écologique, je me suis tournée vers les friperies pour m'habiller c’est un peu au petit bonheur la chance, des fois on trouve des perles et des fois tout est moche ! Souvent il y a un truc qui cloche : trop long, logo moche, j’aime pas les manches ballons, c’est quoi ses franges ??





Ce mode de consommation correspondait à mes valeurs écologiques, mais j’étais frustrée, frustrée dans ma quête de la garde-robe parfaite et frustrée dans ma créativité...
... et j’ai découvert l'upcycling !


Oui mais c’est quoi l’upcycling ? C’est retravailler un vêtement déjà existant pour en faire un autre. Ça va de raccourcir une jupe jusqu’à transformer la nappe de mémé en robe de mariée. Selon les modifications à faire, cela demande plus ou moins de techniques de couture.

L’upcycling permet réconcilier mes valeurs écologiques et ma passion pour la couture. YOUPI !


Tout a commencé quand j’ai transformé mon jean droit en slim, j’ai trouvé une vidéo sur Youtube et c’était très simple… Puis j’ai eu le déclic : Pourquoi ne pas chercher des vêtements en friperie puis les retoucher pour en faire le vêtement parfait ?



Les avantages de l'upcycling

  • On n’achète pas de tissu neuf, on utilise les vêtements d’occasion, c'est beau l'économie circulaire
  • On ne se trompe dans le choix du tissu, pas de risque de prendre un tissu d’ameublement pour une robe d’été. On peut essayer pour voir si la couleur nous va, si c’est doux, s’il y a une bonne élasticité. Plus facile à voir sur un vêtement déjà fini que sur un rouleau de tissu.
  • Il y a un plus large choix de tissus. J’ai toujours l’impression qu’en magasin de tissus, on a pas accès aux mêmes tissus que les enseignes. Les motifs modes, les matières sympas sont difficiles à trouver.
  • Ça permet de se mettre à la couture en douceur et aussi de s'améliorer car on fait des ourlets, des encolures, des fronces…
  • On gagne du temps par rapport à faire un vêtement d’après un patron.
  • On peut vraiment arriver à un résultat top, un vêtement dans lequel on se sent bien et qu’on portera longtemps.
  • C’est moins cher que d’acheter du tissu.
  • Ça fait moins de chutes de tissu, donc moins de déchets.


Quelques petits conseils :


  • Commencez par examiner votre penderie, il y a sûrement quelques pièces qui méritent un relooking
  • Regardez les grandes tailles, le rayon homme, ce sera plus facile de retailler dedans.
  • Un jean bootcut ou droit peut très facilement se transformer en slim, voire en short, alors on essaie surtout le pantalon au niveau des fessiers.
  • L’important c’est la couleur, la matière, le tissu, ne vous bloquez pas sur un détail ou des froufrous moches, ça peut s’enlever.
  • Partez d’un vêtement dans lequel vous êtes bien pour fabriquer votre patron et réutiliser-le à volonté.
  • N’achetez rien de tâché, bouloché, ça ne s’arrangera pas.
  • Et toujours achetez de manière raisonnée, le but n’est pas de remplir son armoire de vêtements qu’on ne portera pas, mais de réaliser des pièces qui dureront dans le temps dans l’esprit d’une garde-robe capsule.



Et au final, si le vêtement ne vous va pas, remettez le dans le circuit de la seconde main.


Quelques chaînes Youtube qui donnent des idées :



Catégorie tutos couture :

  • La chaîne couture de WithWendy (en anglais) et surtout sa video sur comment recopier ses vêtements favoris.
  • Dans le même genre en français, la chaîne Hello Superette qui rend la couture accessible à tous:
Catégorie Upcycling :
  • La chaîne de Coolirpa, April fait toujours quelque chose d’incroyable avec des vêtements de friperie
  • La chaîne d' Elizabeth Bryson
  • Laura Pifer de Trash to Couture
  • Et surtout le blog de refashionista  (ok c'est pas une chaîne youtube, mais ce site est une mine d'or !)


Coralie :)