jeudi 14 juin 2018

rockestionnaire #8



Une photo du ciel vue du jardin de Laetitia

Chaque mois (ou presque, ahum), Rocket Juice vous invite à partager vos déclics, vos envies ou vos coups de gueule écolos.
Après plus d'un an d'inactivité, la rubrique reprend du service avec le témoignage de Laetitia, l'une de mes amies de lycée qui, comme moi, a eu une véritable révélation quand elle est devenue maman. Je trouve ça motivant et réjouissant de voir que nous sommes nombreux-ses à prendre conscience du besoin nécessaire d'évoluer dans nos habitudes. Laetitia, c'est à toi (et un grand merci) !


1/ Peux-tu te présenter en quelques mots ?
J'ai 37 ans, et j'enseigne l'histoire-géographie et le français. Je suis maman, compagne et j'habite la région lyonnaise.

2/ Te sens-tu l'âme écolo ? 
Oui, de plus en plus.

3/ Dans l'éducation que tu as reçue, y avait-il une conscience écolo ?
Pas véritablement écolo mais une vraie conscience que tout ce qui est vivant est important, que ce soit un être humain, un animal ou un végétal. 

4/ Si tu en as eu un, quel a été ton déclic ? Une rencontre, un reportage, un livre ?
La naissance de mon fils aîné a été le déclic, accentué par la naissance de mon deuxième, ces naissances m’ont permis de franchir le cap.

5/ Quelles sont tes bonnes habitudes ?
Je fabrique moi-même mes crèmes, mon déodorant à base de produits biologiques et mes produits ménagers au vinaigre blanc et huiles essentielles (citron le plus souvent, mais aussi lavande ou eucalyptus). Je favorise autant que possible les achats bio et écolo (comme les couches dont nous faisons encore une grosse consommation pour mon puîné) et nous avons réduit notre consommation de viande.

6/ Quelle serait ta prochaine étape ?
Arriver à nous passer complètement de certains produits.
Les fameuses lingettes dont il est question plus bas (je me rassure en me disant que je les prends bio, que je fais attention à la composition mais il n'empêche que ce n'est pas du tout l'idéal pour la planète), la viande (je refuse déjà de consommer les "bébés animaux"; veau, agneau, poussins (le documentaire sur les nuggets m'a horrifié il y a quelques années!) et les animaux élevés en batterie et/ou nourris avec du non-bio). 
J'aimerais aussi pouvoir me passer des produits laitiers, mais là ce sera plus difficile.

7/ Ce qui t'énerve le plus au quotidien ?
La bêtise humaine, icompris concernant le traitement des animaux (l'absence de reconnaissance de la souffrance animale particulièrement) et la pollution qui nous tue tous un peu plus chaque jour.

8/ Quelle est ta plus grosse honte ? 
D’acheter encore des lingettes nettoyantes pour mes garçons (leur usage reste ponctuel mais quand même...).

9/ Une habitude vraiment pas bien à nous avouer ?
Les utiliser parfois pour moi aussi...  

10/ Une astuce à partager avec nos lecteurs ?
Le mélange vinaigre blanc + huile essentielle de citron, rien de tel pour faire le ménage partout (sol, vitres..) en éloignant les insectes (contre les mouches et les moustiques, l’été c’est parfait) et laisser la maison parfumée. Si c’est vraiment sale, un tout petit peu de liquide vaisselle pour renforcer le tout ! 



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mardi 12 juin 2018

petits tips tout bêtes pour réutiliser le non-recyclable






Le plastique, l'usage unique, l'emballage inutile, nous sommes cernés

Il y a des petits déchets qu'on a peine à éviter : de l'emballage sur un sous-vêtement neuf, en passant par celui génèré par l'ordonnance pharmacie

Outre le fait d'acheter mieux, de seconde main, d'emprunter ou de faire soi-même, on peut aussi redoubler de créativité pour ne plus mettre au rebut ce qui n'est pas recyclable.

Ainsi j'ai trouvé quelques astuces :

• La seringue plastique doseuse du sirop est devenue un super pistolet à eau! On n'achètera plus ce vilain jouet qui ne dure qu'un été. 

• Je récupère tous les élastiques des radis et autres bottes de carottes, ainsi je n'en manque jamais et n'en achète pas.

• Lorsqu'il m'arrive d'acheter encore du pain de mie, j'utilise le petit fermoir du sachet en guise de serre-câbles pour les fils sauvages de l'ordi au bureau et à la maison ; le sachet devient quant à lui une poubelle






• … tout comme les autres plastiques incontournables (emballages de papier toilette, par exemple). Cela m'évite d'acheter les traditionnels sacs gris, ceux-là mêmes qui étouffent nos baleines (l'atroce vidéo virale).

• Tous les cartons alimentaires sont découpés pour faire des pense-bêtes, ainsi exit les post-it !

• Le filet qui se trouvait sur mes cerises a terminé en hamac pour les poupées de ma fille.

• S'il m'arrive d'acheter un aliment emballé (fromage Philadelphia pour ne citer que cela), la boîte une fois lavée finit dans la dînette des enfants. La barquette de mes steaks de soja (est-ce vraiment la meilleure alternative à la viande?) elle se transforme en abreuvoir à oiseaux ou mangeoire à animaux domestiques. Elle est dite recyclable il faut savoir que parmi ce que l'on jette au tri, tout ne sera malheureusement pas revalorisé (j'ai lu 21% et je suis horrifiée).


Ce n'est peut-être pas grand chose, mais ça me permet de ne plus avoir le cœur serré quand je jette dans ma poubelle grise en pensant "mais où va finir ce truc ?". Et comme ça reste à la maison, j'ai toujours un œil sur MON déchet, je reste consciente de ce qu'il est, de la place qu'il prend.

Alors, penser un second usage au déchet que l'on n'a pas évité et qui risque à coup sûr de polluer, c'est ma petite part du colibri, c'est ma petite victoire quotidienne quand je n'ai pas su faire mieux, et en attendant de faire plus 💗.




Aurélie