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lundi 12 août 2019

allergie et zéro-déchet




Mon fils est allergique à la cacahuète et quand j'en parle aux gens, en général j'ai cette réaction : “Oh, la galère ! Tu dois passer ton temps à lire toutes les étiquettes, car ils en mettent partout !“
Ben en fait, non.

Achetant la majorité de mes aliments en vrac, par la force des choses, je n'achète que des produits bruts : farine, œufs, sucre,  fruits, riz, pâtes, légumes… à moins d'acheter des cacahuètes, mon fils ne risque rien.

Pas de gâteaux du commerce ou très rarement (à ce moment là, je regarde l'étiquette et je choisis ceux où il y a le moins d'additifs), pas de glaces non plus, pas de desserts lactés…

En général, le dessert c'est un fruit ou un yaourt maison avec de la confiture ou du miel. Pour le goûter, du pain avec de la confiture ou du chocolat. 

“Oui, mais mes enfants quand je leur propose ça, ils refusent…“

Alors oui, c'est sûr que s'il y a le choix entre du pain à la confiture et des supercroustis au mutela, mon fils choisira les supercroustis (moi aussi d'ailleurs). Mais quand il n’y a pas le choix, et qu'il a faim, il est très content de manger sa tartine.

Bien sûr, le changement ne s'est pas fait en un jour, les Flanby sont restés encore très longtemps dans le caddie. Il y a eu une phase de transition, où j'étais en mode super-maman à vouloir reproduire les produits du commerce. Mais petit à petit, j'ai laissé tomber et mon fils s'est habitué à manger des choses simples.

Je précise aussi que le passage au zéro-déchet ne s’est pas fait à cause de son allergie alimentaire, on voulait avant tout réduire nos déchets et on s'est rendu compte que finalement ce mode de consommation nous simplifie beaucoup la vie.

Mon fils n'est pas non plus complètement frustré car il nous arrive régulièrement d'acheter un goûter à la boulangerie, une glace chez le glacier. Il peut choisir le soda qu'il veut lorsque l'on va au resto, et goûter à tout ce qu'il veut chez la famille et les amis qui ne sont pas dans la démarche zéro-déchet... et c'est en général à ce moment que je me rappelle soudainement qu'il est allergique à la cacahuète et que je scrute en catastrophe toutes les étiquettes !


Coralie :)


samedi 20 juillet 2019

Ras le bol du TOUT fait-maison





"Je ne vous jette pas la pierre, Pierre"



Un article un peu compliqué aujourd'hui car en ce moment je me remets pas mal en question dans ma démarche écologique. Je ne veux jeter la pierre à personne, c’est juste une réflexion (encore en cours) sur les actions individuelles et l’injonction actuelle sur le tout “fait-maison” qui me pèse beaucoup. Je ne veux plus subir ce poids et je ne veux plus l’imposer aux autres…


Mais d’où vient cet engouement pour le tout “fait-maison” ?

Aujourd'hui, on nous dit qu'il y a des sulfates dans les shampooings, des additifs dans les gâteaux, des perturbateurs endocriniens dans les cosmétiques, du formaldéhyde dans nos meubles … on sait pas trop ce que ça veut dire, mais on sait qu’on en veut pas.
Heureusement internet est là pour nous proposer une alternative : le Do It Yourself ! En français : fais-le toi-même. Avec des produits sains, locaux, bio, simples et éthiques comme on aime bien.

Et c’est génial d’avoir une alternative pour chaque produit “cracra” : du vinaigre blanc pour désinfecter les surfaces, du savon de Marseille à la place du liquide vaisselle, de l’huile végétale en guise de crème de jour… et des tutos à gogo pour pouvoir faire à peu près tout. Et moi j’adore ça, car je me sens libre, libre de me passer de produits polluants, de ne plus financer les entreprises qui exploitent des ouvriers à l’autre bout du monde, de ne plus empoisonner, ni ma famille, ni la planète… tout en me passant d’emballages plastiques et en faisant des économies !

Et il y a aussi un autre mouvement qui prend de l’ampleur : la slow life. Travailler moins, vivre plus. Moins d’heures passées derrière son ordinateur mais plus de temps pour cuisiner, jouer avec ses enfants, s’occuper de son jardin... On gagne moins d’argent, mais au final on en dépense moins car on vit plus simplement, on achète d’occasion et on fabrique beaucoup de choses soi-même.


Travailler moins + loisirs créatifs = sauver la planète ?

Comme je suis quelqu’un de très manuelle, j’ai foncé tête baissée. J’adore coudre, tricoter, bricoler… alors pour sauver le monde, je me suis mise à tout faire moi-même : ma lessive, mes vêtements, mes propres yaourts, mes pulls, mes meubles, mes culottes, mon potager... j’ai même été jusqu'à construire un lit pour mon fils ! Pour résumer : s'il existe un tuto sur internet, il y a 99% de chance que je le tente ! Et à chaque fois, grosse fierté “c’est moi qui l’ai fait”.





Quand la passion se transforme en pression...

Mais petit à petit, mon objectif de limiter mon impact sur la planète s'est transformé en course à trouver une recette maison ou un tuto pour chaque objet/produit de la maison. 

Ce n’étaient plus des envies créatives mais des obligations, je passais presque toutes mes soirées et mes week-ends à coudre, je faisais des listes, je les rangeais par ordre de priorité… cela m’obsédait, ça prenait le pas sur mon travail et sur ma vie de famille (j’étais bien loin de mon idéal de slow life). Beaucoup de stress pour un résultat pas terrible… #grossedéception

Alors un jour, j'en ai eu ras le bol et je suis allée au magasin bio : j’ai acheté de la lessive… emballée dans du plastique ! oh shocking !
A ce moment là, j’ai à la fois kiffé mais j’ai aussi culpabilisé, je l’ai un peu vécu comme un retour en arrière.


Le zéro-déchet n’était-il qu’une mode pour moi ? Ne suis-je qu’une bobo citadine qui suit les tendances pour flatter son ego ? Est-ce que c'est là que je m'arrête sur le chemin ? Le chemin pour aller où ? Est-ce que l'idéal du parfait écolo c'est de s'installer dans le Limousin, faire pousser sa nourriture et vivre hors du système ?


Dans ma tête, c’est encore en réflexion, d’ailleurs écrire cet article m’aide à démêler le bazar.

Plus j'y pense et plus je me dis que cette tendance du tout fait-maison n'est pas souhaitable à grande échelle. Si on généralise le DIY à tous les domaines c'est pas "fais-le toi-même", mais "chacun pour sa gueule". On n'a pas tous les moyens pour se lancer dans le fait-maison, certains sont malades, d'autres ont des enfants en bas âges ou des boulots qui leur prennent toute leur énergie.


D'ailleurs même, je me dis que personne ne vit complètement hors du système, les groupes Facebook, les blogs, c'est un condensé de plein de solutions, mais ce sont les solutions de millions de personnes. C'est juste qu'à force de traîner sur le net et de voir tout ce qui est possible de faire, j'ai toujours l'impression de ne pas faire assez... 


Mais aujourd'hui, j'en ai marre que mon ego qui adore dire "c'est moi qui l'ai fait" prenne le dessus sur le bon sens. Je vais donc ici énumérer les raisons (ou les excuses, à vous de voir) qui me poussent à acheter plutôt qu’à faire les choses moi-même :


Le temps : pour fabriquer son propre pain, sa propre lessive, ses propres yaourts, ses propres vêtements… et ben ça prend du temps ! La slow life nous promet de travailler moins pour profiter de la vie. Sauf que pour moi "profiter de la vie" ça m'évoque plus : me promener, regarder des séries netflix, boire des coups avec mes copains… mais pas fabriquer ma lessive, passer des heures sur le net à trouver la meilleure recette, me prendre la tête sur le oui ou non de la glycérine, huile de palme vs huile d'olive… je donne l'exemple de la lessive mais j'aurais pu aussi l'appliquer à la couture. C'est pas parce que j'aime coudre que je dois TOUT coudre !


La qualité : comme dirait mon comptable "chacun son métier". Je suis illustratrice, j'ai étudié dans une école d'art pendant 4 ans, je dessine tous les jours depuis 15 ans, je suis douée pour ça, c'est mon métier. Et ça, ça vaut pour tous les métiers. On ne peut pas être doué dans une activité après avoir regardé 3 tutos sur YouTube, on peut faire quelque chose de correct pour soi, mais ce se sera jamais la qualité d'un professionnel (qui lui, en fait profiter les autres). Il y a des gens dont c'est le métier de faire des cosmétiques, du pain, des produits ménagers, ils ont fait des études et ont des années d'expériences, ils savent faire un produit de qualité et ils connaissent toutes les normes d'hygiène et de sécurité. Je préfère donner mon argent à une entreprise éthique qui fabrique un vrai produit de qualité plutôt que de le faire moi-même, perdre beaucoup de temps, d'énergie, prendre le risque d'abîmer ma machine à laver, ma peau ou mes dents…


Le matériel et les matériaux : pour fabriquer un produit, il faut du matériel et des matières premières. Par exemple, pour faire un gâteau, on a besoin d’ingrédients et un four. Des choses simples et facilement trouvables. Mais pour d’autres choses c’est plus compliqué : pour faire un vêtement, il faut du tissu, du fil et une machine à coudre. Mais si on veut aller plus loin (comme moi), la surjeteuse pour le jersey c’est le top ! Mais est-ce vraiment écolo et durable d’équiper chaque foyer de matériel digne d’un professionnel pour subvenir aux besoins de quelques personnes ? Plus j’y pense et plus je me dis que c’est plus durable qu’une entreprise investisse dans du bon matériel pour faire des bons produits et les vendre, plutôt que chacun s’équipe et fabrique pour soi-même.


... et l’argent dans tout ça ?
faire soi-même prend du temps mais permet aussi d'économiser de l’argent. Je dois avouer que je peux me permettre d’acheter ma lessive bio en vrac plutôt que de la faire moi-même. Mais je me rends aussi compte que pour beaucoup le DIY est la seule alternative abordable pour consommer de manière responsable.


Et maintenant ?
Il n’y a pas que deux options : produits de merde du supermarché ou le sacro-saint “fait-maison”. Pourtant, il y a pléthore d'options comme la seconde-main, le bio, le vrac, l’entraide entre amis... à chacun de trouver les solutions qui conviennent le mieux à sa situation familiale, son porte-monnaie et son style de vie. Et quand bien même, si on achète encore des “produits cracras” parce qu’on a pas encore trouver l’alternative qui nous convient, c’est pas grave !

Je ne dis pas non plus qu'il ne faut rien faire soi-même. Je ne regrette en rien d'avoir tester des trucs, il y a eu des échecs et des réussites. Perso, je suis très satisfaite de certaines recettes maisons qui sont faciles à faire (déodorant, yaourts…) mais c’est décidé je ne veux plus m’obstiner après des échecs, sous prétexte que d’autres y arrivent. Je trouve ça génial que le net regorge de milliers d'alternatives, mais pour moi à partir d'aujourd'hui le DIY c’est si je veux quand je veux. 

Je veux garder mon énergie et mon temps à améliorer ce que je sais déjà et à en faire profiter les autres. Et si au lieu de partager ses recettes, on partageait tout simplement le résultat ? Et pour ce que je ne veux/peux pas fabriquer, je me tournerais vers des entreprises responsables et la seconde-main. Un professionnel qui propose des produits de qualité, locaux, bio, zéro-déchet, éthiques aura un bien meilleur impact sur la société à long terme qu'un amateur qui essaye juste de limiter son empreinte carbone à titre personnel.


Car on le sait que les efforts individuels ne sont pas suffisants pour inverser le changement climatique, alors plutôt que de la jouer "chacun pour soi" faisons-le plutôt tous ensemble.




Coralie :)



lundi 15 juillet 2019

les gestes qui sauvent #2





Aujourd'hui, on apprend les petits gestes de l'internet qui sauvent la planète !  


• changer de moteur de recherches : en deux clics, on sélectionne Ecosia ou Liloo au lieu de caca Google. L'argent généré par nos recherches finance des projets sociaux et environnementaux comme la plantation d'arbres pour Ecosia. Je me sers énormément des moteurs de recherches pour me documenter dans mon métier d'illustratrice, et je suis contente d'avoir déjà pu participer à la plantation de 14 arbres. Même si ça peut paraître dérisoire, multiplié par des milliers d'utilisateurs, cette démarche peut avoir un réel impact. Rappelons que les arbres absorbent le CO2 déjà émis tout en produisant de l'oxygène, c'est sacrément bien fichu quand même ces trucs en bois.

• faire sa Marie Kondo de la vie virtuelle : nos vieux selfies ringards ou les statuts concons de nos débuts sur Facebook, on peut peut-être virer ! Idem pour nos vieux articles de blogs moches, nos vieux emails inutiles et les newsletters qu'on ne lira jamais (surtout si ça date de plusieurs années, c'est plus trop new). On peut aussi y réfléchir à deux fois avant de poster des fichiers sur internet : est-ce que la photo de ma plante grasse en train de crever mérite de rester dans les anales ? et les alléger au maximum : la photo du jour de l'an où Gérard était complètement déchiré mérite t-elle un format de 450 dpi ?

Les zones de stockage de fichiers ne sont pas virtuelles, elles grandissent de jour en jour pour que vous puissiez conserver vos photos et vos emails, vos articles de blogs et vos vidéos, occasionnant la déforestation et la destruction de nombreux habitats naturels.

• se désabonner des newsletters qu'on ne lira jamais : on n'en lit jamais la moitié, certaines nous sont envoyées parce qu'un jour on a acheté une moulinette pour râper les carottes et qu'ils ont jugé bon de nous tenir informés du dernier modèle de râpes à crudités avec tiroir intégré en promotion à -15% sans nous demander notre avis. Osef et l'envoi automatique des newsletters génère énormément d'énergie. Il est pourtant très facile d'en faire l'économie en cliquant sur "se désabonner" en bas de mail. Et si on a la méga flemme de le faire, l'application Cleanfox le fait même pour nous : https://beta.cleanfox.io/fr On peut aussi agir en amont en refusant de donner notre adresse mail aux boutiques qui nous enregistrent dans leur fichier clients ou en vérifiant sur les sites d'achats en ligne ou de pétitions si la case "recevoir la newsletter" est bien décochée.

• éviter l'envoi de pièces jointes trop lourdes : ça génère une énergie de maboule, préférez les sites de téléchargement pour envoyer vos gros dossiers type Wetransfer ou Mailbigfile. Vous pouvez aussi déposer vos dossiers sur des sites de partage comme Dropbox.

• boycotter Amazon : gros scoop, Amazon est le géant de la surexploitation, il tue purement et simplement les petits commerces, maltraite ses salariés et détruit ses invendus, engendrant par l'occasion une pollution et un gâchis monstres.

Pour les livres, je ne saurais que trop vous conseiller chez-mon-libraire.fr ou placedeslibraries.com et pour le matériel reconditionné, https://www.backmarket.fr

• limiter les vidéos à la demande et les objets connectés : et oui plus on utilise la bande passante d'internet plus ça émet des gazs à effets de serre, alors quand on peut s'en passer on dit non, non à la montre connectée, non au frigo connecté (pourtant tellement indispensable) et on limite le binge watching sur Netflix (qui utilise à lui seul 13% de la bande passante). Un bon vieux dvd, finalement, c'est bien aussi ! Plus d'infos ICI.


Et pour lire ou relire l'article les gestes qui sauvent #1 cliquer !
Lire aussi : Bienvenue dans la matrice




Mélisande



jeudi 15 novembre 2018

recette lait d'avoine méga rapide et facile




Une de mes dernières découvertes dans la réduction des déchets a été le lait d'avoine maison.

Ça fait un moment qu'on a remplacé le lait de vache dans les préparations (crêpes, quiches...) et dans les céréales du petit déjeuner par du lait végétal. Nous ne sommes pas devenus végétaliens, on mange encore des yaourts et du fromage, mais on essaye de réduire notre consommation de produits animaux. Et remplacer le lait de vache par son équivalent végétal est super facile.

En magasin bio, il y a toutes sortes de laits végétaux : riz, noisettes, avoine, soja et notre préféré c'était le lait d'amande. Il était bien (trop) sucré, miam, miam !

Mais le litre de lait d'amande me revenait assez cher et je jetais deux briques en carton à la poubelle par semaine... donc j'ai tenté de faire le lait moi-même !
Premièrement, au prix du kilo d'amandes bio, après un rapide calcul, je me suis rendue compte que ça reviendrait plus cher que de l'acheter tout prêt... donc je me suis tournée vers l'avoine. Je peux l'acheter bio et en vrac !

ingrédients pour 1L de lait d'avoine :
  • 100g de flocons d'avoine
  • 1L d'eau
  • en option : 2 cuillères à soupe de sirop d'agave

matériel : 
  • une carafe
  • une bouteille d'un litre (j'ai gardé une bouteille en verre de Vermut, chacun ses priorités)
  • un mixeur plongeant
  • un entonnoir
  • un filtre à thé en métal

1/ Dans la carafe, mettre tous les ingrédients. 

2/ Mixer le tout avec le mixeur plongeant. Ça prend moins de 30 secondes et c'est facile !

3/ Mettre l'entonnoir et le filtre sur la bouteille en verre et filtrer le lait, faut pas hésiter à touiller la pulpe avec une petite cuillère. Et voilà c'est prêt !

4/ Bien secouer avant de verser.

Je l'utilise dans mon muesli du petit déjeuner. Ce n'est pas sucré, j'ai mis du temps à m'y habituer, maintenant, cela me convient très bien, mais mon fils ne le trouve "pas bon", il préfère le lait de vache dans ses céréales. En revanche, gros succès pour les chocolats chauds, car passé à la casserole il s'épaissit et devient plus crémeux !
Je le garde à peu près une semaine au frigo, ça dépend de la consommation. Rien ne vous empêche de diviser les proportions par deux.

Dans le filtre, vous allez trouver les restes de l'avoine, on appelle ça l'okara. Vous pouvez le garder pour rajouter dans vos préparations à gâteaux. Perso, c'est ce que je faisais au début #pourpasgâcher mais au final, ça trainait dans mon frigo, ça me cassait les pieds d'être forcée de faire un gâteau pour utiliser l'okara... ça me compliquait tellement la vie que j'avais tout laissé tomber.  Maintenant, je refais mon lait d'avoine et je ne m'enquiquine plus, je jette l'okara dans mon compost, c'est toujours mieux que de jeter une bouteille en carton.


Coralie



lundi 7 mai 2018

apprenons les gestes qui sauvent !




et vos sousous aussi.


Il existe plein de petites astuces étonnamment faciles à mettre en place pour préserver notre santé, l'environnement et notre portefeuille mais que pourtant peu de gens utilisent. En voici quelques unes. La numéro 5 va vous étonner !

  • redécouvrir le balai : pour ma part, quand il y a eu une explosion de miettes dans la cuisine alors que j'ai la maxi flemme de ressortir l'aspirateur, je dégaine le balai (et son amie la pelle). Facile, rapide, efficace, il économise l'électricité !  

  • vénérer le vinaigre blanc : sacro-saint Vinaigre ! Mélangé avec l'équivalent d'eau et quelques gouttes d'huile essentielle d'arbre à thé ou de citron dans un vaporisateur, il peut servir à faire les vitres et nettoyer toutes les surfaces, testé et approuvé depuis 2 ans. Vous pouvez aussi entretenir vos canalisations avec en le mélangeant à de l'eau bouillante et vous en servir comme adoucissant (3 cuillères à soupe par lessive). Très simple, 0 produit chimique, super efficace et un coût défiant toute concurrence !

  • renoncer au film plastique : on peut éviter les films plastiques en mettant tout bêtement une assiette sur nos restes avant de les mettre au frigo ou en enveloppant nos sandwichs dans une serviette en tissu maintenue par des élastiques (testé et approuvé il y a une semaine, merci Coco !). Et encore un truc à rayer de nos listes de courses !

  • réutiliser les enveloppes en bon état : OK, vos courriers n'auront plus la même classe quand vous les enverrez avec une enveloppe rafistolée au scotch et dont vous aurez pris soin de masquer les adresses initiales à grand renfort d'étiquettes autocollantes ou de feuille blanche. Mais avec un peu de créativité (masking tape joli mon amour), vous pourrez jeter de la poudre aux yeux de vos destinataires et par-là même faire quelques économies (les enveloppes à fenêtre - qui ne se recyclent pas forcément - et les enveloppes A4, c'est quand même pas donné).

  • se laver un jour sur deux  : (ce qui n'empêche pas d'effectuer une petite toilette au lavabo) votre peau vous dira merci et votre compte en banque aussi ! Sans parler des nappes phréatiques bien sûr. Non, non rassurez-vous, sauf peut-être en pleine canicule, vous ne sentirez pas mauvais, "Ce n'est pas sale." 

  • économiser l'ascenseur : avons-nous toujours besoin d'emprunter l'ascenseur quand on peut monter (et descendre) quelques étages à pied ? Avant, je prenais systématiquement l'ascenseur pour aller chez la nounou qui habite au 2ème étage de son immeuble. Et puis un jour, j'ai compris que c'était quand même un peu abusé, maintenant que je ne prenais plus la poussette. Au lieu d'attendre l'ascenseur qui met parfois beaucoup de temps à arriver, on prend directement la cage d'escalier ! Ça économise un max d'électricité et vos fesseps en béton vous diront merci ! Hop, aux oubliettes le pass mensuel Gymtonic !

  • faire sa vaisselle au savon de Marseille : est-ce vraiment efficace ? Ça fait un an que je lave mes casseroles avec et je peux vous affirmer que OUI ! 0 produit chelou, 0 emballage plastique et encore une fois un coût défiant toute concurrence car un seul savon (en moyenne 2€) peut vous durer plusieurs mois. Mieux vaut cependant privilégier les savons verts mentionnés "72% d'huile d'olive" car certains ne se privent pas pour utiliser de l'huile de Palme. On en trouve notamment à la Biocoop et chez Day by Day.  

 

Mélisande




lundi 6 novembre 2017

less is more

Ça fait un petit bout de temps que j’ai envie de partager mon expérience sur le minimalisme. 


j’ai beaucoup repoussé cette note, ne me sentant pas vraiment légitime sur le sujet tellement ma bibliothèque déborde, par exemple…

Mais finalement c’est comme tout, le minimalisme est un chemin, et j’ai encore de la route devant moi…


J’ai toujours aimé l’idée de la simplicité volontaire et bien sûr j'ai lu La Magie du Rangement de Marie Kondo prêté par une amie . J’ai trouvé la lecture sympa mais je ne me suis pas pour autant jetée dans un tri drastique ; considérant limite que c'était pas si pire chez nous , on a peu de meubles et j’avais planqué pleins de trucs dans les placards… bref en apparence, rien ne débordait…

Le vrai déclencheur a eu lieu il y a un peu plus d’un an après une chute en vélo amortie sur ma main droite qui m’a obligé à stopper net mon travail d'illustratrice pour un bon mois … Après cette journée à courir (urgences, pharmacie, CPAM) je me retrouvais incapable d’ouvrir ma porte avec ma main gauche et fondait en larmes sur mes marches … 2 jours après je monte à Paris me remonter le moral et BAM l’amie qui me logeait se fait cambriolée après que j'aie laissé sa clef dans la boite au lettres au moment de repartir... À cette époque, j'avais un rythme de fou, je stoppais mes journées plus tôt pour aller chercher mon fils, c’était la course et je frôlais le burn out . Je me sentais submergée et à mon retour de Paris, culpabilisant à fond je me suis comme projetée d'avoir été cambriolée avec toutes nos affaires sans dessus-dessous. Incapable de travailler avec ma main droite en écharpe, je me suis lancée dans un énorme tri. Un tri pour déstresser et pour y voir clair. Pour une fois depuis longtemps, j’avais du temps devant moi .

En 5 jours, j’ai vidé 50% de mon dressing, babioles, livres etc... J'ai tout déposé dans des boites à partage et plus question de tout planquer dans des boites, ou dans les placards... quand on vide, on vide on ne range pas ! Car même ce qui ne se voit pas encombre l’esprit !
Ce tri a continué longtemps et continue encore aujourd'hui un peu chaque jour en essayant surtout de ne pas me réencombrer en consommant moins et mieux. 

Ma motivation première n’était donc pas écolo mais découlait d'un besoin de simplicité, de se faciliter la vie, aérer mon appart, ma tête ...  Y voir clair ! Par contre, je me suis vraiment sentie confrontée à un amoncellement de détritus en voyant tout ce gaspillage d’objets que j’avais bêtement accumulé. Cette prise de conscience a changé mon mode de consommation et a déteint sur tout le reste :


. J’ai arrêté de me maquiller le mois suivant , ça parait bête mais j'avais l'habitude de ne jamais sortir le visage totalement nu et au début ça a été comme une épreuve.
J'y suis revenue doucement après, les jours où j'ai envie et avec des bons produits bio.
. Je me suis mise au vrac et aux bouteilles en verre pour mes courses (ayant cette conscience du déchet). Après je continue d'aller au Gros U* pour beaucoup de choses mais petit à petit de moins en moins...
. J’ai décidé de travailler moins et de ne plus accepter les commandes stressantes ou celles que je faisais sans cœur avec la boule au ventre ! Mon travail d'illustratrice s'en est vu amélioré à bien des niveaux !
. J'ai limité les réseaux sociaux, me contentant surtout d’Instagram que j’aime beaucoup (en essayant de suivre peu de comptes pour ne pas tomber dans le puits sans fond d’internet dont je sais je peux être très vite victime…)

Bon évidemment, je suis bien bien loin d’être Béa Johnson** et je fais encore pleins d’entorses en achetant trop souvent à emporter à midi avec emballage et tout, mais petit à petit ça se met en place…

Je n'écris pas ces lignes pour passer pour un modèle de consommation ou de sérénité (j'ai toujours eu des angoisses et elle sont encore là ... mais réduites) 

Le minimalisme n'est pas une solution mais une clef ! 

Il a amélioré nos vies en nous faisant gagner de la légèreté, de la place et du temps… et le temps finalement c’est ça le vrai luxe !


Je regrette de ne pas avoir de photos avant/après de notre appart car je n’ai pas anticipé le truc mais je vous montre un aperçu d' aujourd’hui :





Bon là c'est rangé mais en général il y a toujours des jouets, et papiers qui trainent, hein !
Placard ouvert c'est une autre ambiance (je n'arrive pas à me séparer de mes livres) :


... Toujours rangé pour la photo, nos draps sont généralement défaits :


En meubles, on a toujours été au minimum donc on ne s'est débarrassé de rien à ce niveau-là. On vit à trois (4 avec le chat ) dans un appart de 63m2 (sans cave ni grenier) mais avec de grands placards intégrés dans chaque pièce. À un moment ils débordaient tellement qu'on pensait même acheter une commode pour la chambre... Quand j'y repense ...






Aujourd'hui je ne suis plus attachée aux choses, je plains les gens avec des grandes maisons et placards qui débordent ... Je ne ressens plus l'envie d'avoir plus grand !

Je n’ai plus que des objets et des habits que j’adore, ne me pose pas mille questions le matin pour m’habiller et me sens libre de déménager sur un coup de tête…

Je ne fais du coup quasi plus de virée shopping au moindre coup de blues (de toutes façon ça aide en rien et pas question de me réencombrer… d'autant que maintenant quand j’achète un habit dont j'ai vraiment envie/besoin, un autre sort de la penderie)

Par contre, j'ai compris que je ne serai jamais minimaliste avec un grand M, un appart vide en noir et blanc me glace plus qu'il ne m'enthousiasme. J'ai trop besoin de vie, de couleur, d'accrocher des petites images partout, d'être entourée de livres, de plantes, de jouets et de petites choses qui me mettent en joie et rendent mon appart cosy.





Je sais combien ça motive et encourage de voir les retours d’autres personnes (en tout cas, pour moi c’était ça, j'ai lu un max d'articles sur le sujet) donc si le sujet vous intéresse je vous invite à lire :

. Les super articles de Coralie sur ce blog-même qui m’avait bien motivé ( là, là et là ... )
.  L’art de la simplicité (et les autres livres) de Dominique Loreau
. Sur youtube j'aime bien regarder les vidéos de
. Sur Netflix : Les minimalistes


(Et un gros merci à Mélisande pour m'avoir encouragé à plusieurs reprises à écrire ces lignes, en plus ça me motive pour d'autres articles)

* Super U ;)
** Auteur de Zéro-Déchet



                                                                      

                                                                      Isacile :)

lundi 17 avril 2017

le vrai pourquoi du minimalisme...




Le but du minimalisme, c'est pas d'avoir un appart' vide avec des murs blancs, un canapé gris et un seul et unique coussin. On est pas obligé de s'habiller en noir non plus. Le minimalisme c'est se séparer de ce qui nous est accessoire pour se concentrer sur ce qui a vraiment de la valeur pour nous.

Mais bonne nouvelle ! On est pas obligé de savoir tout de suite ce qu'on veut vraiment dans la vie pour se mettre au minimalisme... Quand j'ai commencé à me séparer de mes affaires, c'était pour faire de la place et avoir une jolie maison. D'ailleurs, j'avais écrit un article sur les avantages à se débarrasser du superflu. Mais ce n'est pas mon but dans la vie, personne sur son lit de mort se dit “Aaarrrrgh... mon seul regret dans la vie c'est de ne pas avoir désencombrer le buffet du salon...” Non personne.
En me débarrassant de mon superflu, j'ai d'abord commencé à gagner en sérénité et en temps.

Je ne perds plus de temps le matin à savoir comment m'habiller, j'ai très peu de vêtements et je les aime tous. Exit la robe que je garde en attendant de perdre du poids et qui me dit “Salut, gros cul!”, bye bye le T-shirt en matière synthétique qui me fait transpirer en moins d'une heure qui me dit “Eh, tu pues! “, au revoir les chaussures hors de prix qui sont trop trop belles mais qui font mal aux pieds et qui me disent “Argent jeté par les fenêtres!“. Non, maintenant quand je m'habille, je me prends plus la tête, c'est beaucoup plus facile et je démarre la journée du bon pied.

On a que 24H par jour et un taux de volonté limité. C'est trop dommage de gâcher son temps et sa volonté sur des bêtises comme les fringues qu'on ne portera plus. Du coup, quand on commence à désencombrer, on gagne de la place, on a moins de choses à s'occuper, moins de choses à nettoyer et plus de temps pour soi... et c'est là qu'on peut prendre le temps de réfléchir à qui on est, à ce qu'on veut vraiment dans la vie, aux rêves qu'on a fait plus jeune et qu'on ose pas réaliser... Et petit à petit quand on arrive à identifier ce qui est vraiment important pour soi, c'est encore plus facile de savoir ce dont on se sépare ou pas.

Même si je me suis lancée dans le minimalisme sans trop réfléchir, je n'ai jamais regretté de m'être séparée d'un objet. Par contre, j'ai souvent regretté d'avoir acheté un objet.

Le minimalisme c'est un outil, ce n'est pas une fin en soi. Je ne me considère pas comme minimaliste, mais j'utilise le minimalisme pour mon développement personnel. Il me sert à trouver le temps et l'énergie pour les choses qui comptent vraiment pour moi, et ce qui compte vraiment pour moi ce n'est pas juste d'avoir une maison rangée (même si j'aime bien quand même...). Depuis que j'ai commencé cette démarche minimaliste, ma carrière d'illustratrice a carrément évoluée, je travaille beaucoup moins et j'ai trouvé du temps pour écrire mes propres projets qui prennent forme. Je dessine beaucoup plus pour moi (avant je disais ne pas avoir le temps) et ça a un réel impact sur ma créativité. J'ai réalisé que raconter des histoires et être créative était très important pour moi. Chose à laquelle je ne pensais même pas il y a quelques années, trop occupée à enchaîner les commandes les unes après les autres.  

Alors si vous vous sentez submergé, que vous avez l'impression de ne pas avoir de temps pour vous, essayez de vous séparer de quelques affaires, c'est peut être le début d'un changement très positif... Si vous voulez en savoir plus, je vous conseille d'écouter les podcasts des Minimalists, c'est super inspirant (et en plus ça fait bosser l'anglais, d'une pierre deux coups !).



 Coralie :)



mercredi 8 février 2017

recette simplissime : pain de mie maison

Bonjour !

Aujourd'hui, une recette de cuisine bien basique, et quoi de plus basique ? le pain pardi !

Chez nous, on est très pain de mie, et comme on n'aime pas trop les emballages plastiques et les additifs du pain de mie du commerce, je fais le pain moi-même grâce à ma machine à pain !




Au début, quand l'idée à germer dans ma tête de faire le pain moi-même, je voulais être sûre de mon coup. Car acheter une machine à pain, qui prend une place folle, pour faire une seule chose... on est loin du minimalisme ! Après avoir goûter du délicieux pain maison chez une amie et chez mon frère, j'ai fini par sauter le pas. J'ai acheté ma machine à pain Moulinex d'occasion à un gars qui avait du l'utiliser deux fois (avant de se rendre compte qu'il était plus simple d'acheter le pain à la boulangerie)... donc comme neuve !

Passons à la recette :)

Ingrédients :
- 1 sachet de levure boulangère
- 190g de farine de blé complète
- 200g de farine de blé
- une cuillère à café de sel
- 180 mL de lait (lait végétal pour une version vegan)
- 50 mL d'eau
- 20 mL d'huile d'olive
- 2 cuillères à soupe de miel (ou sirop d'agave pour une version vegan)

On met tout dans la cuve de la machine à pain dans l'ordre, on remet la cuve dans la machine, programme 6 (pain sucré), 750g et cuisson au max, c'est parti pour 3H20 !
La machine pétrit la pâte, elle la laisse lever et elle la cuit.


En vrai, c'est deux fois plus gros... 


J'avais trouvé cette recette sur le net et à la base il y avait du beurre fondu. Mais pour simplifier, je l'ai remplacé par de l'huile d'olive (vraiment ça ne se sent pas). Pour la partie des ingrédients liquides, je verse les ingrédients directement dans mon verre doseur, 180mL de lait, puis je rajoute de l'eau jusqu'à 230mL, puis l'huile d'olive jusqu'à 250mL.

Depuis que j'ai la machine, je ne fais que cette recette, d'un côté elle n'est pas très exploitée, mais d'un autre, je fais la recette les yeux fermés en moins de 5 minutes. Et ce n'est pas une corvée de faire le pain, faut juste être dans le coin pour sortir le pain 3H20 après.

Le seul inconvénient de faire son pain soit-même c'est d'avoir assez de farine, et quand on l'achète en vrac, c'est plus compliqué d'acheter des grosses quantités. Alors parfois, j'achète aussi des baguettes au magasin bio avec un sac à pain en tissu, en mode zéro-déchet. Mais le pain de mie maison c'est tellement meilleur !


Coralie :)

vendredi 27 janvier 2017

peut-on être écolo sans être minimaliste ?


Tout d'abord, je vais donner ma définition d'écolo et de minimaliste.
Selon moi être écolo, c'est chercher à avoir le moins d'impact négatif possible sur l'environnement et les êtres vivants. Être minimaliste, c'est éliminer au maximum le superflu pour se concentrer sur l'essentiel. Dans les deux cas, c'est plus un but vers lequel on tend qu'un état en soi. La perfection n'est pas de ce monde.




Comment se traduit l'écologie dans notre consommation de tous les jours ?

En regardant la provenance de l'objet, sa fabrication, le chemin qu'il a parcouru pour venir jusqu'à nous, les conditions de travail de la personne qui l'a fabriqué, l'entreprise qui va s'enrichir grâce à nous, les matières utilisées, sa durabilité, son impact sur les animaux... beaucoup de questions à se poser... et parfois ça peut être décourageant. 
Sans parler du fait qu'un objet écologiquement irréprochable (si cela existe) a un coût bien plus élevé.

Alors je pense qu'on ne peut pas tendre vers un style de vie écologique sans devenir minimaliste... 

Il y a quelques années de ça, quand je ne me posais pas trop de questions,  ma salle de bain était remplie de cosmétiques. Gommage pour le visage, gommage pour le corps, shampooing, après shampooing, masque pour les cheveux, pour le visage, contour des yeux, sérum, maquillage à gogo (que je n'utilisais pas vraiment), vernis à ongles, différents produits d'épilation, parfums.... et pourtant je n'étais pas une fille spécialement tirée à 4 épingles ou accro aux cosmétiques. Juste "normale". 
Si j'avais voulu remplacer chaque élément par une version bio / locale/ équitable / cruelty free, j'en aurais passé du temps à checker les étiquettes, à vérifier l'éthique de chaque entreprise, et cela m'aurait coûter une petite fortune !
 
J'ai forcément du passer par une phase de désencombrement.



Aujourd'hui nos produits d'hygiène sont très limités , un seul savon et un seul shampooing pour toute la famille. Un nombre limité de produits pour ma peau, de moins en moins de maquillage  (on pourrait aussi parler du cas du fond de teint qui nous sert à cacher des imperfections que lui même provoque), plus de vernis à ongles. Et il y a aussi énormément de produits de la cuisine qui sont très utiles pour remplacer les gommages et masques pour le visage.
Pour chaque chose, je sais d'où ça vient, c'est beaucoup plus simple quand il y en a moins... comme on dit "consommer moins mais mieux". Alors bien sûr rien n'est parfait, dans ma trousse à maquillage il y a un rouge à lèvres d'une marque grand public qui fait presque flipper tellement il tient toute la journée.  Quand je l'ai acheté, j'étais déjà dans une démarche écologique et j'assume complètement mon acte irresponsable, parce que je le vaux bien.  Mais c'est déjà un progrès par rapport à une époque où chaque achat était complètement irréfléchi. 

J'ai donné l'exemple des produits d'hygiène mais ça s'applique à tous les aspects de la vie quotidienne : alimentation, vêtements, loisirs, voyages. Et c'est à chacun de décider ce qui peut être simplifié et ce qui reste essentiel dans sa vie. 


Je suis persuadée qu'un style de vie écolo ne peut pas se faire sans lâcher quelques trucs au passage...


Coralie :)



lundi 12 décembre 2016

le pascadou de Manou : goûter simplissime

Qu'est ce qu'on donne à goûter à nos enfants quand on refuse d'acheter des gâteaux du supermarché, superemballés, supersucrés ? Quand on a plus qu'une vieille croute de pain rassis ?

J'ai la solution ! On fait un pascadou ! Ça ressemble à une grosse crêpe et c'est hyper simple et rapide à faire.

Cette recette minimaliste me vient de ma grand-mère, que j'appelle Manou. Et comme on a pas tous la chance d'avoir une grand-mère biterroise, je partage avec vous sa recette !


Les ingrédients pour 1 personne :
- 1 cuillère à soupe bien bombée de farine
- du lait (de vache ou végétal, voire dans les moments les plus ric-rac, de l'eau)
- 1 oeuf
- un peu d'huile pour la cuisson (d'olive, de coco...)
- de la garniture : sucre, confiture, miel, crème de marron...
Les plus futés d'entre vous auront compris que pour en faire pour 2 personnes, il faut 2 oeufs et 2 cuillères de farine, pour 3 personnes, 3 oeufs et 3 cuillères de farine...


Les ustensiles :
- un bol
- une cuillère à soupe
- une poêle
- une spatule
- une assiette


Préparation :
- Mettre la poêle à chauffer avec un peu d'huile.
- Dans le bol, mettre la farine, ajouter un peu de lait. Il ne faut pas que ce soit ni trop liquide ni trop sec.



- Ajouter l'oeuf et bien mélanger



- Faire cuire le tout à la poêle à feu doux. Quand ça commence à dorer, retourner le pascadou. Ça prend quelques minutes.

(vous noterez que le ménage aussi est "minimaliste"...)
- Le mettre dans une assiette et ajouter la garniture que vous voulez : sucre, confiture, miel...


et voilà ! Bon appétit !

Coralie :)

vendredi 18 novembre 2016

comment le zéro-déchet a amélioré notre alimentation


Quand on cherche à réduire la taille de sa poubelle de cuisine, on se tourne vers l'alimentation en vrac... Au début, c'est décourageant car le choix est tellement réduit, qu'on se demande ce qu'on va bien pouvoir manger. Mais pour vous motiver, je vais vous parler des autres effets positifs du zéro-déchet sur notre alimentation !



- adios les desserts lactés industriels
Avant : on aimait terminer notre repas par une petite Danette, un tiramisu industriel ou une mousse au chocolat. On appelait ça un dessert coquin. Tous ces produits sont contenus dans du plastique, alors ce n'est pas compatible avec le zéro déchet.
Aujourd'hui : je fais les yaourts moi même. Je jette une brique de lait et un sachet de ferments pour 7 yaourts natures. On aromatise au sucre, à la confiture, au miel, fruits... finalement ce n'est ni fade ni monotone.

- finis les plats tous prêts
Avant :  on achetait régulièrement des quiches ou des soupes toutes prêtes, celles avec la photo non contractuelle et une liste longue comme le bras d'additifs et de conservateurs.
Aujourd'hui : on cuisine ! Les soupes sont "maison", je fais une grosse cocotte et je congèle le surplus dans des bocaux en verre.

- le goûter simplifié
Avant : pour prendre le goûter à l'extérieur, j'achetais des pompot' à mon fils (ce qui est au final, une grosse arnaque : un produit tout simple vendu une fortune dans un emballage impossible à recycler), toutes sortes de gâteaux emballés individuellement, des yaourts à boire et des briquettes de jus de fruits, plus pratiques à emporter.
Aujourd'hui : je considère qu'il mange suffisamment de produits laitiers dans la journée pour s'en passer au goûter.  Une pomme bio, lavée et emballée dans une serviette ou une banane, encore plus facile ! Pour remplacer les gâteaux, du pain à la confiture. Et comme boisson, de l'eau tout simplement. Finalement des produits plus sains sans additifs ni conservateurs.

- un congélateur presque vide
Avant : on allait se ruiner chez Picard,  riz cantonnais, légumes prédécoupés et glace.
Aujourd'hui : le congélateur est rempli de glaçons. Il y a beaucoup de plats dont on se passe très bien, on achète les légumes frais et on les découpe nous même,  et si on a envie d'une  glace, on va au glacier du coin (dans un cornet et sans cuillère en plastique pleeeeease ! )

- des produits plus simples 
Avant : j'avais du sucre en morceaux, du sucre en poudre, du sucre glace et du sucre vanille. Aujourd'hui : juste un pot de sucre en poudre. Le sucre en morceaux ne servait que pour le café de mon compagnon. Pour le goût vanille, j'achète de la vraie vanille (en vrac). Et le sucre glace... depuis que je n'en ai plus dans le placard, ça ne m'a jamais manqué !

- exit la viande 
Avant : on achetait la viande au supermarché emballée et sur emballée dans du plastique non recyclable.
Aujourd'hui : je n'achète plus de viande. Pour d'autres raisons que l'emballage.  Mais arrêter la viande m'a aidé à résoudre un problème de déchet. Je pense que j'ai pas voulu me casser la tête à chercher une alternative zéro-déchet pour un produit que je ne considérais pas comme "parfait".

-plus besoin de déchiffrer les étiquettes 
Avant : je vérifiais chaque paquet de gâteaux pour éviter le sirop de glucose-fructose, l'huile de palme, les traces éventuelles d'arachide...
Aujourd'hui : je cuisine moi-même avec des produits basiques. Je n'ai pas encore trouvé le sirop de glucose-fructose en vrac... 


Notre alimentation est devenue plus basique. J'ai essayé de remplacer certains produits industriels par du fait maison. Il y a plein de recettes sur le net, mais c'était souvent raté et très compliqué. Alors finalement on se passe de certains produits, on simplifie les "vraies" recettes  (quiche sans pâte vite fait bien fait), et quand on a des envies, on file au restaurant ou à la boulangerie.  

Bien sûr, il y a encore du chemin, tout n'est pas parfait. Il nous arrive encore d'acheter certains produits industriels emballés dans du plastique, mais aujourd'hui c'est exceptionnel alors qu'avant c'était quotidien.

Je suis contente de nos nouvelles habitudes alimentaires. En supprimant le plastique autour des aliments, on supprime le sel et le sucre en trop, les colorants, les conservateurs à l'intérieur. Une poubelle moins grosse et un corps plus sain !


Coralie :)

vendredi 4 novembre 2016

pourquoi je ne vais (quasiment) plus au supermarché ?


Cela fait 2 ans maintenant que j'ai commencé à changer ma manière de consommer. En ce qui concerne l'alimentation, c'est au maximum bio, local et en vrac... et j'achète chez un petit commerçant de mon quartier.

La Vida Meva (Poblenou - Barcelona)


Pourquoi ?

  • pas de tentations. C'est vrai que les produits bio sont moins chers dans les grandes surfaces que dans les petits commerces, mais quand je cours acheter le lait moins cher à Auchan et qu'au final il y a aussi des Pez et du Toblerone dans mon caddie, je m'en sors pour plus cher ! (et c'est moins sain). Chez mon petit commerçant, je ne risque pas de craquer pour des Oreos. Pas besoin de résister à la tentation quand il n'y en a pas !
  • pas besoin de calendrier de fruits et légumes de saison quand le magasin fait dans le local (à quelques exceptions près, on sait bien que les bananes poussent pas en Europe). S'il n'y a pas de tomates c'est que ce n'est pas la saison. Et c'est encore plus la fête quand on retrouve un fruit ou un légume que l'on a pas pu manger pendant des mois ! 
  • pas d'étiquette à déchiffrer. E347 ou E156 ? Dans un magasin bio, que du naturel, pas de prise de tête ! 
  • des produits simples et basiques. Pas de chips goût mojito qu'on va trouver bizarres et oublier au fond du placard.
  • pas de marque. Les articles vendus dans ce genre de commerces ne sont pas produits par de grandes multinationales. On a pas aussi à se demander si c'est Monsanto ou pas Monsanto...
  • pas de promotion qui nous incite à acheter plus que ce que l'on a besoin.
  • je préfère donner mon argent à des entrepreneurs locaux qui vivent dans mon quartier plutôt qu'à une grosse entreprise. 
  • c'est plus rapide ! Le magasin est tellement petit, que j'ai vite fait le tour. En moins de 10 minutes, c'est réglé ! Alors qu'à Auchan, je tourne et déambule dans les rayons pendant longtemps, la fatigue me gagne... foutu pour foutu, et si on achetait du Toblerone ? 

Alors oui, il y a encore quelques articles que j'achète au supermarché comme le fromage, l'eau (hmmm oui je sais, c'est pas du tout écolo de boire l'eau en bouteille, mais ce sera peut être le sujet d'un article prochain), les bières, les chips, le dentifrice... mais ce sont toujours les mêmes choses que je prends alors c'est devenu automatique.

Pour le reste aussi, j'essaye d'acheter au maximum dans les petits commerces : les crayons à la papeterie, le fil et les aiguilles à la mercerie, les ampoules et les vis à la quincaillerie... plus la boutique est petite, moins il y a d'emballage.  

Coralie :)