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lundi 15 juillet 2019

les gestes qui sauvent #2





Aujourd'hui, on apprend les petits gestes de l'internet qui sauvent la planète !  


• changer de moteur de recherches : en deux clics, on sélectionne Ecosia ou Liloo au lieu de caca Google. L'argent généré par nos recherches finance des projets sociaux et environnementaux comme la plantation d'arbres pour Ecosia. Je me sers énormément des moteurs de recherches pour me documenter dans mon métier d'illustratrice, et je suis contente d'avoir déjà pu participer à la plantation de 14 arbres. Même si ça peut paraître dérisoire, multiplié par des milliers d'utilisateurs, cette démarche peut avoir un réel impact. Rappelons que les arbres absorbent le CO2 déjà émis tout en produisant de l'oxygène, c'est sacrément bien fichu quand même ces trucs en bois.

• faire sa Marie Kondo de la vie virtuelle : nos vieux selfies ringards ou les statuts concons de nos débuts sur Facebook, on peut peut-être virer ! Idem pour nos vieux articles de blogs moches, nos vieux emails inutiles et les newsletters qu'on ne lira jamais (surtout si ça date de plusieurs années, c'est plus trop new). On peut aussi y réfléchir à deux fois avant de poster des fichiers sur internet : est-ce que la photo de ma plante grasse en train de crever mérite de rester dans les anales ? et les alléger au maximum : la photo du jour de l'an où Gérard était complètement déchiré mérite t-elle un format de 450 dpi ?

Les zones de stockage de fichiers ne sont pas virtuelles, elles grandissent de jour en jour pour que vous puissiez conserver vos photos et vos emails, vos articles de blogs et vos vidéos, occasionnant la déforestation et la destruction de nombreux habitats naturels.

• se désabonner des newsletters qu'on ne lira jamais : on n'en lit jamais la moitié, certaines nous sont envoyées parce qu'un jour on a acheté une moulinette pour râper les carottes et qu'ils ont jugé bon de nous tenir informés du dernier modèle de râpes à crudités avec tiroir intégré en promotion à -15% sans nous demander notre avis. Osef et l'envoi automatique des newsletters génère énormément d'énergie. Il est pourtant très facile d'en faire l'économie en cliquant sur "se désabonner" en bas de mail. Et si on a la méga flemme de le faire, l'application Cleanfox le fait même pour nous : https://beta.cleanfox.io/fr On peut aussi agir en amont en refusant de donner notre adresse mail aux boutiques qui nous enregistrent dans leur fichier clients ou en vérifiant sur les sites d'achats en ligne ou de pétitions si la case "recevoir la newsletter" est bien décochée.

• éviter l'envoi de pièces jointes trop lourdes : ça génère une énergie de maboule, préférez les sites de téléchargement pour envoyer vos gros dossiers type Wetransfer ou Mailbigfile. Vous pouvez aussi déposer vos dossiers sur des sites de partage comme Dropbox.

• boycotter Amazon : gros scoop, Amazon est le géant de la surexploitation, il tue purement et simplement les petits commerces, maltraite ses salariés et détruit ses invendus, engendrant par l'occasion une pollution et un gâchis monstres.

Pour les livres, je ne saurais que trop vous conseiller chez-mon-libraire.fr ou placedeslibraries.com et pour le matériel reconditionné, https://www.backmarket.fr

• limiter les vidéos à la demande et les objets connectés : et oui plus on utilise la bande passante d'internet plus ça émet des gazs à effets de serre, alors quand on peut s'en passer on dit non, non à la montre connectée, non au frigo connecté (pourtant tellement indispensable) et on limite le binge watching sur Netflix (qui utilise à lui seul 13% de la bande passante). Un bon vieux dvd, finalement, c'est bien aussi ! Plus d'infos ICI.


Et pour lire ou relire l'article les gestes qui sauvent #1 cliquer !
Lire aussi : Bienvenue dans la matrice




Mélisande



lundi 6 novembre 2017

less is more

Ça fait un petit bout de temps que j’ai envie de partager mon expérience sur le minimalisme. 


j’ai beaucoup repoussé cette note, ne me sentant pas vraiment légitime sur le sujet tellement ma bibliothèque déborde, par exemple…

Mais finalement c’est comme tout, le minimalisme est un chemin, et j’ai encore de la route devant moi…


J’ai toujours aimé l’idée de la simplicité volontaire et bien sûr j'ai lu La Magie du Rangement de Marie Kondo prêté par une amie . J’ai trouvé la lecture sympa mais je ne me suis pas pour autant jetée dans un tri drastique ; considérant limite que c'était pas si pire chez nous , on a peu de meubles et j’avais planqué pleins de trucs dans les placards… bref en apparence, rien ne débordait…

Le vrai déclencheur a eu lieu il y a un peu plus d’un an après une chute en vélo amortie sur ma main droite qui m’a obligé à stopper net mon travail d'illustratrice pour un bon mois … Après cette journée à courir (urgences, pharmacie, CPAM) je me retrouvais incapable d’ouvrir ma porte avec ma main gauche et fondait en larmes sur mes marches … 2 jours après je monte à Paris me remonter le moral et BAM l’amie qui me logeait se fait cambriolée après que j'aie laissé sa clef dans la boite au lettres au moment de repartir... À cette époque, j'avais un rythme de fou, je stoppais mes journées plus tôt pour aller chercher mon fils, c’était la course et je frôlais le burn out . Je me sentais submergée et à mon retour de Paris, culpabilisant à fond je me suis comme projetée d'avoir été cambriolée avec toutes nos affaires sans dessus-dessous. Incapable de travailler avec ma main droite en écharpe, je me suis lancée dans un énorme tri. Un tri pour déstresser et pour y voir clair. Pour une fois depuis longtemps, j’avais du temps devant moi .

En 5 jours, j’ai vidé 50% de mon dressing, babioles, livres etc... J'ai tout déposé dans des boites à partage et plus question de tout planquer dans des boites, ou dans les placards... quand on vide, on vide on ne range pas ! Car même ce qui ne se voit pas encombre l’esprit !
Ce tri a continué longtemps et continue encore aujourd'hui un peu chaque jour en essayant surtout de ne pas me réencombrer en consommant moins et mieux. 

Ma motivation première n’était donc pas écolo mais découlait d'un besoin de simplicité, de se faciliter la vie, aérer mon appart, ma tête ...  Y voir clair ! Par contre, je me suis vraiment sentie confrontée à un amoncellement de détritus en voyant tout ce gaspillage d’objets que j’avais bêtement accumulé. Cette prise de conscience a changé mon mode de consommation et a déteint sur tout le reste :


. J’ai arrêté de me maquiller le mois suivant , ça parait bête mais j'avais l'habitude de ne jamais sortir le visage totalement nu et au début ça a été comme une épreuve.
J'y suis revenue doucement après, les jours où j'ai envie et avec des bons produits bio.
. Je me suis mise au vrac et aux bouteilles en verre pour mes courses (ayant cette conscience du déchet). Après je continue d'aller au Gros U* pour beaucoup de choses mais petit à petit de moins en moins...
. J’ai décidé de travailler moins et de ne plus accepter les commandes stressantes ou celles que je faisais sans cœur avec la boule au ventre ! Mon travail d'illustratrice s'en est vu amélioré à bien des niveaux !
. J'ai limité les réseaux sociaux, me contentant surtout d’Instagram que j’aime beaucoup (en essayant de suivre peu de comptes pour ne pas tomber dans le puits sans fond d’internet dont je sais je peux être très vite victime…)

Bon évidemment, je suis bien bien loin d’être Béa Johnson** et je fais encore pleins d’entorses en achetant trop souvent à emporter à midi avec emballage et tout, mais petit à petit ça se met en place…

Je n'écris pas ces lignes pour passer pour un modèle de consommation ou de sérénité (j'ai toujours eu des angoisses et elle sont encore là ... mais réduites) 

Le minimalisme n'est pas une solution mais une clef ! 

Il a amélioré nos vies en nous faisant gagner de la légèreté, de la place et du temps… et le temps finalement c’est ça le vrai luxe !


Je regrette de ne pas avoir de photos avant/après de notre appart car je n’ai pas anticipé le truc mais je vous montre un aperçu d' aujourd’hui :





Bon là c'est rangé mais en général il y a toujours des jouets, et papiers qui trainent, hein !
Placard ouvert c'est une autre ambiance (je n'arrive pas à me séparer de mes livres) :


... Toujours rangé pour la photo, nos draps sont généralement défaits :


En meubles, on a toujours été au minimum donc on ne s'est débarrassé de rien à ce niveau-là. On vit à trois (4 avec le chat ) dans un appart de 63m2 (sans cave ni grenier) mais avec de grands placards intégrés dans chaque pièce. À un moment ils débordaient tellement qu'on pensait même acheter une commode pour la chambre... Quand j'y repense ...






Aujourd'hui je ne suis plus attachée aux choses, je plains les gens avec des grandes maisons et placards qui débordent ... Je ne ressens plus l'envie d'avoir plus grand !

Je n’ai plus que des objets et des habits que j’adore, ne me pose pas mille questions le matin pour m’habiller et me sens libre de déménager sur un coup de tête…

Je ne fais du coup quasi plus de virée shopping au moindre coup de blues (de toutes façon ça aide en rien et pas question de me réencombrer… d'autant que maintenant quand j’achète un habit dont j'ai vraiment envie/besoin, un autre sort de la penderie)

Par contre, j'ai compris que je ne serai jamais minimaliste avec un grand M, un appart vide en noir et blanc me glace plus qu'il ne m'enthousiasme. J'ai trop besoin de vie, de couleur, d'accrocher des petites images partout, d'être entourée de livres, de plantes, de jouets et de petites choses qui me mettent en joie et rendent mon appart cosy.





Je sais combien ça motive et encourage de voir les retours d’autres personnes (en tout cas, pour moi c’était ça, j'ai lu un max d'articles sur le sujet) donc si le sujet vous intéresse je vous invite à lire :

. Les super articles de Coralie sur ce blog-même qui m’avait bien motivé ( là, là et là ... )
.  L’art de la simplicité (et les autres livres) de Dominique Loreau
. Sur youtube j'aime bien regarder les vidéos de
. Sur Netflix : Les minimalistes


(Et un gros merci à Mélisande pour m'avoir encouragé à plusieurs reprises à écrire ces lignes, en plus ça me motive pour d'autres articles)

* Super U ;)
** Auteur de Zéro-Déchet



                                                                      

                                                                      Isacile :)

jeudi 22 juin 2017

en route vers la déconsommation !


Moi dans les années 80. Je n'en avais pas forcément conscience, mais voilà un parfait exemple de petit bonheur participant au grand Bonheur !


Enfant des années 80, j'ai toujours eu l'habitude d'acheter. Acheter comme un réflexe. Acheter comme on respire, c'était inscrit dans nos vies. Chaque sortie sans magasin ni étals était fade et insipide et rentrer de shopping ou de voyage sans achat était un monstrueux échec et une énorme frustration. Pourtant, que m'apportait un vêtement ou un une merde de bibelot de plus quand j'en avais déjà plein ma chambre ou mon appartement ? Le plaisir. Le plaisir rassasié de la nouveauté. L'excitation suprême de la possession. Mais combien de temps durait ce plaisir ? Pas assez apparemment, puisque très vite je succombais à nouveau à l'envie. 

Quand j'ai pris mon premier appartement, je vivais à peine à 10 minutes à pied d'un centre commercial. Je ne travaillais pas encore beaucoup et je m'ennuyais souvent. Alors je faisais ce que j'avais pris l'habitude de faire, je consommais. Je n'avais pas beaucoup de sous, mais qu'à cela ne tienne, j'allais chez Zara. Ne nous avait-on pas appris que plus on possédait plus on était heureux ? Que plus on possédait plus on pouvait briller en société ? N'était-ce pas le comble du chic de pouvoir sortir avec une tenue différente chaque jour et d'étaler à la face du monde notre porte-feuille comme un pied de nez à la société ? D'inviter chez soit les gens pour les impressionner de nos multiples possessions ? Des bonnes affaires, j'en ai fait, et des objets et des vêtements, j'en ai possédés à la pelle ! Aujourd'hui pourtant, pas un seul de ces achats n'est resté. Je me rends compte que je ne les ai jamais vraiment appréciés.

Et puis je développais cette passion dévorante pour le e-shopping. Toutes les merveilles d'internet à porter de clic, c'était magique ! Et la formidable excitation de recevoir un colis était comme un petit Noël à chaque fois. Je ne me rappelle pas la moitié des gadgets que j'ai pu acheter. Une bague fraise cassée au bout de 15 jours (Formidable ! Sur le ton de Gérard Darmon quand Odile Deray lui raconte qu'elle avait dormi en bas parce qu'elle avait prêté son pull. Voilà, ce type d'objet était au moins aussi passionnant), une paire de boucles d'oreille revolver en plastique, des objets de décoration cheap oubliés depuis et des articles Asos au moins aussi bien cousus que ceux de Zara (sans parler de leur éthique commune). J'achetais parce que je pouvais, non pas parce que je voulais.

Mes placards se remplissaient à vue d'œil d'habits et d'objets hétéroclites made in China (ou Indonesia, India ou Cambodia voire même Roumania, même combat !) au moins aussi moches les uns que les autres dont je ne me rappelle même plus. Je vivais seule mais je n'avais déjà plus de place nul part dans mon 52m2. En étais-je alors plus heureuse ? Non. Car les véritables trésors de cette époque ce sont finalement mes souvenirs de jeunesse. Les soirées, les retours en Vélov qui ne roulent pas droits, les concerts, les concerts encore, les expéditions à Paris, Londres, Bruxelles ou Berlin avec les copines. Les crises de rire, les photomatons, les embrassades, les petits verres de trop. Ce sont là les biens les plus précieux. À la poubelle le débardeur synthétique made in China, aux Emmaüs tous les bibelots en plastique et autres kitcheries trouvées en vide-grenier ! Place à l'appréciation plutôt qu'à la possession !

Ça c'est du pur bonheur en tranche de photomatons ! Et on n'avait même pas bu ! Enfin, je crois... 
(big up à Nina et Marie <3 et le bout de soutien-gorge c'est cadeau !)


Aujourd'hui, je ne suis pas passée maître en minimalisme ni ceinture noire de l'achat raisonné, il y a toujours des achats plaisirs qui viennent se glisser entre les achats besoins. Mais je fais attention. J'ai opéré un tri magistral et j'ai donné plus de la moitié de ce que je possédais. Je me sens mieux et j'y vois plus clair. Je sais ce dont j'ai besoin, car j'ai appris à me connaître. Je sais ce qui me va. Je sais ce que je vais lire ou ne pas lire, je sais si un objet va m'enrichir spirituellement ou non. Et quand je fais un achat qui ne va pas dans ce sens, je culpabilise énormément et je finis par le rendre, ou, le cas échéant, le donner (merci les boîtes à partages !). Chaque sous mal dépensé me retourne les boyaux comme un poisson pas frais.

J'ai appris que le bonheur avec un grand B ce sont les petits bonheurs et pas les petits plaisirs. Ce n'est pas acheter la dernière paire de chaussures à la mode ou frimer dans la rue avec une paire de lunettes improbables. Les petits plaisirs, si on les multiplie on n'atteint pas le bonheur, juste un niveau élevé de blase-attitude. Plus tu possèdes, moins tu savoures !

Les petits bonheurs de la vie c'est apprécier ce que l'on a déjà et la chance d'avoir ce que l'on a. Pas besoin de partir à l'autre bout du monde pour ça (même si ce sont des expériences intenses qui nous enrichissent incroyablement aussi) car ce sont souvent des petites choses ! Samedi après-midi, 17h, je portais ma fille dans les bras, ses petits mains sur mes épaules. Nous déambulions sous les arbres, au bord de l'eau. Il faisait bon (pas 37°...). Son petit visage était blotti dans mon cou, le vent soufflait doucement dans la voûte de feuillages que les arbres dessinaient au-dessus de nous, le soleil étincelait à travers les branches et miroitait sur les ondulations douces du fleuve... Cette sensation de bonheur m'a fait me sentir plus riche que tous les Bill Gates du monde ! 

Mon papa m'a souvent dit qu'avant de s'endormir il était bon de se remémorer trois bons moments de la journée. Et c'est tellement vrai ! Parfois ce sont des petits riens, comme un bon café, une légère brise ou un sourire dans la rue. Même ces tout petits bonheurs peuvent nous rasséréner si l'on sait en prendre conscience ! J'ai vu passer ce matin sur un réseau social dont on taira le nom la vidéo d'une jeune femme rétorquant avec aplomb et fierté qu'elle préférait pleurer dans une Ferrari plutôt que de rire sur un vélo. Comme je la plains.



Mélisande



jeudi 18 mai 2017

désencombrer les jouets : mission impossible ?
























Hello !

Comme vous savez, je suis très organisée, j'aime que ce soit rangé chez moi, j'utilise le minimalisme pour me simplifier la vie et me concentrer sur ce qui m'importe vraiment. Et ça fonctionne à merveille ! YEAH !

Bien sûr, je ne vis pas seule, je ne peux pas imposer ma manière de fonctionner à mes collocs alors je prends sur moi. Il paraît que l'exemple est la meilleure des persuasions... mais pas la plus rapide !
Bref, je laisse mon mari gérer ses trucs, ce n'est à moi de lui dire quel est son essentiel ou pas... mais quand il s'agit des affaires de mon fils de 7 ans, je suis tiraillée entre le laisser gérer (donc accumuler) ou trier à sa place dans son dos. Aucune des deux solutions ne me satisfait. Là, on touche à un problème de parentalité, toujours l'impression d'en faire trop ou pas assez...

Jusqu'à présent je le laissais gérer ses affaires, il a continué d'accumuler toutes sortes de babioles... et bien sûr, une chambre d'enfant désordonnée, ça finit toujours en "Maman ! Tu peux m'aider à trouver mon légo Batmaaaaan ?" #rien n'est perdu tant que maman n'a pas cherché. La petite phrase "Si tu avais moins de jouets, tu retrouverais plus facilement tes jouets préférés " ne sert strictement à rien, puisque naturellement CE SONT TOUS SES JOUETS PRÉFÉRÉS ! Bien sûr, ça me démange, de jeter des trucs derrière son dos (oui je l'ai déjà fait et oui je culpabilise), mais j'ai peur qu'il soit traumatisé à vie et que par réaction, à l'âge adulte, il devienne un acheteur compulsif. Mais le laisser faire tout ce qu'il veut en espérant qu'il prenne de bonnes habitudes tout seul en grandissant, c'est un peu comme si je le laissais manger des pizzas, des pâtes, des bonbons en espérant qu'à l'adolescence, il fasse une crise et réclame des légumes. 
Ne pas poser de limites à son enfant, c'est déléguer son rôle de parent à la société. Et la société, elle est pas trop minimaliste, ni écolo, ni bienveillante, ni sympatoche... 


Alors comment désencombrer la chambre d'un enfant sans le traumatiser ?



Primero, la méthode KonMari appliquée aux enfants c'est le plantage assuré. Quand on demande à son enfant de prendre chaque jouet dans sa main pour savoir s'il ressent ou non de la joie,  on peut être sûr qu'il va ressentir de la joie pour tous ! Résultat : 0 désencombrement.

Je vais vous dire ce qui semble avoir marcher pour mon fils. J'ai découvert une méthode sur un blog américain d'une maman minimaliste, du coup j'ai testé son truc et ça a plutôt bien marché.
Le but est d'impliquer l'enfant dans le tri. J'ai expliqué à mon fils l'intérêt d'avoir moins de jouets : pouvoir retrouver ses jouets préférés plus facilement et même qu'on pourrait peut-être remettre la main sur le légo Batman.
  
Pour tester la méthode, on a commencé par la boîte des "n'importe quoi", un joyeux mélange de figurines, de dinosaures, de jouets Kinder, de porte-clés, de babioles... bref tout ce que j'aime ! On a discuté de ses jouets préférés, il m'en a cité quelques uns, dont certains dont je n'aurais jamais soupçonné avoir de l'intérêt (comme quoi il faut faire attention à ce qu'on jette derrière leur dos). 

On a vidé la boîte de jouets sur le sol et on a remis les jouets préférés dans la boîte, ça doit représenter 20% de la quantité initiale. 
Ensuite on a rangé les autres jouets dans une autre boîte, une boîte de "peut-être". Je lui ai dit que je garderais la boîte dans un placard pendant deux mois, s'il se souvient d'un jouet à l'intérieur et qu'il en a envie, j'ouvre la boîte et je le lui donne (bien sûr, je le laisse pas fouiller, sinon il voudrait tout récupérer).  Il est OK avec le principe, on en a profité pour y mettre quelques puzzles qui ne sont plus de son âge...

Ça fait déjà 1 mois que la boîte de "peut-être" est dans le placard, il m'a demandé une seule fois une petite balle qui était à l'intérieur, naturellement, je suis allé la chercher. Les autres bricoles à l'intérieur ne lui manquent pas. Je vais bientôt donner tous ses jouets. Ils vont pouvoir trouver de nouveaux propriétaires qui vont jouer avec. 

Parce que c'est ça aussi le but du minimalisme : redonner de la valeur à chaque objet en le donnant à quelqu'un qui va pleinement s'en servir. Je me dis aussi qu'une partie de ses jouets finira directement dans la poubelle, babiole offerte "pour faire plaisir", qui a amusé 2 jours et qui a fini au fond d'un boîte de "n'importe quoi"... le plus simple serait de limiter la quantité de babioles !

Sinon, pour info, on a retrouvé le légo Batman, il était tombé derrière la bibliothèque, qu'il faudrait aussi trier, mais ça ce sera pour une autre fois ! Petit à petit, l'oiseau désencombre son nid...


Coralie :)




lundi 17 avril 2017

le vrai pourquoi du minimalisme...




Le but du minimalisme, c'est pas d'avoir un appart' vide avec des murs blancs, un canapé gris et un seul et unique coussin. On est pas obligé de s'habiller en noir non plus. Le minimalisme c'est se séparer de ce qui nous est accessoire pour se concentrer sur ce qui a vraiment de la valeur pour nous.

Mais bonne nouvelle ! On est pas obligé de savoir tout de suite ce qu'on veut vraiment dans la vie pour se mettre au minimalisme... Quand j'ai commencé à me séparer de mes affaires, c'était pour faire de la place et avoir une jolie maison. D'ailleurs, j'avais écrit un article sur les avantages à se débarrasser du superflu. Mais ce n'est pas mon but dans la vie, personne sur son lit de mort se dit “Aaarrrrgh... mon seul regret dans la vie c'est de ne pas avoir désencombrer le buffet du salon...” Non personne.
En me débarrassant de mon superflu, j'ai d'abord commencé à gagner en sérénité et en temps.

Je ne perds plus de temps le matin à savoir comment m'habiller, j'ai très peu de vêtements et je les aime tous. Exit la robe que je garde en attendant de perdre du poids et qui me dit “Salut, gros cul!”, bye bye le T-shirt en matière synthétique qui me fait transpirer en moins d'une heure qui me dit “Eh, tu pues! “, au revoir les chaussures hors de prix qui sont trop trop belles mais qui font mal aux pieds et qui me disent “Argent jeté par les fenêtres!“. Non, maintenant quand je m'habille, je me prends plus la tête, c'est beaucoup plus facile et je démarre la journée du bon pied.

On a que 24H par jour et un taux de volonté limité. C'est trop dommage de gâcher son temps et sa volonté sur des bêtises comme les fringues qu'on ne portera plus. Du coup, quand on commence à désencombrer, on gagne de la place, on a moins de choses à s'occuper, moins de choses à nettoyer et plus de temps pour soi... et c'est là qu'on peut prendre le temps de réfléchir à qui on est, à ce qu'on veut vraiment dans la vie, aux rêves qu'on a fait plus jeune et qu'on ose pas réaliser... Et petit à petit quand on arrive à identifier ce qui est vraiment important pour soi, c'est encore plus facile de savoir ce dont on se sépare ou pas.

Même si je me suis lancée dans le minimalisme sans trop réfléchir, je n'ai jamais regretté de m'être séparée d'un objet. Par contre, j'ai souvent regretté d'avoir acheté un objet.

Le minimalisme c'est un outil, ce n'est pas une fin en soi. Je ne me considère pas comme minimaliste, mais j'utilise le minimalisme pour mon développement personnel. Il me sert à trouver le temps et l'énergie pour les choses qui comptent vraiment pour moi, et ce qui compte vraiment pour moi ce n'est pas juste d'avoir une maison rangée (même si j'aime bien quand même...). Depuis que j'ai commencé cette démarche minimaliste, ma carrière d'illustratrice a carrément évoluée, je travaille beaucoup moins et j'ai trouvé du temps pour écrire mes propres projets qui prennent forme. Je dessine beaucoup plus pour moi (avant je disais ne pas avoir le temps) et ça a un réel impact sur ma créativité. J'ai réalisé que raconter des histoires et être créative était très important pour moi. Chose à laquelle je ne pensais même pas il y a quelques années, trop occupée à enchaîner les commandes les unes après les autres.  

Alors si vous vous sentez submergé, que vous avez l'impression de ne pas avoir de temps pour vous, essayez de vous séparer de quelques affaires, c'est peut être le début d'un changement très positif... Si vous voulez en savoir plus, je vous conseille d'écouter les podcasts des Minimalists, c'est super inspirant (et en plus ça fait bosser l'anglais, d'une pierre deux coups !).



 Coralie :)



mercredi 17 août 2016

on joue au Minsgame ?


C'est quoi le Minsgame ? Une nouvelle sorte de Uno ? Ou Jungle speed ? Mais non c'est le minimalist game. C'est pour désencombrer chez soi... tout de suite c'est moins drôle.




Inventé par The minimalists Joshua Fields Millburn et Ryan Nicodemus, le défi se déroule sur un mois : le premier jour on se débarrasse d'un objet, le deuxième jour de deux objets, etc... jusqu'à la fin du mois. Ce qui fait 465 objets en moins sur un mois à 30 jours (c'est plus facile en février, une année non bisextile ).

Bref.

J'ai tenté le défi sur le mois de juin et je vais vous faire part de mes impressions.
Je voulais voir jusqu'où je pouvais aller en me limitant à mes propres affaires ou les affaires communes de la famille, à quelques exceptions près. 
Chaque objet trié allait soit à la poubelle, soit dans un carton que j'emmène au point vert pour être recyclé soit dans un grand placard pour les objets qui pourront être donnés ou vendus.
Je n'ai pas pris de photo de ce que j'ai sorti, je pense que ça n'intéresse personne. Et puis je ne voulais pas me rajouter une contrainte supplémentaire au défi. 
J'ai tenu jusqu'au 29 juin plus par lassitude que parce qu'il n'y avait plus rien à débarrasser.

J'ai envisagé le défi dès le mois de mai, alors que j'étais déjà dans une démarche de désencombrement et parfois je me retenais de sortir un objet pour le garder pour le défi, tordu non ?

Il y a aussi des jours où je ne triais pas à fond un tiroir car j'avais déjà mon quota pour la journée. Ça m'est arrivé pour les pinceaux qu'on a accumulés depuis les études d'art, qu'on garde "au cas où" on se remettra à la peinture (mouah ah ah, quelle illusion !). Donc on remet au lendemain le tri des pinceaux, mais on zappe et le tri n'est fait qu'à moitié. 

Il y a aussi la définition de l'unité. Est ce qu'une perle compte pour un objet ou le sachet voire la boîte complète ?

Bref, toute cette histoire de compter les objets est un peu idiote dans le fond. Je pense que c'est plus pour faire entrer la démarche en douceur. Et faire passer le désencombrement en habitude quotidienne.

Cela fait des années que je désencombre ma maison régulièrement et qu'est ce que ce défi a pu me faire débarrasser de plus ?


  • encore des vêtements !  Ma garde robe est de plus en plus limitée, je pensais être "bonne élève" mais j'ai encore sorti beaucoup de choses de mon armoire : un joli foulard mais qui n'allait avec aucun de mes autres vêtements, mon T-shirt Starwars trop la classe mais qui sent la transpiration au bout d'une heure, des chaussures trop belles mais trop douloureuses...
  • les souvenirs de mon mariage. J'ai décidé de me débarrasser de la veste et des chaussures que je portais à mon mariage. Je ne les portais jamais, mais je les gardais car j'avais l'impression que je trahirais  mon mari. Alors que ce ne sont que des objets. Je dégage les choses mais garde le mari.
  • le matériel de création.  Je suis une personne très créative : couture, tricot, déco, bricolage, perles... et j'ai beaucoup de matières, au cas où,  ça peut servir... du coup, c'est un peu compliqué de savoir si on jette ou pas. Le seul truc qui m'a aidé à faire le tri la dedans, c'est de m'imaginer faire un projet précis avec l'objet ou pas.
  • les petites choses qui prennent pas de place, mais qui sont là quand même ! c'est un peu comme les petits achats : un truc pas cher plus un autre truc pas cher, ça finit par faire une grosse somme à la fin du mois.... ben là, c'est pareil : un petit truc plus un autre petit truc, ça peut vite remplir un tiroir voire un placard.
  • les erreurs d'achat. Quand on a acheté un truc sur un coup de tête et qu'on s'en est pas servi, on a du mal à s'en débarrasser. Y a comme un gros sentiment de gâchis.  Mais le garder dans le placard, comme si l'utilité de l'objet allait apparaître ne résoudra pas le problème. Il vaut mieux le donner pour que quelqu'un l'utilise pour de bon.
  • des CDs de sauvegarde. Là on touche au désencombrement numérique. Quand c'est sur un disque dur, ça se voit moins. J'ai cherché à copier ces CDs sur mon ordinateur, mais les fichiers dataient de plus de 10 ans et je me suis demandé là aussi, s'il y avait une raison quelconque pour que je les ouvre, et je n'en ai trouvé aucune, donc au recyclage...
 
Conclusion
Ce n'est pas flagrant flagrant, car j'ai sorti beaucoup de petits trucs oubliés que je ne voyais même plus. 
Mais j'aime cette idée de le faire de manière automatique. On ouvre un tiroir pour chercher une paire de ciseaux, on tombe sur une pince à escargot (c'est quand la dernière fois qu'on a mangé  des escargots,  déjà ?) zou, ça dégage. 
D'où l'utilité d'avoir un endroit dans la maison dédié aux choses qui vont sortir.

En ouvrant les placards j'ai retrouvé plein d'objets oubliés.  On a ressorti la Wii. Je suis pas une grande fan de jeux vidéos mais mon fils adore, alors elle reste !
J'avais aussi acheté des tissus pour me faire des vêtements. En les retrouvant, j'ai enfin fait ce qui était prévu. Ce mois de désencombrement a aussi été très créatif.

Au fil du mois, je triais une boîte ou un placard par jour (plutôt qu'essayer de compter). J'ai fait de la place dans ma boîte à couture. J'ai enlevé toutes les petites choses qui m'agaçaient quand je cherchais juste du fil blanc. Parmi les emporte pièces, je n'ai gardé que les formes qu'on préfère, pas la girafe qui a le cou qui se casse à chaque fois.
Je pense que tout ce tri aura un effet positif sur la vie quotidienne à l'avenir.


Après cette session de tri, il me reste à sortir définitivement les objets de la maison en trouvant la meilleure solution. Quand on est en démarche de zéro déchet, sortir les objets sans les jeter est un vrai casse tête.


Coralie :)

mardi 2 août 2016

j'ai testé la méthode konmari





Quand on parle de rangement et désencombrement, comment passer à côté du livre de Marie Kondo, La magie du rangement ? Cette jeune japonaise a mis au point une méthode pour ranger sa maison une bonne fois pour toutes : la méthode konmari.

Alléchant non ?

Le livre est très plaisant à lire, elle raconte son obsession pour le rangement depuis son enfance. On peut avoir envie de passer très vite à la partie pratique du livre, mais j'ai bien aimé cette introduction où elle explique aussi ses erreurs. Ça la rend humaine, ce qui est encourageant !


Pourquoi ?
Marie Kondo nous demande de nous poser la question "pourquoi ranger ?". C'est très important de savoir pourquoi. J'ai réalisé récemment qu'on ne fait jamais rien dans la vie sans en avoir vraiment envie. En tous cas, pour réaliser un projet à long terme, il faut en avoir vraiment envie. Alors avant de se lancer dans le grand tri, posez-vous la question du pourquoi. 


Comment ?
Ne vous inquiétez pas, vous ne finirez pas avec un intérieur minimaliste en noir et blanc avec trois assiettes et deux verres. Car le seul critère de sélection c'est la joie que vous procure l'objet, pas son utilité, ni sa beauté... 
Si le collier de nouille que votre enfant vous a offert pour la fête des mères vous met en joie, gardez-le !
C'est pourquoi cette méthode est adaptable à tout le monde. Même aux collectionneurs de légos, ou aux dingues de chaussures.

Le principe est de procéder par catégories dans un ordre précis : vêtements,  livres, CD/DVD,  produits d'hygiène... pour finir par le plus difficile : les souvenirs. Marie demande de sortir tous les objets d'une même catégorie pour se rendre compte visuellement de la quantité et de prendre chaque objet dans les mains. S'il nous procure de la joie, on garde, sinon on jette !

Alors bien sûr, l'épluche-légume ne me procure pas de joie particulière, mais je m'en sers tous les jours. À l'inverse le vieux couteau qui coupe comme il y voit, me procure juste de l'agacement, alors zou ça dégage ! 

Ensuite sa technique de rangement avec des boîtes pour chaque catégorie est juste géniale ! 
J'ai récupéré des boîtes à chaussures pour les vêtements de mon fils. Une boîte pour les T-shirts manches longues, une pour les manches courtes... Chaque vêtement est plié la verticale de manière à voir la tranche.  Quand la boîte est trop pleine, c'est qu'il y en a trop, on fait le tri tout simplement.  Depuis que j'ai mis en place ce système, c'est toujours rangé !  Mon fils ne plie pas forcément ses vêtements mais au moins ils sont dans la bonne boîte.  Plus de piles de T-shirts renversés, mélangés avec les pantalons. J'ai appliqué le principe des boîtes pour quasiment tout, ça marche parfaitement bien ! Une place pour chaque chose, chaque chose à sa place.


Et après ?
On peut reprocher à Marie Kondo de tout jeter. Je pense juste qu'elle n'aborde pas le "on fait quoi des objets après ?" Car ce n'est pas le propos. Et puis chaque pays à son propre système de recyclage et de seconde main, il n'existe aucune méthode internationale. J'en sais quelque chose, en tant que française vivant à Barcelone, j'ai vraiment du mal à vendre d'occasion (ça part beaucoup moins vite que sur le boncoin), il n'y a pas d'associations type Emmaüs. Les seules boutiques de seconde main sont des friperies. Les vide-greniers sont rares et des repères à Hipster branchouilles qui vendent leur vêtements Desigual... Ici,  les gens déposent simplement ce dont ils ne se servent plus sur le trottoir...  c'est ce que je fais aussi, même si je préférerais un autre système.


Oui mais...
Je ne suis pas allée au bout du processus. Car je ne vis pas seule ! J'ai envie d'avoir moins d'objets et de superflu, mais mon compagnon  vit très bien avec toutes ses affaires. Et Marie Kondo est très claire avec ceci  : on ne trie pas les affaires des autres ! Quand il s'agit de trier nos objets communs, il faut que je lui demande son avis, j'ai un peu l'impression de lui prendre la tête avec ma dernière lubie. Donc je laisse tomber pour le moment.

En fait cette idée, de tout ranger une bonne fois pour toute est pour moi une illusion. On vit à plusieurs, on évolue. C'est impossible de n'être entouré que d'objets que l'on aime. L'intérieur parfait n'existe pas !

Le mois dernier, j'ai aussi testé le Minsgame : sur un mois, il s'agit de désencombrer tous les jours : le premier jour on se débarrasse d'un objet, le deuxième jour de deux objets jusqu'au 30 ème jour !
C'est complètement à l'inverse de la méthode Marie Kondo, plutôt que de garder ce qui nous met en joie, là on se concentre sur ce qui est inutile.



Coralie :)



vendredi 8 avril 2016

se débarrasser du superflu

Avant quand je me sentais mal, j'achetais quelque chose pour me sentir mieux... 

Un petit coup de blues, et je faisais un tour à Monoprix pour acheter un petit accessoire pas cher. Quand on se retrouvait entre filles, c'était pour faire du shopping, peu importe si on n'avait pas vraiment besoin de vêtements. Quand je partais en vacances, il fallait absolument ramener un souvenir.

Toutes ses petites bricoles se sont accumulées chez moi, prenaient de la place, alors j'achetais de nouveaux rangements... encore de l'argent dépensé.
Et puis un jour, j'ai changé de situation professionnelle et l'argent a commencé à manquer.
J'ai commencé à faire attention à mes dépenses et j'ai pris conscience de tous les achats impulsifs que j'avais fait.

Avec mon compagnon, on habitait dans un 3 pièces de 42m2 en région parisienne, on travaillait tous les deux à la maison. Quand notre fils est né, on a fait le choix de rester dans notre appartement, de lui laisser notre chambre et de transformer notre bureau en bureau/chambre. Et c'est là que le processus de désencombrement à commencer. Et petit à petit, j'ai réalisé que l'espace vide avait plus de valeur que toutes les choses que j'avais accumulées. 
 

Emmaüs de Narbonne


  • pour gagner de la place. On court toujours après les mètres carrés, et si la solution n'était pas un appartement plus grand mais moins d'affaires ?


  • pour la tranquillité d'esprit. Dans nos vies surchargées, il est important d'avoir un intérieur calme et reposant, débarrassé du superflu.


  • pour retrouver plus facilement les choses qu'on utilise au quotidien. Quand on cherche un simple stylo noir au milieu de dizaines de stylos qui ne marchent pas ou de feutres à paillettes, c'est très énervant. 


  • pour plus de liberté. Une table a plus de potentiel lorsqu'elle est vide, on peut y manger, faire un jeu, dessiner, peindre, coudre... pareil dans la cuisine, quand je vois de la vaisselle sale accumulée sur le plan de travail, ça me coupe toute envie de faire à manger.


  • pour passer moins de temps à faire le ménage. Chaque objet que l'on possède nécessite un entretien (poussière, réparation à faire, piles à changer). Si on se débarrasse de l'objet, on a plus à s'en occuper. Du temps gagné. 


  • pour gagner de l'argent. L'appareil à raclette qui traîne dans le placard depuis des années pourrait faire le bonheur de quelqu'un, et un peu d'argent pour vous.


  • pour ne plus faire d'achat impulsif. Quand on a passé des journées à trier des babioles, on a pas envie de tout gâcher en achetant d'autres babioles. Des économies. 

  • pour ne plus culpabiliser. Cette chaise qu'on a prévu de réparer il y a 5 ans. Cette robe à finir de coudre. Sérieusement, on ne s'en occupera jamais, alors autant s'en débarrasser, ce sera un souci en moins.


  • pour moins stresser avec les bébés. Moins d'objets à leur portée c'est moins d'occasions de stresser. On a autre chose à dire à nos enfants que "non, pas toucher !". 


Avant quand je me sentais mal, j'achetais quelque chose pour me sentir mieux... maintenant je me débarrasse de quelque chose !


Coralie :)