lundi 6 novembre 2017

Less is more

Ça fait un petit bout de temps que j’ai envie de partager mon expérience sur le minimalisme. 


j’ai beaucoup repoussé cette note, ne me sentant pas vraiment légitime sur le sujet tellement ma bibliothèque déborde, par exemple…

Mais finalement c’est comme tout, le minimalisme est un chemin, et j’ai encore de la route devant moi…


J’ai toujours aimé l’idée de la simplicité volontaire et bien sûr j'ai lu La Magie du Rangement de Marie Kondo prêté par une amie . J’ai trouvé la lecture sympa mais je ne me suis pas pour autant jetée dans un tri drastique ; considérant limite que c'était pas si pire chez nous , on a peu de meubles et j’avais planqué pleins de trucs dans les placards… bref en apparence, rien ne débordait…

Le vrai déclencheur a eu lieu il y a un peu plus d’un an après une chute en vélo amortie sur ma main droite qui m’a obligé à stopper net mon travail d'illustratrice pour un bon mois … Après cette journée à courir (urgences, pharmacie, CPAM) je me retrouvais incapable d’ouvrir ma porte avec ma main gauche et fondait en larmes sur mes marches … 2 jours après je monte à Paris me remonter le moral et BAM l’amie qui me logeait se fait cambriolée après que j'aie laissé sa clef dans la boite au lettres au moment de repartir... À cette époque, j'avais un rythme de fou, je stoppais mes journées plus tôt pour aller chercher mon fils, c’était la course et je frôlais le burn out . Je me sentais submergée et à mon retour de Paris, culpabilisant à fond je me suis comme projetée d'avoir été cambriolée avec toutes nos affaires sans dessus-dessous. Incapable de travailler avec ma main droite en écharpe, je me suis lancée dans un énorme tri. Un tri pour déstresser et pour y voir clair. Pour une fois depuis longtemps, j’avais du temps devant moi .

En 5 jours, j’ai vidé 50% de mon dressing, babioles, livres etc... J'ai tout déposé dans des boites à partage et plus question de tout planquer dans des boites, ou dans les placards... quand on vide, on vide on ne range pas ! Car même ce qui ne se voit pas encombre l’esprit !
Ce tri a continué longtemps et continue encore aujourd'hui un peu chaque jour en essayant surtout de ne pas me réencombrer en consommant moins et mieux. 

Ma motivation première n’était donc pas écolo mais découlait d'un besoin de simplicité, de se faciliter la vie, aérer mon appart, ma tête ...  Y voir clair ! Par contre, je me suis vraiment sentie confrontée à un amoncellement de détritus en voyant tout ce gaspillage d’objets que j’avais bêtement accumulé. Cette prise de conscience a changé mon mode de consommation et a déteint sur tout le reste :


. J’ai arrêté de me maquiller le mois suivant , ça parait bête mais j'avais l'habitude de ne jamais sortir le visage totalement nu et au début ça a été comme une épreuve.
J'y suis revenue doucement après, les jours où j'ai envie et avec des bons produits bio.
. Je me suis mise au vrac et aux bouteilles en verre pour mes courses (ayant cette conscience du déchet). Après je continue d'aller au Gros U* pour beaucoup de choses mais petit à petit de moins en moins...
. J’ai décidé de travailler moins et de ne plus accepter les commandes stressantes ou celles que je faisais sans cœur avec la boule au ventre ! Mon travail d'illustratrice s'en est vu amélioré à bien des niveaux !
. J'ai limité les réseaux sociaux, me contentant surtout d’Instagram que j’aime beaucoup (en essayant de suivre peu de comptes pour ne pas tomber dans le puit sans fond d’internet dont je sais je peux être très vite victime…)

Bon évidemment, je suis bien bien loin d’être Béa Johnson** et je fais encore pleins d’entorses en achetant trop souvent à emporter à midi avec emballage et tout, mais petit à petit ça se met en place…

Je n'écris pas ces lignes pour passer pour un modèle de consommation ou de sérénité (j'ai toujours eut des angoisses et elle sont encore là ... mais réduites) 

Le minimalisme n'est pas une solution mais une clef ! 

Il a amélioré nos vies en nous faisant gagner de la légèreté, de la place et du temps… et le temps finalement c’est ça le vrai luxe !


Je regrette de ne pas avoir de photos avant/après de notre appart car je n’ai pas anticipé le truc mais je vous montre un aperçu d' aujourd’hui :





Bon là c'est rangé mais en général il y a toujours des jouets, et papiers qui trainent, hein !
Placard ouvert c'est une autre ambiance (je n'arrive pas à me séparer de mes livres) :


... Toujours rangé pour la photo, nos draps sont généralement défaits :


En meubles, on a toujours été au minimum donc on ne s'est débarrassé de rien à ce niveau-là. On vit à trois (4 avec le chat ) dans un appart de 63m2 (sans cave ni grenier) mais avec de grands placards intégrés dans chaque pièce. À un moment ils débordaient tellement qu'on pensait même acheter une commode pour la chambre... Quand j'y repense ...






Aujourd'hui je ne suis plus attachée aux choses, je plains les gens avec des grandes maisons et placards qui débordent ... Je ne ressens plus l'envie d'avoir plus grand !

Je n’ai plus que des objets et des habits que j’adore, ne me pose pas mille questions le matin pour m’habiller et me sens libre de déménager sur un coup de tête…

Je ne fais du coup quasi plus de virée shopping au moindre coup de blues (de toutes façon ça aide en rien et pas question de me réencombrer… d'autant que maintenant quand j’achète un habit dont j'ai vraiment envie/besoin, un autre sort de la penderie)

Par contre, j'ai compris que je ne serai jamais minimaliste avec un grand M, un appart vide en noir et blanc me glace plus qu'il ne m'enthousiasme. J'ai trop besoin de vie, de couleur, d'accrocher des petites images partout, d'être entourée de livres, de plantes, de jouets et de petites choses qui me mettent en joie et rendent mon appart cosy.





Je sais combien ça motive et encourage de voir les retours d’autres personnes (en tout cas, pour moi c’était ça, j'ai lu un max d'articles sur le sujet) donc si le sujet vous intéresse je vous invite à lire :

. Les super articles de Coralie sur ce blog-même qui m’avait bien motivé (, et ... )
.  L’art de la simplicité (et les autres livres) de Dominique Loreau
. Sur youtube j'aime bien regarder les vidéos de
. Sur Netflix : Les minimalistes


(Et un gros merci à Mélisande pour m'avoir encouragé à plusieurs reprises à écrire ces lignes, en plus ça me motive pour d'autres articles)

* Super U ;)
** Auteur de Zéro-Déchet



                                                                      

                                                                      Isacile :)

dimanche 23 juillet 2017

l'achat d'aujourd'hui, c'est le déchet de demain.


Hello tout le monde !

Quand on se lance dans l'écologie et le zéro-déchet, on aurait envie de tout changer en même temps, et on a envie que ça se voit ! C'est joli les bocaux dans le placard, le balai en bois et sa pelle en métal, les tupperwares en verre et les cintres de bois... ça claque sur Instagram !

Sous prétexte que les objets en plastique c'est pas solide, on les jette pour les remplacer par des objets équivalents dans une matière durable... sauf que le cintre en plastique, certes il dure moins longtemps qu'un cintre en bois mais il dure ce qu'il dure, le remplacer alors qu'il est encore en bon état ne va pas faire de vous quelqu'un de plus écolo, bien au contraire...

Ça fait quelques années que j'ai un sac de rasoirs jetables à utiliser (rasoirs que je garde plusieurs mois chacun), je ne vais pas les "donner" (donc les jeter) sous prétexte que c'est mieux d'avoir un vrai rasoir en métal avec les lames rechargeables qu'on peut acheter en vrac, toussa, toussa... Quoiqu'il arrive, un jour ou l'autre ses rasoirs jetables seront jetés. Alors autant que ce soit le plus tard possible.






Tout simplement, quand un objet en plastique est fabriqué, il sera un déchet, un déchet qui mettra des centaines d'années à se dégrader. 

J'en arrive à deux conclusions :


1/ Utiliser un maximum ce qu'on a déjà, même si c'est en plastique.
2/ Au moment d'un achat, se poser les questions suivantes :

  • En ai-je vraiment besoin ? (non mais vraiment VRAIMENT besoin ?)
  • Si oui, puis-je l'emprunter ? (tellement d'objets dorment dans les placards et sont sous-utilisés)
  • Puis-je l'acheter d'occasion ? (et quand on en a plus besoin, on le revend)
  • Si je l'achète neuf, puis-je le trouver dans une matière durable

Rappelez-vous aussi que chaque achat est un bulletin de vote qui dit "fabriquez-en plus !", alors soit on s'abstient, soit on vote "matière écologique et durable". Car l'achat d'aujourd'hui, c'est le déchet de demain.


Coralie :)

jeudi 22 juin 2017

en route vers la déconsommation !


Moi dans les années 80. Je n'en avais pas forcément conscience, mais voilà un parfait exemple de petit bonheur participant au grand Bonheur !

Enfant des années 80, j'ai toujours eu l'habitude d'acheter. Acheter comme un réflexe. Acheter comme on respire, c'était inscrit dans nos vies. Chaque sortie sans magasin ni étals était fade et insipide et rentrer de shopping ou de voyage sans achat était un monstrueux échec et une énorme frustration. Pourtant, que m'apportait un vêtement ou un une merde de bibelot de plus quand j'en avais déjà plein ma chambre ou mon appartement ? Le plaisir. Le plaisir rassasié de la nouveauté. L'excitation suprême de la possession. Mais combien de temps durait ce plaisir ? Pas assez apparemment, puisque très vite je succombais à nouveau à l'envie. 

Quand j'ai pris mon premier appartement, je vivais à peine à 10 minutes à pied d'un centre commercial. Je ne travaillais pas encore beaucoup et je m'ennuyais souvent. Alors je faisais ce que j'avais pris l'habitude de faire, je consommais. Je n'avais pas beaucoup de sous, mais qu'à cela ne tienne, j'allais chez Zara. Ne nous avait-on pas appris que plus on possédait plus on était heureux ? Que plus on possédait plus on pouvait briller en société ? N'était-ce pas le comble du chic de pouvoir sortir avec une tenue différente chaque jour et d'étaler à la face du monde notre porte-feuille comme un pied de nez à la société ? D'inviter chez soit les gens pour les impressionner de nos multiples possessions ? Des bonnes affaires, j'en ai fait, et des objets et des vêtements, j'en ai possédés à la pelle ! Aujourd'hui pourtant, pas un seul de ces achats n'est resté. Je me rends compte que je ne les ai jamais vraiment appréciés.

Et puis je développais cette passion dévorante pour le e-shopping. Toutes les merveilles d'internet à porter de clic, c'était magique ! Et la formidable excitation de recevoir un colis était comme un petit Noël à chaque fois. Je ne me rappelle pas la moitié des gadgets que j'ai pu acheter. Une bague fraise cassée au bout de 15 jours (Formidable ! Sur le ton de Gérard Darmon quand Odile Deray lui raconte qu'elle avait dormi en bas parce qu'elle avait prêté son pull. Voilà, ce type d'objet était au moins aussi passionnant), une paire de boucles d'oreille revolver en plastique, des objets de décoration cheap oubliés depuis et des articles Asos au moins aussi bien cousus que ceux de Zara (sans parler de leur éthique commune). J'achetais parce que je pouvais, non pas parce que je voulais.

Mes placards se remplissaient à vue d'œil d'habits et d'objets hétéroclites made in China (ou Indonesia, India ou Cambodia voire même Roumania, même combat !) au moins aussi moches les uns que les autres dont je ne me rappelle même plus. Je vivais seule mais je n'avais déjà plus de place nul part dans mon 52m2. En étais-je alors plus heureuse ? Non. Car les véritables trésors de cette époque ce sont finalement mes souvenirs de jeunesse. Les soirées, les retours en Vélov qui ne roulent pas droits, les concerts, les concerts encore, les expéditions à Paris, Londres, Bruxelles ou Berlin avec les copines. Les crises de rire, les photomatons, les embrassades, les petits verres de trop. Ce sont là les biens les plus précieux. À la poubelle le débardeur synthétique made in China, aux Emmaüs tous les bibelots en plastique et autres kitcheries trouvées en vide-grenier ! Place à l'appréciation plutôt qu'à la possession !

Ça c'est du pur bonheur en tranche de photomatons ! Et on n'avait même pas bu ! Enfin, je crois... (big up à Nina et Marie <3 et le bout de soutien-gorge c'est cadeau !)

Aujourd'hui, je ne suis pas passée maître en minimalisme ni ceinture noire de l'achat raisonné, il y a toujours des achats plaisirs qui viennent se glisser entre les achats besoins. Mais je fais attention. J'ai opéré un tri magistral et j'ai donné plus de la moitié de ce que je possédais. Je me sens mieux et j'y vois plus clair. Je sais ce dont j'ai besoin, car j'ai appris à me connaître. Je sais ce qui me va. Je sais ce que je vais lire ou ne pas lire, je sais si un objet va m'enrichir spirituellement ou non. Et quand je fais un achat qui ne va pas dans ce sens, je culpabilise énormément et je finis par le rendre, ou, le cas échéant, le donner (merci les boîtes à partages !). Chaque sous mal dépensé me retourne les boyaux comme un poisson pas frais.

J'ai appris que le bonheur avec un grand B ce sont les petits bonheurs et pas les petits plaisirs. Ce n'est pas acheter la dernière paire de chaussures à la mode ou frimer dans la rue avec une paire de lunettes improbables. Les petits plaisirs, si on les multiplie on n'atteint pas le bonheur, juste un niveau élevé de blase-attitude. Plus tu possèdes, moins tu savoures ! 

Les petits bonheurs de la vie c'est apprécier ce que l'on a déjà et la chance d'avoir ce que l'on a. Pas besoin de partir à l'autre bout du monde pour ça (même si ce sont des expériences intenses qui nous enrichissent incroyablement aussi) car ce sont souvent des petites choses ! Samedi après-midi, 17h, je portais ma fille dans les bras, ses petits mains sur mes épaules. Nous déambulions sous les arbres, au bord de l'eau. Il faisait bon (pas 37°...). Son petit visage était blotti dans mon cou, le vent soufflait doucement dans la voûte de feuillages que les arbres dessinaient au-dessus de nous, le soleil étincelait à travers les branches et miroitait sur les ondulations douces du fleuve... Cette sensation de bonheur m'a fait me sentir plus riche que tous les Bill Gates du monde ! 

Mon papa m'a souvent dit qu'avant de s'endormir il était bon de se remémorer trois bons moments de la journée. Et c'est tellement vrai ! Parfois ce sont des petits riens, comme un bon café, une légère brise ou un sourire dans la rue. Même ces tout petits bonheurs peuvent nous rasséréner si l'on sait en prendre conscience ! J'ai vu passer ce matin sur un réseau social dont on taira le nom la vidéo d'une jeune femme rétorquant avec aplomb et fierté qu'elle préférait pleurer dans une Ferrari plutôt que de rire sur un vélo. Comme je la plains.



Mélisande



vendredi 16 juin 2017

vacances eco-friendly à Barcelone

Hola !
C'est bientôt l'été, peut-être avez-vous prévu de passer quelques jours dans ma chère ville d'adoption : Barcelone. Je vais vous donner quelques trucs pour passer de bonnes vacances, respectueuses de l'environnement et respectueuses des habitants.



 

À nous de vous faire préférer le train... 

Il n'y a pas que les compagnies aériennes low-cost pour se rendre à Barcelone. Depuis la France on peut s'y rendre directement en train. Ok, c'est 6H30 de TGV pour faire Paris-Barcelone, mais on part du centre de Paris (Gare de Lyon) pour arriver au centre de Barcelone. Quand on prend l'avion, entre le trajet vers l'aéroport, l'enregistrement des bagages, la sécurité... je pense qu'au final, on est pas si loin des 6H30 de TGV. Avec un bon bouquin, ça se passe très bien (avec un enfant de 5 ans, c'est plus galère...). Question prix, il faut s'y prendre l'avance et ne pas hésiter à comparer le tarif SNCF et le tarif RENFE (compagnie espagnole), en sachant aussi qu'on économise les trajets vers les aéroports et le bagage en soute...

On évite les logements illégaux... 

Comme vous devez le savoir, Barcelone est une ville saturée de touristes. Et il y a de plus en plus d'appartements touristiques car les propriétaires préfèrent louer leur appartement en location saisonnière plutôt qu'en location à l'année car ils gagnent bien plus d'argent, ce qui fait flamber les prix de l'immobilier. Pour ne pas participer à ce phénomène, il est important de se loger dans un appartement qui paie sa licence touristique, pour cela vous pouvez vérifier si l'appartement où vous allez séjourner est légal ou non. 
Barcelone est une ville de fête, mais il y a aussi des gens qui travaillent et qui doivent se lever tôt le matin, alors en rentrant de boîte, on garde le silence ! Merci  ;)

 

On se déplace écolo...

Barcelone est une ville parfaite pour s'y promener à pied ou à vélo. On évite les segways, les trottinettes électriques et les tours d'hélicoptère, por favor ! Les vélos rouges et blancs en libre-service que l'on voit partout sont réservés aux résidents mais il y a plein de loueurs de vélos. Alors pour se sentir comme Shakira, on prend la bicicleta
La ville est aussi très bien desservie par les bus et les métros. En achetant une carte T10 à 9,95€, on a 10 trajets, on peut même partager la carte à plusieurs. Les métros roulent de 5H à minuit tous les jours, sauf les samedis où ils durent toute la nuit.

 

Acheter ses vêtements d'occasion...

L'Espagne c'est le paradis de la fast-fashion : Zara, Desigual, Bershka, Pull&Bear, H&M, Oysho, Stradivarius et j'en passe... et c'est vrai que les prix sont moins chers qu'en France, mais c'est pas une raison  ! Je connais des magasins encore moins cher : les friperies ! 

Barcelone en regorge, ma friperie préférée c'est Humana, il y a 17 boutiques différentes dans toute la ville. D'ailleurs on y trouve beaucoup de vêtements fast-fashion, mais pour un prix beaucoup beaucoup moins cher, des vêtements pour homme et pour enfant, des chaussures, des accessoires... Vous ferez une bonne action et vous ferez du bien à la planète car le vêtement le plus écologique est le vêtement qui est déjà fabriqué. Mes meilleures adresses : 
  • Humana Universitat (Ronda Universitat, 19) 
  • Humana Sant Antoni (Ronda de Sant Antoni, 45) 
  • Humana Sagrada Familia (Carrer Provença)
  • Humana Raval (Carrer de l'Hospital, 91)
Mais si vous voulez quelques chose de plus excentrique, je vous conseille de faire les friperies de la Carrer dels Tallers dans le Raval (perso je les appelle les "frimeries"). On y trouve beaucoup d'import US : des blousons de motos, des vraies santiags, des blousons de capitaine de l'équipe de foot, des robes de bal de promo... la pièce que vous trouverez dans ses boutiques sera forcément stylée ! Les prix sont plus élevés que dans une friperie classique, voire plus élevés que les friperies parisiennes. Les magasins les plus sympas : 
  • Flamingo Vintage Kilo (Carrer dels Tallers, 31 mais aussi carrer Ferlandina, 20 et carrer d'Avinyó, 24) 
  • Holala!  (Carrer dels Tallers 73, Plaça Castella 2 et une autre carrer Riera Baixa)


 

  

On mange végétarien...

Et si pour compenser son bilan carbone du voyage en avion, on mangeait végétarien pendant le séjour ? 
Je n'ai pas essayé tous les restaurants végétariens de Barcelone, car en général dans la plupart des établissements, il y a des alternatives. Mais voici mes bonnes adresses :
  1. Aguaribay (C/Taulat 95, M°Poblenou), tout est végétarien et tout est trop bon, même les desserts !
  2. Teresa Carles (C/Jovellanos 2, M°Universitat), il est plus central et tout aussi bon !
  3. Café Menssana (C/Sardena 48, M° Ciutadella/Vila Olímpica), ce restaurant n'est pas exclusivement végétarien, mais il y en a pour tous les goûts, l'équipe vraiment très sympa et un des rares endroits de Barcelone où on peut faire des brunchs :)
Et si vous voulez quand même manger des tapas, vous pouvez vous régaler de patatas bravas, pan con tomate, pimientos del padrón...




 On découvre le compost !

Le truc génial que j'ai découvert en déménageant à Barcelone c'est le compost ! Ici on peut trier son compost et ça fait une sacrée différence sur le poids de la poubelle au final. Depuis nos efforts sur la réduction de nos déchets, on ne vide la grosse poubelle de déchets non-recyclables seulement une fois par mois.
Comment ça marche ?
Dans la rue, il y a des containers de couleur, à chacun correspond un type de déchets:
  • Vert : c'est le verre ! Les bouteilles, les pots en verre (sans les bouchons)... 
  • Bleu : Papier / carton, là aussi c'est pas bien compliqué, on évite juste les cartons sales.
  • Jaune : les emballages. Que ce soient les bouteilles d'eau, les tetra-pak, les emballages de chips, les pots de yaourts, et même les sacs plastiques. Je ne sais pas quel est vraiment le taux de recyclage de ces emballages, car je sais qu'en France, on ne met pas les pots de yaourts au recyclage... 
  • Marron : les matières compostables, épluchures, reste de repas, serviette en papier sale, bouchon de liège... Je vide ma poubelle de compost tous les 3 jours (car ça sent vite) dans un sac biodégradable. 
  • Gris : le reste ! 
Si vous voulez bien faire le tri, vous pouvez vérifier sur ce site dans quelle poubelle jeter votre déchet. Je l'utilise régulièrement, car j'ai souvent des doutes. 


Ya tengo la bolsa 

En Espagne, comme en France, on emporte son petit sac en tissu dans le sac à dos, car depuis le 28 mars 2017, les sacs plastiques gratuits sont interdits. Sans oublier votre gourde que vous pourrez remplir gratuitement aux nombreuses fontaines de la ville ! L'eau du robinet est potable malgré son odeur de piscine... 

Voilà, en espérant que ces quelques conseils pourront vous aider à continuer vos efforts même en vacances ! 



Coralie :)



lundi 5 juin 2017

j'ai testé : les mouchoirs en tissu





Comme c'est la période des pollens c'est le moment ou jamais de vous parler des mouchoirs en tissu ! Je voulais écrire cette note cet hiver (le deuxième moment ou jamais d'en parler) mais je n'en ai pas eu le temps. Pourtant je sortais d'une méchante rhinite comme je n'en ai jamais eu et je peux vous dire que mes petits mouchoirs en tissus ont été mes fidèles amis et qu'il ne m'ont pas laissé tombée malgré cette rude épreuve. Bon, pas de chance, j'en avais pas assez pour tenir le coup et j'ai du acheter une boîte de Kleenex pour amortir le choc (après tout une boîte en carton c'est toujours moins pire que des paquets plastiques emballés dans un grand paquet plastique). 

Quoiqu'il en soit ça a été une excellente occasion de tester les mouchoirs en tissu dont j'avais hérité de mes grands-parents, avec les initiales brodées et tout. -Aaaah dégueu ! diront certains. Mais non, ils étaient blancs comme neige, comme neufs oserais-je même dire. Et après l'épisode douloureux de ma rhinite ils le sont restés. Je les lave à 40° en même temps que n'importe quelle lessive de blanc et il ressortent impeccable. Tout au plus je leur offre parfois un petit bain d'eau bouillante histoire de les désinfecter un bon coup. Ça ne demande donc pas d'entretien particulier, il faut juste en avoir assez pour éviter de se retrouver en panne. En plus de ça, ils sont bien plus solides qu'un mouchoir en papier (aller, qui ne s'est jamais mouché dans ses mains parce que le papier s'était déchiré ?). 

Les mouchoirs en papier génèrent des déchets qui mettent 3 mois à disparaître dans la nature, sans parler de leurs emballages en plastique rarement recyclables et de l'encombrement de nos poubelles. Il utilisent très peu de matière recyclée (19% seulement) quand pourtant leur emballage le mentionne. Et n'oublions pas que pour produire une tonne de papier, il faut pomper entre 100 et 200 tonnes d’eau, sans parler de leur blanchiment au chlore, autre source de pollution et allergène. 

En plus de ne coûter que quelques euros à l'achat pour des années d'utilisation, le mouchoir en tissu est sans risque pour la santé, réutilisable à souhait, solide et écologique. Je vous ai fait une petite sélection internet pour vous équiper si le cœur vous en dit, car le mouchoir en tissu en plus d'être écoresponsable peut être un accessoire cool et coloré !



1 / 5 mouchoirs Lamazuna (dont un qui fait pochette) fabriqués en Vendée / 25€
2 / 4 mouchoirs Présent Durable en coton biologique fabriqués en France / 13€
3 / 3 mouchoirs KUFU + 1 pochette de rangement fabriqués à partir de chutes de tissus à Lyon / 20€
4 / 1 mouchoir Lulu Nature en coton biologique fabriqué en France / 5,90€



Mélisande


jeudi 18 mai 2017

désencombrer les jouets : mission impossible ?
























Hello !

Comme vous savez, je suis très organisée, j'aime que ce soit rangé chez moi, j'utilise le minimalisme pour me simplifier la vie et me concentrer sur ce qui m'importe vraiment. Et ça fonctionne à merveille ! YEAH !

Bien sûr, je ne vis pas seule, je ne peux pas imposer ma manière de fonctionner à mes collocs alors je prends sur moi. Il paraît que l'exemple est la meilleure des persuasions... mais pas la plus rapide !
Bref, je laisse mon mari gérer ses trucs, ce n'est à moi de lui dire quel est son essentiel ou pas... mais quand il s'agit des affaires de mon fils de 7 ans, je suis tiraillée entre le laisser gérer (donc accumuler) ou trier à sa place dans son dos. Aucune des deux solutions ne me satisfait. Là, on touche à un problème de parentalité, toujours l'impression d'en faire trop ou pas assez...

Jusqu'à présent je le laissais gérer ses affaires, il a continué d'accumuler toutes sortes de babioles... et bien sûr, une chambre d'enfant désordonnée, ça finit toujours en "Maman ! Tu peux m'aider à trouver mon légo Batmaaaaan ?" #rien n'est perdu tant que maman n'a pas cherché. La petite phrase "Si tu avais moins de jouets, tu retrouverais plus facilement tes jouets préférés " ne sert strictement à rien, puisque naturellement CE SONT TOUS SES JOUETS PRÉFÉRÉS ! Bien sûr, ça me démange, de jeter des trucs derrière son dos (oui je l'ai déjà fait et oui je culpabilise), mais j'ai peur qu'il soit traumatisé à vie et que par réaction, à l'âge adulte, il devienne un acheteur compulsif. Mais le laisser faire tout ce qu'il veut en espérant qu'il prenne de bonnes habitudes tout seul en grandissant, c'est un peu comme si je le laissais manger des pizzas, des pâtes, des bonbons en espérant qu'à l'adolescence, il fasse une crise et réclame des légumes. 
Ne pas poser de limites à son enfant, c'est déléguer son rôle de parent à la société. Et la société, elle est pas trop minimaliste, ni écolo, ni bienveillante, ni sympatoche... 


Alors comment désencombrer la chambre d'un enfant sans le traumatiser ?



Primero, la méthode KonMari appliquée aux enfants c'est le plantage assuré. Quand on demande à son enfant de prendre chaque jouet dans sa main pour savoir s'il ressent ou non de la joie,  on peut être sûr qu'il va ressentir de la joie pour tous ! Résultat : 0 désencombrement.

Je vais vous dire ce qui semble avoir marcher pour mon fils. J'ai découvert une méthode sur un blog américain d'une maman minimaliste, du coup j'ai testé son truc et ça a plutôt bien marché.
Le but est d'impliquer l'enfant dans le tri. J'ai expliqué à mon fils l'intérêt d'avoir moins de jouets : pouvoir retrouver ses jouets préférés plus facilement et même qu'on pourrait peut-être remettre la main sur le légo Batman.
  
Pour tester la méthode, on a commencé par la boîte des "n'importe quoi", un joyeux mélange de figurines, de dinosaures, de jouets Kinder, de porte-clés, de babioles... bref tout ce que j'aime ! On a discuté de ses jouets préférés, il m'en a cité quelques uns, dont certains dont je n'aurais jamais soupçonné avoir de l'intérêt (comme quoi il faut faire attention à ce qu'on jette derrière leur dos). 

On a vidé la boîte de jouets sur le sol et on a remis les jouets préférés dans la boîte, ça doit représenter 20% de la quantité initiale. 
Ensuite on a rangé les autres jouets dans une autre boîte, une boîte de "peut-être". Je lui ai dit que je garderais la boîte dans un placard pendant deux mois, s'il se souvient d'un jouet à l'intérieur et qu'il en a envie, j'ouvre la boîte et je le lui donne (bien sûr, je le laisse pas fouiller, sinon il voudrait tout récupérer).  Il est OK avec le principe, on en a profité pour y mettre quelques puzzles qui ne sont plus de son âge...

Ça fait déjà 1 mois que la boîte de "peut-être" est dans le placard, il m'a demandé une seule fois une petite balle qui était à l'intérieur, naturellement, je suis allé la chercher. Les autres bricoles à l'intérieur ne lui manquent pas. Je vais bientôt donner tous ses jouets. Ils vont pouvoir trouver de nouveaux propriétaires qui vont jouer avec. 

Parce que c'est ça aussi le but du minimalisme : redonner de la valeur à chaque objet en le donnant à quelqu'un qui va pleinement s'en servir. Je me dis aussi qu'une partie de ses jouets finira directement dans la poubelle, babiole offerte "pour faire plaisir", qui a amusé 2 jours et qui a fini au fond d'un boîte de "n'importe quoi"... le plus simple serait de limiter la quantité de babioles !

Sinon, pour info, on a retrouvé le légo Batman, il était tombé derrière la bibliothèque, qu'il faudrait aussi trier, mais ça ce sera pour une autre fois ! Petit à petit, l'oiseau désencombre son nid...


Coralie :)




mardi 25 avril 2017

rockestionnaire #7




1/ Peux-tu te présenter en quelques mots ?
Je m'appelle Coralie, j'ai 35 ans, je suis illustratrice et je vis à Barcelone avec mon mari et mon fils de 6 ans.


2/ Te sens-tu l'âme écolo ?
Oui ! J'ai mis du temps à l'affirmer, car ça fait un peu hippie de se dire écolo, genre on a pas les pieds sur Terre. Mais maintenant, je pense qu'il y a rien de plus concret que de se préoccuper de l'air que nous respirons, l'eau que nous buvons et la nourriture que nous mangeons.


3/ Dans l'éducation que tu as reçue, y avait-il une conscience écolo ?
Pas vraiment, mais dans les années 80, c'était normal. Par contre mes parents adorent la nature et la montagne, et jamais, ils n'ont laissé de déchets derrière eux après un pique-nique. Ce sont des gens respectueux. C'est une base essentielle pour un mode de vie écolo.


4/ Si tu en as eu un, quel a été ton déclic ? Une rencontre, un reportage, un livre ?
Ma copine Mélisande postait souvent des articles écolo sur Facebook, et je cliquais ! Après je pense que le déclic se fait que si tu est prêt. On peut être submergé d'infos mais ne pas vouloir écouter. Plus précisément, un jour, j'ai vu un reportage sur Arte "Tous allergiques ?" , qui expliquait que les allergies avaient explosé ces dernières décennies et pas par excès d'hygiène (comme on entend souvent dire) mais à cause de la pollution, celle des véhicules, les pesticides, les contenants en plastique de nos aliments, les produits ménagers très irritants... vivant avec deux allergiques, j'ai commencé à faire le vide chez moi : le premier truc qui a viré c'est le désodorisant de toilette. On peut pas contrôler la pollution extérieure, mais on peut maîtriser celle de nos intérieurs.
Ensuite, j'ai lu "Zéro Déchet" de Béa Johnson, et ce livre est une vrai mine d'or pour mettre en place des changements.


5/ Quelles sont tes bonnes habitudes ?
Le plus gros de ma démarche, c'est la réduction des déchets. J'achète au maximum en vrac, mes fruits et légumes, mais aussi pâtes, riz, farine... Dernièrement, j'ai même osé le tupperware chez le fromager, et "c'est passé crème " :D
On fait beaucoup plus la cuisine, ça fait un moment que j'ai pas acheté un paquet de gâteaux pour le goûter de mon fils, on revient à des choses plus simples et il ne s'en plaint pas.
Aussi, on achète un maximum d'occasion, en cherchant un peu, on trouve de tout ! Ça ne me manque pas de faire du shopping dans un centre commercial, j'ai remplacé ça par le tour des friperies avec une copine.


6/ Quelle serait ta prochaine étape ?
J'aimerais bien m'engager plus concrètement dans mon quartier, dans une coopérative ou une association écolo, pour rencontrer des locaux qui ont les mêmes valeurs et apprendre plein de nouveaux trucs. Je pense que pour un monde plus écolo, il faudra forcément passer par des modes de consommation locaux. Je suis encore très dépendante de la France pour certains trucs : les blocs de savon de Marseille, les cristaux de soude... Je ne sais pas où les acheter à Barcelone. Les supermarchés du type Biocoop, n'existent pas chez nous. Par contre, on a la chance d'avoir énormément de petits magasins, quincailleries, merceries, plein de magasins de vrac... et beaucoup de restaurants végétariens. Et surtout, les bacs à compost ! Chaque pays, chaque ville a ses avantages et il faut encore que je découvre tous les petits secrets éco-friendly de Barcelone.


7/ Ce qui t'énerves le plus au quotidien ?
Les gens qui jettent leurs déchets par terre. Pour moi, c'est un manque de respect total des autres. Il m'arrive de ramasser, mais quand je vois l'état de la plage à côté de chez moi, je suis vite découragée. 


8/ Quelle est ta plus grosse honte ?
A la naissance de mon fils, l'écologie n'était vraiment pas dans nos préoccupations. Dans ma tête, pour être écolo, il fallait vivre à la campagne et avoir que ça à faire... Mon fils a été nourri aux petits plats tout prêts réchauffés directement dans le contenant en plastique au micro-onde !


9/ Une habitude vraiment pas bien à nous avouer ?
Je prends des douches très chaudes et très longues le soir. J'ai essayé d'arrêter, mais j'y suis pas arrivé, c'est tellement un moment de tranquillité où je recharge les batteries que j'ai du mal à m'en passer...


10/ Une astuce à partager avec nos lecteurs ?
Mettre un arrosoir dans la baignoire pour récupérer l'eau le temps qu'elle chauffe, ça permet d'arroser les plantes avec de l'eau qui aurait été perdue. Je tiens cette astuce d'une copine et c'est tout simple ! Mais je me rend bien compte que je suis pas du tout crédible en matière d'économies d'eau, maintenant que vous savez que je prends des douches de trois plombes. Mais bon, on est pas à une incohérence prêt et peut être que cette astuce pourra servir à quelqu'un !