samedi 18 mars 2017

du "SENT-BON"






























Son chez-soi, son doux foyer, son antre, on aime s'y sentir bien...
Une poubelle pas sortie, le poisson cuit du midi, les chaussures dans l'entrée, la litière du chat :
les mauvaises odeurs ne participent pas au sentiment de bien-être recherché, on est bien d'accord...
On a souvent recours à un "sent-bon" : encens, bougie, papier d'Arménie, huiles essentielles ou pire encore ; le pschit d'air-pouic. 
Ces petits gestes que l'on croit anodins sont en fait source de pollution de notre air intérieur.

Le ministère de l'écologie, de la santé publique, ne cessent de se pencher sur la question. Il s'agissait d'interdire certains produits à émissions nocives. Benzène, formaldéhyde (encore lui), acétaldéhyde acroléine et autres abominations seraient présents dans nos "sent-bon". Mais le marché de ces vilains doit peser lourd, car point de véritable interdiction ni étiquetage pour le moment, et nous achetons toujours plus de ces poisons, +15% chaque année. Pourtant ils sont bel et bien responsables de maladies respiratoires chroniques, un coût astronomique pour la santé publique et un véritable cauchemar pour les malades.

Avez-vous déjà vu cette étiquette??? En projet depuis 2013 dans un  plan national pour la qualité de l'air intérieur et pour pouvoir identifier les produits à émissions nocives, on la trouve déjà sur les produits type peinture murale, pas encore assez répandue, on attend avec impatience son application sur les objets liés à la décoration, sur les bougies et sur les meubles...

Or, toute combustion pollue. Acheter une bougie Bio, en cire végétale avec une mèche en coton et tout le tra la la, relâchera peut-être moins de composés organiques volatils (COV), acroléine et formaldéhyde, mais un peu tout de même. Oublions le bâtonnet d'encens diffusant plusieurs microgrammes de benzène au mètre carré et qui voyageraient jusque dans les alvéoles de vos bronches. Bannissez définitivement les aérosols. Quant au petit papier rose que l'on brûle, se vantant être le plus sain, (aux dires des analyses effectuées à la demande des fabricants, par des laboratoires secrets et sans noms) même en faible quantité, il en dégage malgré tout...
Pour les huiles essentielles, attention, leur utilisation n'est pas sans danger! Elles peuvent être allergisantes. Toutes ne sont pas adaptées aux plus fragiles, enfants comme animaux, et ce ne sera jamais qu'un cache misère pour les mauvaises odeurs.

Notre allié reste l'air du dehors (pour peu qu'on ne vive pas au bord de la nationale), aérer au moins dix minutes par jour, de préférence le matin. Pour les mauvaises odeurs occasionnelles: reste à accepter que le caca ça ne sent pas bon, mais c'est comme ça! Un bouquet de lavande séché, des écorces de cannelle, des peaux d'agrumes, un spray maison à base de vinaigre ou d'alcool, le net regorge d'astuces de grand-mères si vraiment vous ne pouvez vous passez d'un sent-bon.

Plus vous supprimerez les recours aux artifices, meilleure sera la santé de vos bronches et la qualité de votre air intérieur. Sans compter que vous achèterez moins de produits inutiles. La low-conso, c'est toujours une petite victoire; moins de sous pour les méchants c'est tout bénéf pour votre karma, votre porte-monnaie et surtout votre santé.


Sources // UFC que choisir, Allodocteurs, et la plus récente sur le site du sénat



Aurélie, LaVilaine!



mercredi 8 mars 2017

Ces produits qui ne passent plus le seuil de ma porte







Je me suis rendue compte, alors qu'une amie me demandait si j'utilisais toujours du film étirable, que beaucoup de produits avaient quitté ma liste de courses, mon panier, mes placards...
Chez moi, ça commence toujours par un soucis d'économie: pauvre, pingre, peu importe, et un peu paranoïaque aussi: Ainsi les vilains créaient des produits inutiles pour nous asservir et nous voler nos sous! mouhahahaha (rire diabolique)

  1. le produit à vitres (pourquoi c'est bleu? pourquoi ça prend à la gorge?) remplacé par le vinaigre
  2. crème à récurer remplacée par le combo bicarbonate + vinaigre
  3. film étirable/papier d'alu (même combat) inutile quand on peut mettre le reste dans un bol avec une assiette dessus, ou même dans un récipient en verre avec couvercle (bol de cornichon recyclé à cet effet)
  4. le coton remplacé par les cotons lavables
  5. le démaquillant remplacée par l'huile de coco solidifiée que l'on étale avec les doigts
  6. les désodorisants (mais je vous rassure on a gardé les déodorants, on tient à notre vie sociale)
  7. les répulsifs moustiques remplacés par la prise bleue (acheté en pharmacie mais je pense qu'on la trouve en quincaillerie, c'est une prise avec une lumière bleutée qui attire les insectes et les électrocute, ni plus ni moins. Pas de diffusion de produit, peu de consommation)
  8. le vilain papier essuie-tout remplacé par les chiffons c'est très bien non? (mais je pense garder le papier toilette)
  9. les mouchoirs en papier sous emballage plastique (je plaide coupable pour la boite carton de mouchoirs en papier, que je plie dans une petite trousse. j'ai un problème avec le mouchoir en tissus, le simple fait de devoir les nettoyer, ça me répugne, souvenir d'enfance d'un mouchoir mal lavé). Souvent aussi, je récupère la serviette de table en papier du restaurant, si elle n'est pas sale, glissée dans le sac elle servira forcément.
  10. une collection de shampoings, de déodorants, de crèmes pour le corps adaptés à chacun : on utilise plutôt des formats familiaux, neutres, qui conviennent à tout le monde et dont tout le monde peut se servir. On cesse d'acheter des trucs qui sentent la fraise ou je ne sais pas quoi, ils ne se mangent pas que je sache ?
  11. les yaourts aromatisés : j'ai souvent la flemme de faire moi même mes yaourts mais j'ai trouvé une marque, 500g de yaourt nature dans un bac carton, on agrémente avec ce que l'on veut (confiture, morceaux de gâteaux, sirops, morceaux de fruits), ça rend le dessert ludique et super varié.
  12. me vient en tête : le pyjama. Je n'ai jamais plus acheté un pyjama lorsque j'ai décidé de recycler en chemise de nuit une petite robe d'été un peu défraîchie mais encore chère à mon coeur... un legging un peu passé pour ma fille avec un haut troué mais rafistolé, ou un peu tâché mais customisé, nos lits ne jugent pas nos tenues pour aller se coucher.
  13. les sacs poubelles (j'ai malheureusement un stock qui semble inépuisable, je récupère tout ce que je peux, j'achète une nouvelle housse de couette, elle est dans un plastique, hop, ce sera un sac poubelle... pas de taille standard pour mon container, tant pis, on fait avec)
  14. les post-it : je découpe mes boites de thé et autres, pour faire des petites fiches, pense-bête. Mes collants sont emballés autour d'un carré de carton, ma fille les récupère pour dessiner.
  15. les déboucheurs, un siphon ça se démonte et se nettoie, il existe aussi la magique ventouse de toujours et puis un coup d'eau bouillante-vinaigre-citron en entretien régulier des canalisations si ça marche pour moi, ça marchera pour vous.


Moins de dépenses (mon fer de lance), des sacs de courses moins chargés, un chez-soi moins encombré et l'espoir de voir disparaître les produits incriminés, ces bons à rien et mauvais en tout !




Aurélie, LaVilaine!



mardi 28 février 2017

rockestionnaire #6


Après plusieurs mois d'absence, le rockestionnaire is back ! Et pour démarrer cette nouvelle année, c'est Angélique qui se prête au jeu de notre questions-réponses !

Angélique et son bidon tout rond lorsqu'elle attendait l'un de ses petits choux


1/ Peux-tu te présenter en quelques mots ?
Je m’appelle Angélique, j’ai 36 ans, 3 enfants et je suis professeur des écoles.


2/ Te sens-tu l'âme écolo ?
ça dépend des jours. Parfois je suis très fière de moi, de ce que je mets en place personnellement mais aussi professionnellement pour faire passer le message à mes élèves notamment. Et parfois, je me sens pas du tout écolo, limite la pire des « pétrolières » du monde parce que j’ai la flemme ou juste parce que je n’ai pas le choix…
Globalement, on peut dire quand même que je fais tout mon possible pour limiter mon empreinte et celle de ma famille sur la planète !

3/ Dans l'éducation que tu as reçue, y avait-il une conscience écolo ?
Pas spécialement. Je me rappelle avoir vu mes parents jeter des papiers par la fenêtre de la voiture en étant gamine… Donc on peut pas dire que j’ai eu une éducation spécialement écolo! Mais ça n’était pas propre à ma famille je pense. A l’époque, personne n’avait conscience que la pollution, c’était le mal et qu’il fallait protéger la planète. On commençait juste à entendre les messages de WWF pour sauver les pandas !


4/ Si tu en as eu un, quel a été ton déclic ? Une rencontre, un reportage, un livre ?
Mon déclic a été ma première grossesse. Enceinte, je me crémais très souvent d’anti-vergeture et je me souviens avoir entendu à la radio une étude sur les parfums et leurs méfaits sur la croissance des fœtus. J’ai été interpellée et je me suis dit que ce qui était valable sur les parfums l’était certainement sur beaucoup d’autres produits. J’ai commencé à faire des recherches sur internet et là...surprise ! L’horreur ! Je n’avais jamais réalisé qu’il y avait des polluants dans nos cosmétiques mais surtout dans notre alimentation. Quand mon fils a eu 6 mois et qu’on a commencé sa diversification, il m’a donc semblé évident de lui donner des produits bio. On a démarré l’expérience avec Les paniers de Martin qui nous livraient un panier de produits bio, locaux et de saison, chaque semaine. Puis très vite, on est passé au tout bio, pas seulement les légumes mais toutes nos courses. Nous n’avons pas la chance d’avoir un boucher bio à proximité, mais à chaque période de vacances scolaires, nous allons nous fournir pour la quinzaine en viande dans une ferme bio, la ferme du Milon à Chaponost.


5/ Quelles sont tes bonnes habitudes ?
On est au tout bio niveau alimentation mais aussi en cosmétiques avec comme fournisseur officiel M&Oz et le plus possible en produits d’hygiène (cup plutôt que tampons, produits rechargeables et recyclables etc). On s’est aussi équipés de bocaux en verre pour pouvoir acheter du vrac pour tous nos produits quotidiens (pâtes, riz, graines etc)


6/ Quelle serait ta prochaine étape ?
Ma prochaine étape c’est la culture de légumes bio dès qu’on aura racheté une maison :-) J’aimerais aussi arriver à ce qu’on puisse se passer de gluten mais si ça doit se faire, ce sera sur le long terme !


7/ Ce qui t'énerves le plus au quotidien ?
Ce qui m’énerve le plus au quotidien, au niveau mondial, c’est de voir aux infos des pollueurs internationaux qui continuent leur petit trafic sans être inquiétés. Ils tuent notre planète – et donc nous ! - à petit feu et tout le monde trouve ça normal… J’aimerais qu’il y ait une puissance internationale de consommateurs qui s’élève et qui arrête ce genre d’absurdités.
Au niveau local, ce qui m’agace le plus c’est d’entendre des gens dire « ah le bio, ça sert juste à te faire claquer plus de fric, c’est marketing ! ». J’ai du mal à comprendre que des gens intelligents, cultivés, instruits puissent avoir ce genre de raisonnement…


8/ Quelle est ta plus grosse honte ?
Ma plus grosse honte c’est de consommer de l’eau en bouteille. :-( pas le choix : l’eau distribuée dans l’appartement qu’on loue actuellement est dégoûtante au goût mais laisse aussi un dépôt rougeâtre sur notre égouttoir… Elle ne nous inspire pas confiance :-(


9/ Une habitude vraiment pas bien à nous avouer ?
J’avoue que je n’aime pas du tout compresser les bouteilles pour les recycler. Heureusement que j’ai un mari qui le fait pour moi ! Il râle, mais il le fait ! :-)


10/ Une astuce à partager avec nos lecteurs ?
Pour apporter sa pierre à l’édifice et protéger sa santé, il faut y aller en douceur : entrer dans le bio par les œufs et le lait, puis petit à petit des produits qu’on trouve en supermarché. Par contre, il faut TOUJOURS regarder les étiquettes : parfois, les produits bio comportent des additifs encore pire que ceux des produits que j’appelle « pétroliers » ! Et une règle d’or : consommer au maximum des produits locaux donc français et de saison.


mercredi 8 février 2017

recette simplissime : pain de mie maison

Bonjour !

Aujourd'hui, une recette de cuisine bien basique, et quoi de plus basique ? le pain pardi !

Chez nous, on est très pain de mie, et comme on n'aime pas trop les emballages plastiques et les additifs du pain de mie du commerce, je fais le pain moi-même grâce à ma machine à pain !




Au début, quand l'idée à germer dans ma tête de faire le pain moi-même, je voulais être sûre de mon coup. Car acheter une machine à pain, qui prend une place folle, pour faire une seule chose... on est loin du minimalisme ! Après avoir goûter du délicieux pain maison chez une amie et chez mon frère, j'ai fini par sauter le pas. J'ai acheté ma machine à pain Moulinex d'occasion à un gars qui avait du l'utiliser deux fois (avant de se rendre compte qu'il était plus simple d'acheter le pain à la boulangerie)... donc comme neuve !

Passons à la recette :)

Ingrédients :
- 1 sachet de levure boulangère
- 190g de farine de blé complète
- 200g de farine de blé
- une cuillère à café de sel
- 180 mL de lait (lait végétal pour une version vegan)
- 50 mL d'eau
- 20 mL d'huile d'olive
- 2 cuillères à soupe de miel (ou sirop d'agave pour une version vegan)

On met tout dans la cuve de la machine à pain dans l'ordre, on remet la cuve dans la machine, programme 6 (pain sucré), 750g et cuisson au max, c'est parti pour 3H20 !
La machine pétrit la pâte, elle la laisse lever et elle la cuit.


En vrai, c'est deux fois plus gros... 


J'avais trouvé cette recette sur le net et à la base il y avait du beurre fondu. Mais pour simplifier, je l'ai remplacé par de l'huile d'olive (vraiment ça ne se sent pas). Pour la partie des ingrédients liquides, je verse les ingrédients directement dans mon verre doseur, 180mL de lait, puis je rajoute de l'eau jusqu'à 230mL, puis l'huile d'olive jusqu'à 250mL.

Depuis que j'ai la machine, je ne fais que cette recette, d'un côté elle n'est pas très exploitée, mais d'un autre, je fais la recette les yeux fermés en moins de 5 minutes. Et ce n'est pas une corvée de faire le pain, faut juste être dans le coin pour sortir le pain 3H20 après.

Le seul inconvénient de faire son pain soit-même c'est d'avoir assez de farine, et quand on l'achète en vrac, c'est plus compliqué d'acheter des grosses quantités. Alors parfois, j'achète aussi des baguettes au magasin bio avec un sac à pain en tissu, en mode zéro-déchet. Mais le pain de mie maison c'est tellement meilleur !


Coralie :)

jeudi 2 février 2017

l'émission qui fait du bien


Vous avez le moral en Stéphane berne, je me trompe ? Rocket Juice à la rescousse !
 Voici un documentaire qui devrait raviver la flamme qui brûle en chacun de nous  :  
Cosmos, A Spacetime Odyssey



"You. Me. Everyone. We are made of star stuff."

Cette série de documentaires en 13 épisodes de 45 minutes chacun va vous faire découvrir l'histoire du monde comme aucun autre documentaire avant lui. Reprenant l'émission de Carl Sagan, l'astrophysicien Neil deGrasse Tyson nous plonge au plus profond de la Vie avec intelligence et bienveillance. Tout est simple et évident, et chaque épisode nous rend heureux. Heureux car il nous montre que la magie est partout pour qui sait la voir. On est proche du merveilleux tant on en ressort grandit.

Cette émission est ce dont on a le plus besoin en ces temps troublés. En ces temps où chacun vit pour soit et où l'égocentrisme ne laisse que peu de place à la compassion. D'une certaine façon elle explique tout ce que j'essayais maladroitement de dire dans mon billet d'humeur daté du 20 janvier. De l'infiniment petit à l'infiniment grand, du défini à l'indéfini, de la lumière à l'obscurité, elle aborde des notions qui dépasse l'entendement et approche au plus près du mystère de la Vie. Elle nous emmène à des années-lumière toucher les étoiles et nous ramène sur Terre pénétrer le secret de l'évolution. Elle nous fait voir grands, elle nous fait voir petits, elle nous fait voir les yeux grands ouverts. Elle nous fait rêver et elle nous fait aimer.

Prenez le temps d'embarquer pour ce voyage inédit et reconsidérez vos petits tracas. Vous éteindrez votre poste de télévision le cœur rempli comme un soleil et l'envie de déplacer des montagnes !


"Cosmos est une vraie bouffée d'oxygène. Ludique, beau et passionnant de bout en bout."

"Ce que la télé peut faire de mieux, de la vulgarisation de haut vol, du genre de celle qui donne envie de remonter le temps pour choisir une filière scientifique. Du rêve, de la réflexion et un peu d'espoir..." 


★ ★ ★ ★ ★

  
 




Cosmos, A Spacetime Odyssey, disponible sur Netflix et en DVD et Blu-Ray


Mélisande 


vendredi 27 janvier 2017

peut-on être écolo sans être minimaliste ?


Tout d'abord, je vais donner ma définition d'écolo et de minimaliste.
Selon moi être écolo, c'est chercher à avoir le moins d'impact négatif possible sur l'environnement et les êtres vivants. Être minimaliste, c'est éliminer au maximum le superflu pour se concentrer sur l'essentiel. Dans les deux cas, c'est plus un but vers lequel on tend qu'un état en soi. La perfection n'est pas de ce monde.




Comment se traduit l'écologie dans notre consommation de tous les jours ?

En regardant la provenance de l'objet, sa fabrication, le chemin qu'il a parcouru pour venir jusqu'à nous, les conditions de travail de la personne qui l'a fabriqué, l'entreprise qui va s'enrichir grâce à nous, les matières utilisées, sa durabilité, son impact sur les animaux... beaucoup de questions à se poser... et parfois ça peut être décourageant. 
Sans parler du fait qu'un objet écologiquement irréprochable (si cela existe) a un coût bien plus élevé.

Alors je pense qu'on ne peut pas tendre vers un style de vie écologique sans devenir minimaliste... 

Il y a quelques années de ça, quand je ne me posais pas trop de questions,  ma salle de bain était remplie de cosmétiques. Gommage pour le visage, gommage pour le corps, shampooing, après shampooing, masque pour les cheveux, pour le visage, contour des yeux, sérum, maquillage à gogo (que je n'utilisais pas vraiment), vernis à ongles, différents produits d'épilation, parfums.... et pourtant je n'étais pas une fille spécialement tirée à 4 épingles ou accro aux cosmétiques. Juste "normale". 
Si j'avais voulu remplacer chaque élément par une version bio / locale/ équitable / cruelty free, j'en aurais passé du temps à checker les étiquettes, à vérifier l'éthique de chaque entreprise, et cela m'aurait coûter une petite fortune !
 
J'ai forcément du passer par une phase de désencombrement.



Aujourd'hui nos produits d'hygiène sont très limités , un seul savon et un seul shampooing pour toute la famille. Un nombre limité de produits pour ma peau, de moins en moins de maquillage  (on pourrait aussi parler du cas du fond de teint qui nous sert à cacher des imperfections que lui même provoque), plus de vernis à ongles. Et il y a aussi énormément de produits de la cuisine qui sont très utiles pour remplacer les gommages et masques pour le visage.
Pour chaque chose, je sais d'où ça vient, c'est beaucoup plus simple quand il y en a moins... comme on dit "consommer moins mais mieux". Alors bien sûr rien n'est parfait, dans ma trousse à maquillage il y a un rouge à lèvres d'une marque grand public qui fait presque flipper tellement il tient toute la journée.  Quand je l'ai acheté, j'étais déjà dans une démarche écologique et j'assume complètement mon acte irresponsable, parce que je le vaux bien.  Mais c'est déjà un progrès par rapport à une époque où chaque achat était complètement irréfléchi. 

J'ai donné l'exemple des produits d'hygiène mais ça s'applique à tous les aspects de la vie quotidienne : alimentation, vêtements, loisirs, voyages. Et c'est à chacun de décider ce qui peut être simplifié et ce qui reste essentiel dans sa vie. 


Je suis persuadée qu'un style de vie écolo ne peut pas se faire sans lâcher quelques trucs au passage...


Coralie :)



vendredi 20 janvier 2017

juste une mise au point

 






On vit dessus, on marche dessus, on respire, on aime, on court, on rit, on pleure, on vole. On se dispute, on crache, on crie, on tue. On salit. On oublie. On oublie que l'on est infimement ridicule. Qu'est-ce que l'Homme représente aux yeux de l'univers pour être si prétentieux ? Réponse : rien (Rick Hunter riprizent) Vous vous sentez meilleur que les autres avec vos pompes dernier cri ? Vous ne vous sentez plus pisser parce que vous êtes passé à la TV ? Vous pensez que votre vie mérite toute l'attention du monde parce que vous réussissez mieux que les autres ? Vous pensez que 82K likes sur Instagram font de vous le roi du monde ? Dîtes-vous bien que le Monde s'en fout. Vous n'êtes rien. 

Dans 100 ans on vous aura oublié.

Le temps d'un clignement d'œil au regard de l'univers.

Si vous voulez laisser une trace, changez le monde ! Aimez, vivez, transmettez. Respectez. Préservez. L'environnement, la vie, l'amour, l'oxygène, l'eau. Pour que les générations futures puissent vous remercier. Pour que les autres espèces puissent exister encore longtemps. Pour qu'on puisse tous vivre sur Terre encore quelques milliards d'années. 

On vit chacun sur sa planète sans avoir les pieds sur Terre. Il est parfois bon de prendre du recul et de se rappeler avec humilité que l'on ne fait que passer. On est rien. De prétentieux petits riens qui n'avons la chance d'être en vie que par un heureux hasard.

Personne n'a besoin de nous. La Terre n'a pas besoin de nous.

En revanche, nous sans elle, nous ne sommes plus rien, nous n'existons plus du tout. Nous lui devons tout (si cette phrase sonne comme un slogan d'autocollant, tant pis). Alors pensez-y avant de jeter votre plastique gras de pizza surgelée ou d'acheter une fringue dégueulasse pleine de produits chimiques. La Terre vaut mieux ça. Et même si nous sommes des petits riens, nous aussi on vaut mieux que ça.



crédits photos // la Terre vue de la Lune lors de la mission d'Apollo 11 (1969, N. Armstrong, M. Collins et E. Aldrin) et la Terre vue de l'ISS par Thomas Pesquet (2017)





Mélisande